Vaccin pneumococcique

   Pneumonie

Autrefois appelé « Streptococcus pneumoniae », c’est un germe dont il existe 23 sérotypes. Les pneumocoques sont les hôtes habituels des voies respiratoires supérieures de l’homme, en particulier en hiver. On estime à 120 000 le nombre d’affections à pneumocoques par an en France, dont 10% de cas compliqués (otites, méningites …). Après un refroidissement, ce germe se multiplie et peut congestionner l’ensemble d’un lobe pulmonaire et se compliquer (d’une endocardite par exemple).

La transmission se fait par la toux (gouttelettes respiratoires), mais les épidémies sont rares et la maladie n’affecte que les patients immunodéprimés (ex: Lymphomes, maladie de Hodgkin, Drépanocytose …).

Le traitement classique à la pénicilline reste assez efficace, bien que ce germe soit devenu progressivement résistant à beaucoup d’antibiotiques couramment utilisés. 

PREVENAR est un vaccin antipneumococcique conjugé à 13 valences. Il comporte 3 injections à un mois d’intervalle. L’effet protecteur du vaccin est estimé à 80%, un rappel tous les cinq ans est conseillé.

Il s’agit en fait du nouveau vaccin anti pneumococcique dérivé du Prévenar 7. En effet, le bénéfice du Prévenar 7 (baisse d’environ 45% des infections invasives à pneumocoques) a été progressivement atténué par le phénomène de remplacement (augmentation d’environ 70% des infections invasives à pneumocoques à sérotypes non vaccinaux). Il a donc fallu ajouter d’autres souches !

Il est systématiquement proposé aux personnes splénectomisées (avec la méningite HIB) ou atteintes de cardiopathies, de bronchite chronique et de diabète évolué. 

Les autorités japonaises ont annoncé en octobre 2017 le retrait de deux vaccins administrés quelques jours avant la mort de quatre nourrissons. Parmi les vaccins: le Prevenar. Mesure de précaution ou mesure d’urgence? Les autorités japonaises ont suspendu ce week-end l’usage de deux vaccins produits par les géants pharmaceutiques Pfizer et Sanofi-Aventis, le temps de mener une enquête sur un lien éventuel avec la mort de quatre bébés.

Les deux vaccins sont le Prevenar du groupe américain Pfizer, utilisé contre la pneumonie à streptocoque, et l’ActHIB de la firme française Sanofi-Aventis, destiné à prévenir la méningite bactérienne, a annoncé le ministère de la Santé. Le Prevenar fait partie des 77 médicaments que l’Afssaps à placé sous surveillance renforcée le mois dernier.

Les quatre jeunes enfants, morts entre le 2 et le 4 mars, étaient âgés de moins de deux ans. Trois d’entre eux sont décédés dans les trois jours suivant l’administration des deux vaccins. Deux d’entre eux avaient en outre reçu le vaccin DTP. Le quatrième bébé, âgé d’un an, avait été vacciné au Prevenar et au DTP la veille de sa mort.

Deux morts de nourrissons en France … Deux bébés sont morts fin février dans le sud-ouest de la France après avoir été vaccinés au Prevenar, mais les résultats partiels d’une expertise menée par les autorités sanitaires françaises, publiés jeudi dernier, ont mis le produit hors de cause.

Aux Pays-Bas, un lot de vaccins Prevenar, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique Wyeth, racheté depuis par Pfizer, avait été interdit par précaution en novembre 2009. La raison? Le décès suspect de trois bébés ayant reçu précédemment une injection du produit. En février 2010, une enquête officielle néerlandaise avait conclu à l’absence de lien entre le vaccin et les décès. L’interdiction du Prevenar a ensuite été levée.

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.