Vaccinium

alt   VACCINIUM MYRTILLUS

les Ericacées comptent environ 1500 espèces, localisées surtout dans les régions froides, voire même les hautes montagnes. Ce sont des arbustes à croissance lente, fortement structurés, adaptés aux terrains aqueux, acides et pauvres (landes, tourbières et marais). Leurs racines vivent en symbiose avec des champignons (capables d’exploiter directement les composés organiques en décomposition) qui les enrobent de leur mycélium. Leurs feuilles persistantes, souvent réduites à des sortes d’aiguilles, rappellent les conifères. La floraison est abondante, parfumée et colorée. Les fleurs sont en forme d’entonnoirs largement ouverts, la production de nectar y est abondante, l’ovaire est le plus souvent infère. Les fruits sont soit secs, avec des graines ailées, soit juteux, mais avec une saveur acidulée.

Ce sont les « arbres fruitiers » du nord et des hautes montagnes : Airelles, Myrtilles, Raisin d’ours … Ils renferment beaucoup de tanins et de sucres (régularisant du diabète), des essences, et quelques substances narcotiques … ils sont traditionnellement utilisés en gelées, en confitures, en tartes, ou en liqueurs !

Leurs constituants leur permettent de contenir les inflammations rhumatismales, génito-urinaires et les calculs (pathologie de l’organisme liquide).

NOM FRANÇAIS : la Myrtille (Ang.: Bilberry / Esp.: Arandano). 

La Myrtille est une éricacée adaptée aux zones sèches. Vigoureux sous-arbrisseau vivace et rampant, de 20 à 60 cm et qui forme des fourrés nains en dressant des rameaux serrés. Ericacée adaptée aux zones sèches, Vaccinum myrtillus croît jusqu’à 2500 m d’altitude dans les forêts de conifères, les bois clairs. Baies comestibles d’un beau bleu-noir.

Au Québec « les bleuets » sont des fruits provenant généralement de Vaccinium angustifolium, espèce sauvage exclusivement nord-américaine qui a été sélectionnée pour une culture intensive (les fruits conservant leur nom d’origine). En Europe, depuis une bonne décennie, on a vu apparaître ces « bleuets » qu’il ne faut pas confondre avec nos myrtilles sauvages (Vaccinium myrtillus). Les bleuets sont beaucoup plus gros que les myrtilles sauvages et leur valeur thérapeutique est nettement inférieure.

PRINCIPES ACTIFS : Quelle que soit la méthode de mesure utilisée, on a prouvé que c’est un des fruits les plus riches en antioxydants.

  1. Les racines et les feuilles contiennent des substances diurétiques, désinfectantes et astringentes (Silice, tanins, acide citrique et silicique, Cuivre, Mg, Mn, Zinc.)
  2. Les baies, sucrées, riche en Vit. A et B3, en antioxydants, sont mangées fraîches ou sont utilisées dans diverses recettes.

INDICATIONS phytothérapiques : 

– La feuille est utile dans les formes légères de diabète de type II, contre les infections urinaires, intestinales et cutanées (serait efficace contre le colibacille d’Elbert, responsable de la typhoïde).

– Antiseptiques, les racines sont utilisées en décoction pour une application en compresse contre les infections bactériennes de la peau. Elles permettent de lutter contre les inflammations de l’intestin, la diarrhée, et l’hypertrophie de la prostate. Elles vivent en symbiose avec des champignons (capables d’exploiter directement les composés organiques en décomposition) qui les enrobent de leur mycélium. C’est pour cette raison que, conjointement au risque de tarir les plants, on évitera l’utilisation thérapeutique de cette partie de la plante.

– Les fruits traitent les troubles de la circulation veineuse et sont antidiarrhéiques (tanins). Le fruit frais agit comme laxatif léger à cause de la présence d’acides organiques. Ils sont anti-hémorragiques et renforcent la résistance des vaisseaux capillaires et diminuent leur perméabilité. Ils présentent des propriétés astringentes et antiseptiques au niveau intestinal. Les fruits, réputés pour accroître l’acuité visuelle et la vision crépusculaire par régénération du pourpre rétinien, préviennent également les maladies de l’œil (rétinopathie diabétique, glaucome et cataracte).

HOMEOPATHIE diathésique : remède du groupe de l’Aluminium (Kollitsch p. 249) : urines troubles et pyurie au cours d’une affection intestinale aiguë (dysenterie, typhoïde…).

« La myrtille est la seule plante ayant besoin d’un sol riche en aluminium » Dominique Massenot, suite à une étude des sols selon méthode HERODY. Amusante déclaration, quand on sait dans quelle famille l’a classée Kollitsch !

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PSYCHE (B. Vial) : « Gamberge, ressasse ses souvenirs » ?

VACCINIUM MYRTILLUS essence spagyrique : Plante de la vision, apporte une lumière dans le noir, favorise la compréhension. Précision et justesse d’information: dévoiler, voir juste, au-delà des apparences. Nous amène joie de vivre, confiance, libération des doutes, des peurs ancestrales, pour celui qui qui n’a aucun plaisir dans la vie. Fardeau sur le cœur, pancréas > symbole de la culpabilité. Permet de donner sans attendre une contrepartie, de se débarrasser du superficiel, du matériel, du goût du luxe. Restructuration, changement, progrès, libération, allègement, (comme Taxus b.) pour aller vers son vrai destin tout en tirant la leçon des erreurs passées, éviter les égarements. Elle « vaccine » contre les anciennes croyances, les endoctrinements (ce qui nous empêche de voir), les fausses illusions du plaisir de la vie (chair/chère, sexualité, sucreries) pour nous donner le vrai plaisir. Energie de persévérance, l’équilibre entre les sacrifices et le plaisir, entre le droit et le devoir. Favorise l’échange, le mouvement et ouvre au recevoir et à l’expansion.

Proches :

alt  VACCINIUM OXYCOCUS

ou VACCINIUM MACROCARPON … La Canneberge (Ang.: Cramberry) signifie « fruit à tête de grue ».

Plante vivace des tourbières acides. Près de 98 % de la production mondiale de canneberge est issue du nord des États-Unis et du Canada. Autrefois, on y récoltait la canneberge sauvage, mais aujourd’hui, elle est cultivée industriellement dans des cannebergières, sorte de rizières, dont l’inondation permet grâce à la flottaison des baies une récolte plus facile, et la protection des tiges en hiver. La plantation s’effectue sur un sol nu avec des fragments de tiges de 10 cm de longueur.

Les baies sont rouges, de goût acidulé et astringent. Composition : acide benzoïque, acide ascorbique (vitamine C), acide citrique, acide malique, acide quinique, polyols, anthocyanosides (antioxydants), flavonoïdes (flavanols), pectines, glucides simples (fructose, glucose, saccharose, D-mannose surtout).

Les fruits renferment plus de 25 % de jus très acide au pH inférieur à 2,5.

On en utilise le jus pour soigner les infections récidivantes, car c’est un inhibiteur de l’adhésion microbienne aux muqueuses intéressées : infections urinaires (boire beaucoup), mais aussi gastriques (pour l’Hélicobacter pilori) et gingivales (eau dentifrice à la Canneberge).

On trouve la canneberge sous différentes formes :

  1. En extrait sec : prendre, deux fois par jour, l’équivalent de 300 mg à 400 mg d’extrait sec en gélules
  2. En extraits secs concentrés, correspondant à 36 mg de proanthocyanidines (dose nécessaire à l’inhibition de l’adhérence des bactéries sur les cellules uroépithéliales par les proanthocyanidols).
  3. En poudre de fruits mise en gélules : 4 gélules à 400 mg par jour.
  4. En jus concentré ou jus déshydraté : 10 à 50 ml par jour ou 600 à 1 000 mg par jour.

Si la canneberge est très utilisée en jus, elle peut l’être également sous forme de fruit séché, de confiture ou de sauce, comme la myrtille. On peut également consommer les fruits frais ou congelés à raison de 125 ml à 250 ml par jour. On en fait également un vin traditionnel rosé et corsé.

PSYCHE (B. Vial) : « Utile aux individus ressassant leur passé outrageant, en rejetant toute part de responsabilité dans leur histoire »

alt    VACCINIUM VITIS IDAEA …

L’airelle rouge (ci-dessus) ou « Vigne du mont Ida » (Ang.: Alpine Cramberry / All.: Preiselbeere / Ita.: Mirtillo rosso)

Arbrisseau de 10 à 30 cm de haut, semblable aux deux autres éricacées. Il pousse aussi sur un sol acide, ses feuilles sont persistantes, coriaces. On l’exploite principalement pour son jus et ses fruits déshydratés. Ses baies rouges, à la saveur épicée, riches en vitamines A et C, favorisent la digestion (utilisées dans les pays nordiques avec les mets lourds, comme le gibier et les plats de fromage). Ses feuilles contiennent de l’arbutine qui lui confère des propriétés antibactériennes identiques à la busserole (Arctostaphylos uva-ursi). Mais l’airelle rouge n’est pas facile à exploiter et elle est peu productive (35 ha dans le monde, contre 21 000 ha pour la canneberge). En plus d’un sol acide, la canneberge exige, une surface plane et inondable. Ces conditions sont difficiles à réunir en Europe.

INDICATIONS : Proposée par Pol HENRY pour le traitement des troubles vasculaires de la ménopause (baisse l’urée, l’acide urique et le cholestérol).

PSYCHE (B. Vial) : « Mélancolie, se croit délaissée ? »

ACTION BIOLOGIQUE (BNS 24):

  • Baisse les tests : Albumines / Alpha 2 et Bêta précipitines
  • Augmente les tests : Alpha 1 précipitines / Sulfur / Calcarea

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.