Pharmacopée Médecine Intégrée est un portail destiné à faire la promotion des médecines alternatives, tout en restant dans une approche scientifique. Ces méthodes (MTC, homéopathie, naturopathie, phytothérapie, biologie, psychologie, diététique et micro-nutrition) sont intégrées dans un concept unique de régulation du terrain, qui est décrit en introduction. http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee Tue, 19 Jun 2012 08:01:09 +0000 Joomla! 1.5 - Open Source Content Management fr-fr Oligo-éléments http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/106-oligo-elements/437-oligo-elements   

 

Les oligo-éléments essentiels 

A côté des sels biochimiques, substances de base des tissus, prennent place un nombre important d'éléments, en très petite quantité par rapport aux premiers et qui ont un rôle fondamental en tant que catalyseurs sur la plupart des métabolismes cellulaires. Il représente moins de 1/10 000 du poids sec de l'organisme (du grec oligo = peu). Pour être considéré comme "essentiel", un oligo-élément doit remplir plusieurs critères :

  1. être présent dans les tissus pour y remplir un rôle physiologique,
  2. avoir une teneur relativement constante,
  3. provoquer par sa carence des anomalies structurales ou des troubles pathologiques.

Ceux-ci sont bien connus actuellement, il s'agit de :

 
  • Métaux = Aluminium, Chrome, Cobalt, Cuivre, Etain, Manganèse, Molybdène, Nickel, Vanadium, Zinc,
  • Métalloïdes = Brome, Germanium, Iode, Lithium, Sélénium, Silicium, Strontium.

D'autres éléments mériteront peut-être, dans l'avenir, d'être ajoutés à cette liste, ainsi l'on étudie actuellement le Bore.

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Dans l'organisme, un même oligo-élément peut se présenter sous des formes différentes selon qu'il s'agit de son lieu d'absorption, d'utilisation, de stockage ou de transport (sang/lymphe/...), ainsi que de son élimination (selles/urines/sueurs/haleine...). On rencontre essentiellement ces éléments sous forme complexe avec de petites molécules protéiques (spécifiques ou non), rarement à l'état d'ions libres ou intégrés dans des liaisons covalentes. 

.

Les principaux liens connus entre les carences de ces éléments et les processus physiologiques chez l'homme sont les suivants :

 

* croissance....
  • Manganèse = trame organique de l'os, synthèse des hormones stéroïdiennes,
  • Zinc = cofacteur de plus de 120 enzymes (dont l'ac. glutamique), activation des hormones antéhypophysaires et sexuelles,
  • Cuivre = CRP (maladie de Wilson), développement sexuel

* dentition.... Fluor, Molybdène et Vanadium

* gustation .... Cuivre, Zinc et Nickel

* infection ... Cuivre, Argent, Etain

* érythropoïèse...... Fer, Cobalt, Cuivre, Manganèse, Molybdène et Zinc (cf. effet anti-drépanocytaire du zinc)

* métabolisme glucidique... Chrome, Molybdène, Sélénium, Zinc

* coagulation ..... Manganèse, Phosphore

* métabolisme lipidique ... Chrome, Manganèse, Vanadium, Zinc, Sélénium

* métabolisme cérébral ... Cuivre, Iode, Lithium, Manganèse, Zinc, Vanadium 

* reminéralisation ... Strontium, Silicium

 

Interactions connues :

 

Oligo-éléments                       inhibés par :                                favorisés par :

  • Aluminium                    Fluor, Magnésium
  • Chrome                        Fer, Zinc
  • Cobalt                           Fer, Mn, Sélénium                      Iode
  • Cuivre                           Fer, Mo, Se, Soufre, Zn              Fluor, Mn
  • Etain                             Fluor
  • Iode                               Lithium                                        Cobalt, Mn
  • Lithium                          Iode
  • Manganèse                   Ca, Co, Fer, Mg, Ph, Se, Si        Cuivre, Fluor, Iode
  • Molybdène                     Cu, Silicium                                Fer
  • Sélénium                       Ag, Cobalt, Cu, Manganèse
  • Zinc                               Calcium, Chrome, Cu, Fer, Phosphore
Les recherches se poursuivent en explorant les maladies dont les symptômes évoquent ceux d'une carence ou d'une intoxication liée à un oligo-élément (exemple : Sélénium et myopathie, Chrome et diabète, etc ...)

De nombreux laboratoires proposent des oligo-éléments, sous forme ionisée (lab. des Granions), liée à un sucre (gluconates - lab. Oligosols) ou à une protéine (pydolates - lab. Poirier) ... En unitaires (lab. Granions) ou en associations (cf. méthode de Ménétrier) ou encore en complexes (ex.: lab. Effithéra).

Pour plus de détails concernant les oligo-éléments, voir le « Cours de nutrition et micro-nutrition » dans la section « Cyber-campus » ... à bientôt.

 

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Oligo-éléments Wed, 18 Feb 2009 08:09:46 +0000
Sérothérapie organique http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/113-serum-equi/488-serum-equi- La sérothérapie organique

C'est l'utilisation de basses dilutions de sérums d'animaux, préalablement sensibilisés par des injections répétées de broyats de l'organe sur lequel on désire agir. Ces immun-sérums provoquent une stimulation immunologique intense, dont la durée se prolonge parfois au-delà de 4 semaines (pour une seule injection-test). Historiquement, voici les sources d'anti-sérums organiques en Europe :

  1. Le laboratoire des Sérocytols (en Suisse depuis 50 ans), ampoules isotoniques, suppositoires et gouttes à prendre en perlingual, à la gamme étendue (voir ci-dessous). Mis au point par Jean THOMAS*
  2. Le lab. Robillard (en France): suppositoires de "Spécytons" (Cerveau-moelle / Cartilage para-thyroide / Histamine / Embryoglobine ...) dont la production a été suspendue !
  3. Les immuns sérums tissulaires injectables du CEIA en D4, encore diffusés par la pharmacie Roda à Valence (Espagne).

Ces produits ont été décriés par certains officiels français (les sérums et vaccins étant un monopole de l'institut Pasteur et des laboratoires sous contrat). En Suisse, le laboratoire des Sérocytols (suppositoires et ampoules injectables) a été repris par Serolab et leurs produits sont à présent diffusés dans toute l'Europe. 

Remarquablement efficaces sur l'ensemble des dysfonctions organiques et même sur les états dégénératifs ou cancéreux (nous avons l'expérience de milliers de prescriptions). Compte tenu des hypothèses d'action de ces remèdes, on les associe/alterne le plus souvent (ex.: Articulaire + Neuro-vasculaire), d’autant que l’on va essayer de traiter le mécanisme causal de l’affection, plutôt que l’organe qui exprime le symptôme, ex. : « Diencéphale » régularise bien mieux les gastralgies que « Estomac ». 

Pour choisir ceux-ci, on se basera donc essentiellement sur :

--> leurs rôles étiologiques et/ou physiologiques dans la régulation des grandes fonctions (cf. physiologie occidentale et/ou règles des synergies de la MTC). Quelques gouttes, suppositoires ou ampoules bien choisies font l'effet des plusieurs séances d'acupuncture !

--> l'appréciation biologique de la quantité d'antigènes organiques circulants, qui peut être réalisée par :

  • Tests intra-dermiques (cf. travaux du dr Bergeret), mais qui ne sont plus pratiqués,
  • Floculation des urines (organo-tests d'Abderhalden) ou du sérum du patient (immuno-tests d'organes) par des extraits tissulaires, méthode à présent abondonnée, car malheureusement peu reproductible (réactifs tissulaires complexes réagissant sur des structures urinaires complexes).
  • Bilan sérique PRS/PNS, qui met bien en évidence les différents types de souffrances organiques.

Peu de contre-indications :

  1. les femmes enceintes (par précausion),
  2. les allergiques en poussées (patient atopique, eczéma ou urticaire en poussée),
  3. les maladies auto-immunes non stabilisées (maladies à excès d'anti-corps)
  4. dans les cancers, il faut mieux éviter « embryon total » et les organes envahis (par contre « SRE », « Pulmo-neural » et « Foie » auront un excellent effet sur la congestion et les douleurs).
  5. Eviter également de stimuler des organes en « fin de vie », ex.: « Rein » dans une insuffisance rénale terminale. 

 

Spécialités de Sérolab : SERUM EQUI 4 DH, buvables 30 et 60 ml, suppositoires ou ampoules, disponibles :

  1. SE Articulaire ... pathologies rhumatismales dégénératives (avec OFB, améliore la mobilité articulaire) 
  2. SE Broncho-poumon ... infections pulmonaires, emphysème
  3. SE Cardio-Pulmon-Rénal ... troubles cardio-respiratoires
  4. SE Coeur-vaisseaux ... insuffisance cardiaque, troubles du rythme
  5. SE Colon ... Colopathie, constipation
  6. SE Conjonctif ... artérite, abcès profonds
  7. SE Cortex ... troubles de mémoire, séquelles de trauma cranien
  8. SE Diencéphale ... troubles de l'humeur, troubles du sommeil, DNV, fibromyalgie, maladie de Parkinson (récupération mobilité) 
  9. SE Disques vertébraux ... discopathies, arthrose
  10. SE DVPF (duodénum, VB, pancréas, foie : le "carrefour digestif") ... insuffisance hépato-biliaire et digestive
  11. SE Emonctoires (foie, IG, reins, pancréas, poumons, VB, peau, ganglions lymphatiques)... surcharges métaboliques et médicamenteuses
  12. SE Foie ... insuffisance hépatique, cirrhose
  13. SE Génital F ... Troubles du cycle et de la ménopause
  14. SE Génital M ... Adénome prostatique, impuissance érectile
  15. SE Hépato-vasculo-rectal ... hémorroïdes
  16. SE Lympho ... adénites à répétition, problèmes ORL
  17. SE Malpighien ... acné, problèmes de cicatrisation
  18. SE Muqueuse urinaire ... cystites ou uréthrites chroniques
  19. SE Muscles lisses ... spasmes douloureux
  20. SE Nerveux central ... maladie d'Alzheimer ou de Parkinson
  21. SE Neuro-endocrine (diencéphale, hypophyse, thyroïde, surrénales) ... hypothyroïdie, dysménorrhée, endométriose, péri-ménopause, vieillissement 
  22. SE Neuroglandulaire M et F ... retard pubertaire, acné juvénile
  23. SE Neurovasculaire ... antalgique et anti-inflammatoire : eczéma de l'enfant, pathologie dégénérative, vieillissement
  24. SE Oeil ... rétinite et dégénérescence maculaire, glaucome, cataracte débutante 
  25. SE OFB (ostéo-fibro-blastes)... Ostéites et ostéoporose
  26. SE Pulmo-neural (encéphale, poumon, sinus, moelle épinière, cervelet, SRE) ... anergies respiratoires, suite de grippe ou viroses
  27. SE Reins ... insuffisance rénale
  28. SE Sinus ... sinusites chroniques
  29. SE SRE (rate, thymus, moelle osseuse, ganglions lymphatiques)... maladies infectieuses chroniques (ex. herpès, zona, DDB ...) et pathologies inflammatoires (ex. maladie de Crohn, arthrites), chimiothérapie ... 
  30. SE Sympathique total ... troubles de l'humeur, dépression légère, dystonies
  31. SE tendino-musculaire ... tendinite, épicondilite, fibromyalgie
  32. SE Vaisseaux ... insuffisances artérielles et veineuses (varices, phlébites).

En rouge, les cinq sérums tissullaires "de base", régulateurs des principales physiologies organiques.

NB. en Suisse, le prix public de ses spécialités est libre : comparez les marges de différentes pharmacies (3 suppos = environ 30 frs / 9 suppos = 80 frs / 1 flacon gouttes 30 ml = 40 frs / 60 ml = 70 frs).

Bibliographie de sérothérapie :

  1. CHABOCHE F. X. "Dossier Sérocytols" (ed. Opta)
  2. CLOT J. "Immunomodulation thérapeutique par les anti-corps" (lab. sérocytols, Lausanne 1983)
  3. MACCHIA Christian « Précis d’application de l’immunothérapie tissulaire de Jean Thomas » (1983)
  4. PALAISEUL J. "Tous les espoirs de guérir" tome 2 (ed. j'ai lu 1979)
  5. www.serolab.ch
* Jean THOMAS, né en France en 1902, fait des études de médecine à Shanghaï, puis obtient la chaire d'anathomie pathologique à l'Université de Carthagène. Nommé plus tard chef du la boratoire de l'hôpital du Sacré-Coeur de Shangaï, il réalise ses premiers essais sur l'utilisation thérapeutique des sérums tissulaires en 1930. De retour en France, il met au point les premiers médicaments de cette classe dès 1945, puis vient s'établir en Suisse où il fonde le Laboratoire de Sérocytologie en 1958 et commence la production des Sérocytols.]]>
Organo et Sérothérapie Tue, 28 Apr 2009 17:31:04 +0000
Précautions vaccinales http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/115-les-vaccins/492-precautions-vaccinales

   Précautions vaccinales

"Nous ne sommes pas systématiquement contre les vaccinations, mais nous sommes contre les vaccinations systématiques"  M. Lemaire.

Cette rubrique - essentiellement pratique – vise à vous renseigner sur les différents vaccins couramment disponibles. Nous vous conseillons de compléter cette lecture par « les suites de … » dans notre section « hôpital virtuel », service de « médecine générale et toxicologie ».

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez commander le e-book « Les vaccins », disponible à la boutique et, si vous êtes inscrit à la formation d'homéopathie diathésique (voir Cyber-Campus), lire le chapitre "Remèdes suite de vaccinations". 

Pour qu'une vaccination soit intéressante, il suffit :           

a -  que la maladie soit fréquente ... Mauvais exemples : la Variole (maladie disparue), la Poliomyélite (en voie de disparition à l'échelon mondial),           

b -  que la maladie soit grave ... Mauvais exemples : la Grippe à l'âge adulte, la varicelle ...,           

c -  que l'on n'en connaisse pas le traitement  ... Mauvais exemples : la diphtérie et la pneumonie à l'époque des pénicillines,           

d -  que le vaccin soit bien toléré ... Mauvais exemples : l'Hépatite B (voir article spécifique), la Coqueluche ... De plus, certains vaccins sont contaminés, comme le Rotarix et le RotaTeq (contre le rotavirus) par des fragments d'ADN de circovirus porcins ! L'agence française de sécurité sanitaire recommande de ne pas les utiliser (www. afssaps.fr).           

e -  que le vaccin protège efficacement  ... Mauvais exemples : le Choléra (6 mois seulement ! d'ailleurs actuellement n'est plus utilisé), le BCG ... qui n'évite que les formes graves de la tuberculose (de l'aveu même de la faculté) ! 

Un seul vaccin réunit sans conteste, chez l'homme, les cinq conditions ci-dessus, c'est le vaccin anti-Tétanique ! 

Sur un plan légal, on observe que les Etats ont adopté des points de vue très différents :

 

La France, l'Italie et le Portugal imposent trois vaccinations obligatoires : la Diphtérie, le Tétanos et la Poliomyélite avant l'âge de 18 mois (3 injections espacées de 1 à 3 mois, avec un rappel avant l'âge de 13 ans) et conseillent le BCG avant l'âge de 6 ans. En France, pays gros fabriquant et exportateur de vaccins (Pasteur-Mérieux), de nombreuses autres vaccinations sont recommandées - mais non obligatoires - et assez couramment pratiquées très tôt par 85% des pédiatres, c'est le cas du R.O.R. (association des vaccins anti-Rougeole, Rubéole et Oreillons), des vaccins contre l'Hémophilus (HIB) et l'Hépatite B.

 

Les pays de l'Est et de l'ex-URSS ont également de nombreuses vaccinations obligatoires.

La Suisse romande et la Belgique imposent deux vaccinations (DT), alors que dans les onze autres pays de l'union européenne, au Canada et aux USA, aucune vaccination n'est obligatoire. En pratique, Allemagne, Grande-Bretagne et France ont cependant une couverture vaccinale assez comparable : liberté et dirigisme font ici match égal !

http://healthfreedoms.org/2011/10/14/big-study-vaccinated-kids-2-5-more-diseases-than-unvaccinated/

Cas clinique d'un bébé de 6 mois : eczéma géant après une dose de vaccin combiné INFANRIXHEXA :

 

Calendrier des vaccinations

Liste établi en 1995 par le comité technique des vaccinations de la Direction Générale de la Santé (en France) :

Dès le premier mois (milieux à risques) : BCG, l'épreuve tuberculinique sera alors pratiquée trois mois plus tard. Dans les autres cas avant l'entrée en collectivité (crèche, maternelle) et au plus tard avant l'âge de 6 ans.

A partir du deuxième mois : première injection de Diphtérie + Tétanos + Polio +  Coqueluche + Méningite (Haemophilus influenzae B) + Hépatite B

Troisième mois : idem, 2ème injection des vaccins combinés

Quatrième mois : idem, 3ème injection des vaccins combinés

Douzième mois : Rougeole + Oreillons + Rubéole (ROR)

Seizième mois : premier rappel de Diphtérie + Tétanos + Polio + Coqueluche + Haemophilus influenzae B + Hépatite B

Six ans : second rappel de Diphtérie + Tétanos + Polio, BCG éventuel si IDR négative

Douze ans : troisième rappel de Diphtérie + Tétanos + Polio, second rappel d'Hépatite B

Dix-huit ans et après : rappel Tétanos + Polio + Hépatite B tous les 10 ans, BCG éventuel si IDR négative,

 

Fièvre jaune ... si séjour en pays à risques (essentiellement l'Afrique sub-saharienne)

 

Typhoïde ... à l'armée et autres vaccins selon exposition professionnelle (exemple : le vaccin contre la fièvre ictéro-hémorragique chez les pompiers, l'hépatite B chez le personnel hospitalier, etc ...).

 

La vaccination antigrippale est conseillée à partir de 65 ans et chez les sujets fragilisés (insuffisance cardio-respiratoire).

 

En gras = vaccin obligatoire (en France et dans certains autres pays).

 

"Dès le début de son histoire, au 19ème siècle, la vaccination a suscité l'espoir d'un monde enfin débarrassé de toutes les grandes épidémies. C'est une sorte de foi qui anime experts en santé publique et médecins. Les vaccins sont le symbole de l'efficacité de la médecine, les remettre en question, c'est remettre en question cette efficacité" J. Skomska. 

Sont admises par la faculté comme contre-indications temporaires à la vaccination :

  • Pour quelques mois = les maladies fébriles, les hémopathies, la grossesse (pour les vaccins à virus vivant),
  • Pour deux à trois ans = le syndrome néphrotique, les purpuras thrombopéniques ou rhumatoïdes, les déficits immunitaires congénitaux ou acquis (patients sous corticothérapie ou immuno-suppresseurs).

NB. Il n'existe pas de contre-indication vaccinale définitive !

www.revahb.org … association française des victimes des vaccins contre l’hépatite B

www.infovaccin.fr … ligue nationale pour la liberté des vaccinations

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Les vaccins Mon, 11 May 2009 14:26:15 +0000
La Micro-nutrition http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/119-micronutrition/659-micro-nutrition   La « micro-nutrition »

encore appelée "nutrithérapie" est fille de "l'homotoxicologie" (H.H. Reckeweg) des années 60 et de la "médecine orthomoléculaire" (C.C. Pfeiffer) des années 70, une approche physiologique des dysfonctions métaboliques et immunitaires… 

L'association thérapeutique d'oligo-éléments, de vitamines, d'acides aminés et d'acides gras essentiels a pris en Europe le nom de "nutrithérapie". En 1969, la découverte d'une enzyme, la super-oxyde-dysmutase (SOD), a permis d'attirer l'attention sur l'importance des radicaux libres en biologie humaine. Depuis, un grand nombre de phénomènes physiopathologiques liés à un excès de radicaux libres a été mieux compris, ainsi que les mécanismes d'actions des éléments intervenant dans ces phénomènes. C’est à présent un concept qui repose sur :

1/ Une phase de détoxination :

  • Stimuler les émonctoires, pour une meilleure épuration
  • Neutraliser les toxines, les métaux lourds et les radicaux libres
  • Equilibrer le milieu (lutter contre la tendance à la sécheresse et à l’acidification du milieu intérieur)
  • Restaurer l’équilibre intestinal
2/ Une phase de restructuration :
  • Relancer les différents métabolismes
  • Optimiser les échanges cellulaires
  • Reminéraliser l’organisme
  • Renforcer l’immunité

C'est une méthode qui s'apprend rapidement (quelques journées suffisent) et qui est sous-tendue par une douzaine de grands laboratoires en Europe (Nutergia, Pilège, Burgurstein, Bionutrix ...), ceux-ci proposant des "compléments alimentaires" sous forme d'associations fixes, à visée particulière (sport, ménopause, confort digestif ...).

Elle met en avant le fait que de nombreuses situations favorisent les carences en vitamines, oligo-éléments et minéraux : régimes amincissants, alimentation insuffisament diversifiée (cas des adolescents et sujets âgés), surmenage physique (sportifs de haut niveau), période de croissance, grossesse et allaitement, lors de certaines maladies chroniques ... Si la recherche d'une alimentation saine et diversifiée est toujours nécessaire, il est parfois judicieux d'y ajouter une supplémentation nutritionnelle adaptée afin de compenser ces déficits de façon plus efficace.

Elle complète efficacement les traitements d'homéopathie ou d'acupuncture, plus ciblés, en fournissant au corps les matériaux susceptibles d'être mobilisés efficacement.

Bibliographie :

  1. C. Pfeiffer et P. Gonthier « Equilibre psycho-biologique et oligo-aliments » (Debard, 1983)
  2. J.P. Curtay « La nutrithérapie, bases scientifiques et pratique médicale » (Boiron, 2000)
  3. B. Gayet et A. Rossette-Cazel « Les clés de la nutrithérapie » (Quintessence, 2002)
  4. P. Chavaux «  La nutrithérapie de A à Z » (Marabout, 2004)

Pour plus de détails, voir le « Cours de nutrition et micro-nutrition » dans la section « Cyber-campus » ... à bientôt.

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Micronutrition Wed, 12 Aug 2009 12:05:58 +0000
Les fondamentaux de l'aromathérapie http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/135-aromatherapie/724-laromatherapie    Les fondamentaux de l'aromathérapie

L'histoire des aromates et des parfums débute en Occident environ 4500 ans avant J.C., en Egypte, berceau de la médecine et de la pharmacie occidentale, sciences placées sous la protection du dieu Horus. Ceux-ci utilisaient largement les huiles balsamiques, les onguents parfumés, les résines aromatiques, que ce soit en médecine, en liturgie, dans la vie courante ou dans la pratique de l'embaumement des corps. Un peu plus tard, Hippocrate combattit la grande épidémie de peste d'Athènes en faisant placer un peu partout dans les rues de larges cassolettes pour répandre à profusion les fumigations aromatiques.

L'avènement du christianisme et la chute de l'empire romain furent suivies d'une longue période d'obscurantisme médical où l'on enregistre le déclin de toutes les connaissances. Ce sont les arabes qui reprirent l'usage thérapeutique des aromates et des huiles parfumées. Ils perfectionnèrent les techniques de la distillation, de la sublimation, de la cristallisation et inventèrent le serpentin réfrigérant. Les croisés importèrent en Europe occidentale la plupart des connaissances scientifiques du monde arabe.

Communément appelées "essences" (HE), les terpènes sont des substances de consistance huileuse, plus ou moins fluides, voire résinoïdes, très odorantes, volatiles, souvent colorées et plus légères que l'eau (densité de 0,75 à 0,98). Si de nombreuses plantes renferment des essences, une centaine de plantes seulement en contiennent des quantités notables. Elles appartiennent pour la plupart aux familles suivantes : Conifères, Labiées, Lauracées, Myrtacées, Ombellifères, Rutacées.

Selon le cas, les HE sont extraites des fleurs, des semences, des feuilles, des fruits, des racines, des écorces ou du bois. L'extraction s'effectue le plus généralement par distillation, c'est à dire concentration de principes actifs par la chaleur. Pour certaines essences, on procède par expression (agrumes) ou par lixiviation (distillation fractionnée à l'aide de solvants organiques). Certaines HE comportent un seul composant (ex.: Bouleau = salicylate de méthyl, Estragon = méthyl-chavicol), d'autres au contraire en possèdent des quantités (ex.: Géranium rosa = 250 molécules actives différentes !).

Les terpènes sont des substances hydrogénées non saturées (huiles essentielles et résines), constituées par la répétition d'unités à 6 atomes de carbone :

  • Terpinènes (C10) ex.: HE de Rose, de Citronnelle (carbures), de Citron, d'Eucalyptus (aldéhydes) ou Terpinéols ex.: HE de camphre, de menthol (cétones),
  • Terpènes bicycliques (C20) ex.: HE de Bornéol, de Camphre, T. tricycliques (C30) ex.: Cucurbitacées, Quinquina, Glycyrrhizine,
  • Terpènes tétracycliques ex.: caroténoïdes et Polyterpènes (macromolécules) ex.: le caoutchouc.

Les HE possèdent différents types d'action :

--> Antiseptique, avec pour certaines un pouvoir cicatrisant élevé. L'on peut ainsi distinguer trois classes d'HE :

  1. Les antiseptiques majeurs, au nombre de 7, d'action puissante et polyvalente : HE d'Origan, Thym, Cannelle, Sarriette, Girofle, Pin et Cajeput.
  2. Les antiseptiques médium, d'action plus spécifique : HE de Lavande, Eucalyptus, Niaouli, Romarin, Cyprès, Serpolet, Estragon, Citron et Menthe.
  3. Les essences qui présentent inopinément une action antiseptique, c'est à dire qu'elles se révèlent bactériostatiques de façon imprévisible selon la localisation de l'infection.

Depuis un vingtaine d'années "l'aromatogramme" s'est développé afin d'étudier le comportement des HE vis à vis des souches microbiennes prélevées sur le malade. La mise en œuvre de cette technique est à la fois délicate (problème de l’extrême diffusibilité des essences dans les milieux ensemencés) et décevante : l'appréciation du pouvoir bactériostatique d'une grande quantité de souches n'a fait que confirmer la classification ci-dessus. De plus, cette méthode nous a démontré qu'il n'existait pas de synergie d'action antiseptique entre les HE, au contraire, dans de nombreux cas, l'interaction in vitro de deux essences facilite la pousse microbienne !

--> Hormonale et eupeptique. Certaines HE ont une polarité organique affirmée, ainsi :

  • Surrénales = Sarriette, Pin, Epinette noire
  • Uro-génitale = Cyprès, Santal, Thuya
  • Ovarienne = Girofle, Sauge
  • Vésiculaire = Serpolet, Thym
  • Thyroïdienne = Fenouil
  • Pancréatique = Eucalyptus, Genièvre ...

D'autres ont un effet organique plus global, qui est révélé par leurs propriétés stimulantes et diurétiques. Nombreuses sont les plantes aromatiques actives sur l'appareil digestif (estomac, vésicule biliaire, foie, intestins), ainsi : l'Anis, le Citron, le Coriandre, le Céleri, le Romarin, etc... Quelques unes sont spécifiques des fermentations intestinales, ainsi : l'Ail, le Genièvre, la Girofle, l'Oignon, le Thym, le Sassafras, etc..

--> Psychotonique ou relaxante

Si de nombreuses HE sont connues pour leurs propriétés excitantes (cf. les parfums féminins), d'autres sont sédatives (cf. l'Oranger, la Lavande, la Marjolaine, le clou de Girofle ...). Citons aussi la remarquable action antiépileptique de l'Estragon.

Vous pouvez prescrire/utiliser les HE :

---> loco-dolenti, c'est pour moi leur "voie royale" d'administration, ---> per os, pures, à la dose de 1 à 12 gouttes par jour, elles ne doivent pas être absorbées dans un verre d'eau, car hydrophobes, elles restent collées aux parois du verre. Directement en bouche, elles brûlent les muqueuses ! Il est préférable d'en conseiller la prise sur un sucre, dans un peu d'huile, sur une biscotte ou un bout de mie de pain. Votre pharmacien peut les mettre en gélules : l'excipient pouvant être du lactose, un gel de silice ou même un nébulisat végétal (ex.: la poudre de prèle). Il peut aussi les préparer en solution dans l'élixir de papaïne ou une huile végétale (pépins de raisins par exemple),

---> en ovules, dans de l'argile blanche (AlSi) ou de la gélatine, exemple "Niaouli pentanerve", pour les dysplasies du col utérin

---> en aérosols (surtout pas dans l'alcool SVP), diffusez environ 10 gouttes en 1/2 heure,

---> en collyre, jamais d'HE !! On utilise dans ce cas une "eau florale", résidu de distillation de la plante (2% d'HE soluble). Si l'on se renverse un HE dans l’œil, mettre localement une huile végétale (jamais d'eau !).

Vous ne devez pas prescrire les HE :

  • En doses trop importantes : ne jamais dépasser une douzaine de gouttes par jour, en deux ou trois fois. Certaines HE sont très réactogènes, ainsi l'Absinthe, l'Hysope, la Sauge, le Thuya ... qui peuvent provoquer des convulsions.
  • En doses répétées : évitez les traitements prolongés. Il arrive souvent qu'une HE inverse ses effets après trois semaines d'action favorable. Quand la nécessité d'un traitement de fond s'impose, nous conseillons à nos malades des "fenêtres thérapeutiques" de quinze jours par mois.
  • En mélanges : il arrive souvent que leur association annule une partie des paramètres thérapeutiques. Quand le mélange comprend trois HE ou plus (!), l'on a créé un produit dont personne ne connait les propriétés (en tous cas, bien différentes de la somme de ses constituants).
  • Les essences falsifiées, impures ou synthétiques sont toxiques (irritantes ou pouvant entraîner des troubles vasculaires et nerveux importants).

NB. si une HE naturelle de bonne qualité, bien indiquée (en particulier quand elle est proposée par le PRS) engendre une aggravation des symptômes du patient, vous avez intérêt à administrer immédiatement le même remède, mais en dilution homéopatique (une dose en 30 CH par exemple), l'amélioration du tableau clinique est alors quasi immédiate !

Globalement, les HE apportent beaucoup d’énergie (c’est la forme de stockage de l’énergie dans la plante) et sont donc particulièrement actives dans toutes les affections du pôle poumon (infections, problèmes digestifs et hormonaux féminins). Leur action est adaptée aux situations aiguës, ou au déblocage rapide de problèmes chroniques. Cependant, ces essences sont d’un maniement délicat :

  1. d’abord parce que l’efficacité de chaque lot peut varier énormément d’une année à l’autre et d’un fournisseur à l’autre (cf. ensoleillement, humidité, date de récolte …). C’est d’ailleurs le même problème avec les vins !
  2. ensuite, parce que l’administration n’en est pas commode : elles brûlent les muqueuses (et même la peau si l’on en met trop) et ne sont pas solubles dans l’eau.
  3. de plus, certaines d’entre elles sont toxiques, même à faible dose (HE à cétones en particulier : Eucalyptus, Hysope, Thuya …),
  4. enfin, au bout d’une quinzaine de jours, même à dose minime (quelques gouttes par jour), elles peuvent saturer l’organisme, bloquer les émonctoires et faire apparaître des effets secondaires fort désagréables.

Il faut aussi savoir qu’il existe des HE synthétiques (hémi-synthèse en fait) destinées à la parfumerie. C’est le cas en particulier de l’essence de Rose (extrêmement chère à l’état naturel), qui a été délivré par une pharmacie à deux de nos patients, qui ont décompensé dans les jours qui suivirent un accident vasculaire périphérique ! Vous devez donc, dans tous les cas, préciser sur votre ordonnance « HE naturelle ».

Par ailleurs, il faut absolument proscrire les mélanges d’HE, pourtant largement préconisés par certains, car on crée un « médicament » dont l’effet est différent de la somme de ses constituants et que l’on ne connaît pas ! Lors de la réalisation d’aromatogramme, ce phénomène m’était déjà apparu évident : le germe était inhibé par l’HE « A » et par l’HE « B », mais il poussait fort bien à l’interface des deux pastilles A+B !

Dernier point important : évitez d'utiliser une HE avec (dans le même temps) un remède homéopathique (moyenne ou haute dilution). L'HE va masquer l'effet du remède, comme l'avait déjà remarqué S. Hahnemann en son temps qui déconseillait l'usage du camphre, de la menthe et de l'eucalyptus durant une de ses "cures homéopathiques" !

 

Bibliographie :

  • Valnet J. « Aromathérapie, traitement des maladies par les essences de plantes » (Maloine, 9 ème édition, 1980) ... L'aspect historique
  • Franchome P. « Aromathérapie » (Phytomédecine 1987) ... L'aspect scientifique
  • Grosjean Nelly « Aromathérapie, des huiles essentielles pour votre santé » et  « L'aromathérapie, santé et bien-être par les huiles essentielles »... L'aspect pratique
  • Dupont D. « Propriétés physiques et psychiques des huiles essentielles » (Diffusion rosicrucienne 2000) ... L'aspect ésothérique   

 

    

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Aromathérapie Fri, 04 Sep 2009 20:22:53 +0000
Généralités sur les vitamines http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/107-vitamines/936-generalites-sur-les-vitamines

Les vitamines sont des substances organiques essentielles à notre métabolisme, agissant en micro-doses, que notre corps ne sait pas fabriquer : il se les procure par l'alimentation.

 

Elles agissent en permanence dans notre organisme et peuvent avoir une action préventive dans de nombreuses pathologies. La plupart du temps, c'est l'étude des phénomènes induits par leur carence qui a mené à leur découverte.

Résumé des 13 vitamines essentielles :

Les vitamines liposolubles, qui peuvent être stockées par l’organisme :

  • Vit. A ... Bonne pour les yeux et la peau (antioxydante)
  • Vit. D ... Bonne pour les os
  • Vit. E ... Bonne pour le cœur et les vaisseaux (antioxydante)
  • Vit. K ... Bonne pour les saignements

Les hydrosolubles, qui doivent être apportées en permanence à l’organisme :

  • Vit. B1 ... Bonne pour la mémoire
  • Vit. B2 ... Bonne pour l’énergie
  • Vit. B3 ... Bonne pour le diabète
  • Vit. B5 ... Bonne pour l’allergie
  • Vit. B6 ... Bonne pour le stress
  • Vit. B8 ... Bonne pour les cheveux
  • Vit. B9 ... Bonne pour la grossesse
  • Vit. B12 ... Bonne pour la douleur
  • Vit. C ... Bonne pour la fatigue (antioxydante)

Les vitamines sont fragiles, la conservation et la cuisson des aliments, leur exposition à la lumière provoque des pertes importantes. Les vitamines B8, B12 et K sont partiellement synthétisées dans le tube digestif.

Certaines vitamines ont été déchues de leur titre car, si ces substances se sont bien révélées importantes, on s'est rapidement aperçu qu'elles ne répondaient pas à la définition des vitamines (activateur métabolique / non synthétisé par le corps / micro-dose)  ...

Ex-vitamine B4 (adénine) (hydrosoluble)

On l’appelait “vitamine des globules blancs”, parce qu’elle stimule leur formation, mais sa carence, qui se traduit par des polynévrites, n’a été constaté qu’à titre expérimental. On la trouve, comme les “vraies” vitamines du groupe B, dans les levures, le foie, les germes de céréales, le lait, la viande de porc.

Ex vitamine B10 ou vitamine H2 (acide para-amino-benzoïque) (hydrosoluble)

C'est un antagoniste des sulfamides qui inhibent la division des germes en se substituant à cette vitamine. Elle a un effet sur la flore bactérienne. Elle permet la production d’acide folique, une autre des vitamines du groupe B, qui aide à l’assimilation de l’acide pantothénique. On voit bien, ainsi, comment les sulfamides peuvent amener de sérieuses carences en vitamines B.


Prescrite actuellement comme protecteur solaire, elle intervient dans le processus d’oxydation qui aboutissent à la formation de la mélanine (pigment brun de la peau et des cheveux) et participerait donc à la protection contre la lumière solaire.
   

Ex-vitamine B11 ou “vitamine O” ... Vitamine de l’appétit (liposoluble)

Stimule les sécrétions de l’estomac et du pancréas. Sa carence entraînerait l’anorexie, une mauvaise assimilation et une atrophie des muscles.

Ex-vitamine « I » (inositol) (hydrosoluble)

Abondante dans les oléagineux (comme les amandes) et les légumineuses. En association avec le biotine et la choline, l’inositol intervient dans le métabolisme des lipides (participe à la formation des phospholipides) et s’opposerait aux dépôts de graisses dans les organes.

Il n’existe pas de carence chez l’homme et les besoins sont très largement couverts par l’alimentation et les capacités de synthèse.

Ex-vitamine « J » (choline) (hydrosoluble)

Comme pour la plupart des vitamines groupe B, on la trouve dans la levure de bière et le germe de blé, le soja, le jaune d'œuf. 
Elle influencerait le métabolisme des graisses avec un rôle de protection contre arthérosclérose. On l’utilise pour améliorer la qualité de la mémoire, car elle est le précurseur (avec la vitamine B1) d’un des neurotransmetteurs les plus importants : l’acétylcholine.

Il n’y a pas de carence chez l’homme car la choline peut être synthétisée à partir d’un acide aminé : la méthionine.

Cependant, un déficit en choline peut apparaitre au cours d’une maladie hépatique. Il existe actuellement une vingtaine de spécialités pharmaceutiques à base choline, prescrites pour dissoudre les dépôts de graisse et en traitement des troubles dyspeptiques (maux d’estomac, nausées, vomissements), mais leur efficacité n’est pas prouvée.

Ex-vitamine P ou « C2 » (les flavonoïdes) (hydrosoluble)

On regroupe sous le générique de vitamine P ou C2 un ensemble de substances (les anthocyanes et des bioflavonoïdes dont la vertu est de protéger les vaisseaux sanguins (
substances veinotoniques et lymphaticotoniques).


La vitamine P est présente dans la pulpe et non dans le jus. Une orange fraîche contient 60 mg de vitamine C et 1 000 mg de bioflavonoïdes. Dans un jus d’orange filtré, on ne retrouve plus que 100 mg de vitamine P. 

Elles sont assez fragiles et se dégradent rapidement sous l’effet de la chaleur, de l’oxygène et de la lumière solaire. Les vitamines P (antioxydants) ont les mêmes indications que les vitamines C pour l’action sur les vaisseaux et le tissu conjonctif : on a noté une amélioration dans la couperose, les télangiectasies (dilatation des vaisseaux capillaires), les hématomes spontanés, les œdèmes des chevilles, les jambes lourdes, l’insuffisance capillaire et lymphatique, la cellulite.

Apport : entre 100 à 200 mg/jour, voire même doubler cette dose en cas de symptômes déclarés de carences ou lors de la grossesse.

Avitaminose P : au niveau des capillaires, il y a une augmentation de la perméabilité des petits vaisseaux qui laissent trop passer les grosses molécules. Celles-ci infiltrent les tissus d’eau et de protéines, ce qui provoque de la cellulite, une prise de poids et une constipation.

La vitamine F (acide linoléique) fait partie des vitamines liposolubles.

 

Cet acide gras est constitué d'une chaîne hydro-carbonée de 18 carbones avec, à une extrémité, un groupement acide (COOH), et un groupement méthyle (CH3) à l'autre. Il présente 2 doubles liaisons et la première se trouve entre le sixième et le septième carbone (Oméga 6).

L'acide linoléique est essentiel pour la formation de la barrière lipidique de l'épiderme, car c'est un des précurseurs des molécules s'opposant à l'action pro-inflammatoire. Grâce à cette propriété la vitamine F augmente la résistance de la peau face aux agressions extérieures. Enfin, l'acide linoléique semble particulièrement adapté au soin des peaux acnéiques grâce à sa tolérance cutanée et à son action de prévention.

 

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Vitamines Fri, 20 Aug 2010 14:40:26 +0000
La saga des antibiotiques http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/109-prebiotiques/1047-les-antibiotiques    La saga des antibiotiques

Les germes pathogènes ciblés sont des différents types :

  1. Bactéries Gram (+) … pyogènes banaux, assez bien couverts par les AB
  2. Bactéries Gram (-) … plus résistants : coli, salmonelles ...
  3. Parasites divers : trichomonas, helminthes, amibes …
  4. Mycoses (champignons et levures) 

Ceux-ci sont très efficaces si le germe cible correspond, mais attention : ils induisent tous une immunodépression par effet direct (toxicité) ou indirect (par perturbation de la flore de barrière), donc :

  1. jamais d’antibiothérapie à l’aveugle (dite « de couverture ») : l'identification du germe en cause (et l'antibiogramme éventuel) est indispensable ! 
  2. toujours avec un probiotique (pour restaurer la flore de barrière)

   Antibiogramme

Les antibiotiques qui inhibent la synthèse des acides nucléiques

  • Les Sulfamides ... Les premiers bactériostatiques utilisés, agissent sur l'acide folique bactérien. Encore prescrits pour les voies urinaires, mais de nombreuses souches de colibacilles sont à présent résistantes.
  • Le Triméthoprime ... en association synergique avec le précédent (bactrim) : couverture des patients immunodéprimés (HIV+, greffés) … mais attention : anémies et syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) !
  • Les Quinolones (ciprofloxacine) ... bloquent l'ADN bactérien (ciprofloxacine), bonne pénétration tissulaire, efficaces sur de nombreux gram - et largement utilisées dans les infections urinaires (mais troubles digestifs, vertiges, maux de tête, risque de convulsions, tendinites)
  • Les 5-Nitro-imidazoles ... bactéries anaérobies et protozoaires (amibes, lamblia, trichomonas)
  • La Rifampicine ... plus spécifiquement anti-tuberculeux 

Les antibiotiques qui inhibent la synthèse de la paroi cellulaire

  • Pénicillines de première (streptocoques) et de seconde génération (staphylocoques producteurs de bêta-lactamases). NB. Les pénicillines peuvent induire des éruptions et une anaphylaxie fatale !
  • Pénicillines à large spectre (ampicillines et amoxicilline), actives sur les bactéries gram –
  • Céphalosporines ... utilisées dans le traitement des méningites, des pneumonies et septicémies. Spectre large et résistance aux bêta-lactamases, mais sensibilité croisée avec la pénicilline.
  • Vancomycine ... Actif sur les bactéries gram + (staphylocoques résistants, clostridium difficile). Uniquement IV, risque auditif et rénal. 

Les antibiotiques qui inhibent la synthèse des protéines

  • Aminoglycosides ... injectables, spectre étroit, toxicité rénale et otologique (steptomycine, gentamicine)
  • Macrolides (érythromycine) ... actifs surtout sur les bactéries gram +, utilisés chez les patients allergiques à la pénicilline. Activité particulière sur les chlamydiae, mycoplasmes et légionellose, mais ils passent mal la barrière méningée.
  • Tétracyclines ... large spectre (chlamydiae, borrelia), mais nombreuses résistances. Effets secondaires : tâches des dents, troubles digestifs et surinfections par le candida albicans
  • Chloramphénicol ... risque d'aplasie médullaire : on en limite l'usage à la fièvre typhoïde et aux méningites à hémophilus. 

Antifongiques (mycoses), trois familles de germes :

  1. Candida albicans (filaments non ramifiés, champignon commensal habituellement présent dans la bouche, les intestins et le vagin),
  2. Dermatophytes et aspergillus (filaments ramifiés, mycélium qui infecte la peau, les ongles et les cheveux),
  3. Cryptococcus (levures = champignons unicellulaires, risque d’infection pulmonaire). 

Ce sont des infections le plus souvent superficielles, rarement systémiques qui ne s'observent alors que chez les patients immunodéprimés (HIV, corticothérapie, chimiothérapie, greffés …). Cinq classes d'antifungiques sont proposées :

  • Polyènes … amphotéricine B en IV, nystatine, trop toxique : usage local uniquement
  • Flucytosine ... sur candidoses systémiques, mais résistance rapide
  • Imidazoles (Kétaconazole) et thiazoles ... larges spectre, mieux tolérée, surtout en usage local
  • Griséofulvine ... dermatophytes (teignes du cuir chevelu)
  • Terbinafine ... pour les infections des ongles

   conseil des caisses de sécurité sociale !

NB. En médecine naturelle, l'effet anti-infectieux peut être obtenu de façon :

  • Directe par une des 7 HE antiseptiques majeures = Thym, Cannelle, Origan, Sarriette, Girofle, Pin et Cajeput. NB. surtout évitez les mélanges d’HE !
  • Indirecte par stimulation du SRE à divers niveaux =

Homéopathique en aigu : Hepar sulf. / Lachesis (ge) / Mercurius (pus) / Echinacea (ge) ORL …,

Avec des adjuvants : oligo-éléments = cuivre, argent ... EFFICOMPLEX n°3

En chronique : selon les résultats du PRS (sels / Plante)

+ Sérothérapie = « SRE » + « poumon » + « foie »

 

La résistance aux antibiotiques peut être intrinsèque ou acquise (par sélection ou résistance plasmidique), selon différents mécanismes :

  • Enzyme inactivant ... Bêta-lactamases, contre la pénicilline
  • Enzyme éliminant ... Cas de la résistance aux tétracyclines
  • Développement de voies métaboliques alternatives ... Cas de la résistance aux sulfamides
  • Altération de la liaison aux ribosomes ... Cas de la résistance à l'érythromicine 

 

L'avenir de la lutte anti bactérienne verra probablement le retour des bactériophages : http://www.medecine-integree.com/hopital-virtuel/52-maladies-infectieuses/680-les-bacteriophages

 

Cas clinique : Madame Nicole S. est une sympathique divorcée de 82 ans, qui me consulte par téléphone car, bien qu’asymptomatique, elle trouve que ses urines sont « épaisses ». Un passage au laboratoire révèle une infection urinaire à staphylocoques. Comme elle habite à plus de 500 km, je lui conseille de consulter son médecin traitant. Comme elle veut éviter l’antibiothérapie, elle va voir une « homéopathe » locale qui lui donne d’abord un mélange de cinq essences (?!), puis devant l’aggravation du nombre de germes au contrôle urinaire quinze jours après, de l’extrait de pépins de pamplemousse (antiseptique néphrotoxique : http://www.medecine-integree.com/presentation/39-newpatients/54-actumedicaments) que je lui déconseille.  

Elle insiste alors pour que je lui prescrive un antibiotique qui ferait disparaitre ces germes qui l’effraient quelque peu. J’ai beaucoup de mal à lui faire comprendre que cela ne traiterait que la manifestation et qu’une rechute est probable si on ne se pose pas la question de la cause de ce déséquilibre. En reprenant son PRS de l’année passée, je découvre que la première plante proposée est Juniperus communis (ch1), à la pathogénésie bien connue de néphrite. Sa prise en 1 DH, 10 gouttes trois fois par jour fait disparaitre le germe et les dépots urinaires qui avaient inquiété cette gentille grand-mère.

 

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Anti, Pré et Probiotiques Tue, 13 Dec 2011 21:45:31 +0000
Vitamine A http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/107-vitamines/438-vitamine-a La vitamine A (Rétinol) et le Bêta-Carotène (Pro-vitamine A)

Bien qu'elle fût la première vitamine à être découverte (1913), ce qui explique pourquoi on lui attribua la première lettre de l'alphabet, il fallut attendre jusqu'en 1930 pour déterminer la structure chimique de la vitamine A et bien comprendre qu'elle jouait un rôle crucial dans la croissance et la résistance aux maladies infectieuses infantiles. L'huile de foie de morue, une importante source de vitamine A, fut, dès lors, considérée comme un ingrédient essentiel à la croissance des enfants.

Vitamine liposoluble, la vitamine A se présente, dans l'organisme, sous la forme de rétinol, de rétinal (dans la rétine), d'acide rétinoïque (dans les os et les muqueuses) ou de palmitate de rétinyle (réserves stockées dans le foie). C'est dans la rétine qu'on l'a isolée la première fois, d'où le nom de « rétinol ».

Elle joue un rôle important dans la vision, notamment au chapitre de l'adaptation de l'oeil à l'obscurité, mais aussi dans la croissance des os, la reproduction et la régulation du système immunitaire. Elle contribue à la santé de la peau et des muqueuses (yeux, voies respiratoires et urinaires, intestins), qui constituent notre première ligne de défense contre les bactéries et les virus.

Elle est essentielle à la différenciation et la croissance cellulaire, car elle participe à la transcription de certains gènes et à la synthèse de certaines protéines. Elle favorise également l’absorption du fer et semble jouer un rôle dans la régulation des réponses inflammatoires (rôle anti-oxydant).

L'organisme s'approvisionne directement en vitamine A dans les aliments de source animale (foie, jaune d'oeuf, matière grasse du lait ...), mais il peut aussi le faire indirectement, en transformant en vitamine A certains caroténoïdes provenant des végétaux. On dit de ces caroténoïdes qu'ils sont des "provitamines A" : sur les 600 connus, 50 sont dits « actifs », c'est-à-dire qu'ils peuvent être convertis en vitamine A (légumes : carottes, épinards, certains fruits : abricots, melons ...).

Teneur moyenne de certains aliments en vitamine A (ug pour 100 gr.) :

  • Huile de foie de Morue ....... 20 000
  • Foie de Veau .....................20 000
  • Beurre ................................. 750
  • Oeuf cuit ............................. 550
  • Carottes crues .................... 1 100 ........ 2 000 de Bêta-carotène
  • Epinards .............................. 810
  • Abricots ............................... 270
  • Fromage .............................. 320
  • Tomate ............................... 100
  • Lait entier .............................. 40

Des apports suffisants en protéines et en zinc sont essentiels au métabolisme de la vitamine A. La vitamine E en accroît l'absorption et les réserves stockées dans le foie. Notez également que l'absorption optimale du bêta-carotène contenu dans les végétaux demande la présence d'un peu de matière grasse. Ainsi, si vous prenez un jus de carotte, un jus d'abricot ou des carottes comme collation, votre organisme n'absorbera que très peu de bêta-carotène si vous n'y ajoutez pas une ou deux noix par exemple, ou quelques gouttes d'huile d'olive.

Lors de leur cuisson, les aliments perdent environ 20% de leur teneur en vitamine A.

La vitamine A est potentiellement plus dangereuse que la plupart des autres vitamines, puisqu'elle peut s'accumuler et atteindre des concentrations toxiques, particulièrement pour le foie. Pour la femme enceinte, l'excès de vitamine A est vivement déconseillé. Il faut quand même souligner que le foie peut stocker jusqu'à 500 000 UI (150 mg) de vitamine A avant qu'il y ait surdose.

Le bêta-carotène (pro-vitamine A) ne présente pas les mêmes risques, puisque le corps ne convertit en vitamine A que la quantité dont il a besoin, évitant de la sorte un stockage excessif de cette vitamine.

La carence en vitamine A est pratiquement inexistante dans les pays développés. Les seuls cas, relativement rares, qu'on a relevés concernent des personnes souffrant de troubles physiologiques qui entravent le métabolisme naturel d'assimilation de cette vitamine (malabsorption des gras, fibrose kystique, diarrhée chronique, maladies du foie, sida, maladie de Crohn et colite ulcéreuse, par exemple).

Apports Journaliers recommandés selon la directive 90/496/CEE (AJR) = 800 ug.

Les médicaments suivants peuvent nuire à l'absorption de la vitamine A :
- contraceptifs oraux
- hypolipidémiants : cholestyramine (Questran®), colestipol (Colestid®)
- colchicine (antigoutteux)
- Néomycine (antibiotique)
- Oméprazole (antiacide)
- antiacides contenant de l'hydroxyde d'aluminium (Gaviscon® et Maalox® par exemple)
- Phénobarbital (antiépileptique).

Voir aussi le « Cours de nutrition et micro-nutrition » dans la section « Cyber-campus » ...

à bientôt.

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Vitamines Wed, 18 Feb 2009 08:18:24 +0000
Pré et probiotiques http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/109-prebiotiques/456-pre-et-probiotiques Les pré et probiotiques 

 

« Toutes les maladies débutent dans l’intestin » (Hippocrate, 370 avant J.C.)

Introduction aux notions d’écosystème digestif et de perméabilité intestinale

Les êtres humains naissent axéniques, c’est à dire dépourvus de germes intestinaux. En deux à trois jours, une flore microbienne se développe et s’organise sous forme de populations en état d’équilibre, le long du tube digestif.Le nombre de germes composant cette flore varie en fonction des segments du tractus digestif :

  1. Estomac         10 puissance 3 ou 4
  2. Jéjunum          10 puissance 4 ou 5
  3. Iléon                10 puissance 3 à 7
  4. Colon              10 puissance 11 ou 12

La flore de fermentation est présente dans la deuxième partie de l’intestin grêle et s’étend jusqu’au colon transversal, avec un maximum d’activité au niveau du caecum. Constituée essentiellement par des ferments lactiques et des bifidobactéries, elle permet la fermentation acide des glucides complexes (polysaccharides, fibres diverses) d’où une libération d’acides organiques (lactiques, acétiques, propioniques …) et de gaz carbonique.

En revanche, la flore de putréfaction prédomine dans le colon descendant et sigmoïde. A ce niveau, les protéines subissent un processus de putréfaction et donnent naissance à des corps aromatiques (ammoniac, H2S, indole, scatole …) et à des produits alcalins dont les ptomaïnes, amines toxiques, secondairement inactivées au niveau du foie (par gluco et sulfo-conjugaison), puis éliminées par les urines (Besson et coll. 1993)

Normalement, la flore de fermentation s’oppose à la prolifération de bactéries pathogènes, ainsi qu’au développement de la flore de putréfaction qui, lorsqu’elle est excessive (alimentation carnée, manqué de fibres), devient irritante pour le colon et génère des composes toxiques pour le foie. Ce phénomène se manifeste surtout par un météorisme, des ballonnements et une haleine fétide.

Chaque personne possède une flore intestinale unique, individualisée, composée de plus de 400 variétés différentes de bactéries, elles-mêmes régulées par leurs phages – virus parasites spécifiques. Il est donc logique de fournir à cette flore une alimentation équilibrante, favorisant ses facultés de régénération et d’équilibre.

Les Prébiotiques stimulent de façon sélective la croissance et l’activité de la flore intestinale en respectant l’écosystème propre à chaque individu.

Ceux-ci sont principalement constitués par :

  1. des fibres solubles (pectines),
  2. des fructo-oligosaccharides (FOS), glucides d’origine végétale tels que l’Inuline,
  3. des céréales fermentées, qui contiennent des métabolites essentiels libérés par les micro-organismes pendant le processus de fermentation. Celles-ci renforcent l’activité enzymatique digestive.
On les trouve dans de nombreux végétaux (ail, oignon, asperge, raisin, soja) des racines (chicorée, topinambour), dans les céréales (blé) …

Propriétés :

La consommation quotidienne de prébiotiques permet d’améliorer le transit intestinal. L’effet barrière de la flore de fermentation contre le développement de certaines bactéries potentiellement pathogènes est renforcé, car :

  • les prébiotiques favorisent la sécrétion d’IgA,
  • la production d’acides gras à courte chaine (à partir de l’inuline) acidifie le colon droit,
  • les antioxydants végétaux (comme les polyphénols) contribuent à diminuer l’inflammation.
  • la glutamine (acide aminé) est la première source d’énergie de l’intestin grèle. Il est indispensable au maintien de la trophicité de son epithelium, car il contribue à limiter l’atrophie villositaire et la perméabilité digestive. Pour le Pr. SEIGNALET, la carence en glutamine est l’un des facteurs pouvant expliquer l’échec au régime ancestral hypotoxique.

Il existe maintenant de nombreuses formules de microfibres et de suppléments qui agissent dans ce but (ex. : « Ceres » du lab. Acepsa = mélange de fibres de céréales et sucres de fruits micronisés, vitamines du groupe B et labiées = Silice).

 

Les effets objectivés après 3 mois de supplémentation sont :
  1. augmentation de l’absorption des minéraux (Ca, Mg, fer, Cu, Zn …)
  2. diminution de la concentration du LDL - cholestérol
  3. rétablissement de l’équilibre hydrique du colon (normalisation du transit, sédation des phénomènes inflammatoire de diverticulose),
  4. relance de la détoxication hépatique, amélioration des dermites et de la fatigabilité.

Les probiotiques :

En 1907, l’immunologiste russe Ilya Metchnikoff, collaborateur de L. Pasteur et prix Nobel en 1908, fut le premier à suggérer que les défenses de l’organisme pouvaient être renforcées par l’absorption de bactéries fermentescibles.  

Le rôle des probiotiques - micro-organismes (bactéries ou levures) non pathogènes et non toxiques - est de garantir un équilibre à la flore intestinale, en favorisant la dégradation et l’absorption des aliments. On distingue 4 principaux groupes de pro-biotiques :

1/ Les ferments lactiques qui produisent de l’acide lactique par fermentation de certains sucres. On les regroupe en deux catégories, en fonction de leur morphologie :

-       Les Lactobacilles :

A/ Lactobacillus bulgaris, ferment classique du yaourt. Celui-ci est absent de la flore normale endogène de l’homme. Résistant mal à l’acidité gastrique, il a une faible capacité de survie dans l’intestin (1/100 000) !

B/ Lactobacillus acidophilus, appartenant à la flore normale, ils offrent une bonne résistance à l’acidité gastrique, une forte capacité d’adhérence aux cellules intestinales et s’implantent de façon durable dans le tube digestif.

Eléments importants de la flore de fermentation, les lactobacilles se montent efficaces dans le traitement de nombreux désordres digestifs, tels que diarrhées, flatulences, constipation, infections digestives et troubles inflammatoires. Ces 20 dernières années, les travaux sur les bactéries lactiques se sont multipliés avec l’offre des industriels de l’alimentation. Comme elles ne colonisent pas la flore intestinale, elles doivent être consommées régulièrement. Elles n'ont donc qu’un effet momentané et à l’analyse de selles des patients, ces bactéries ne se retrouvent pas.

2/ Les Coques : Enterococcus et Streptococcus représentent une fraction faible de la flore normale et possèdent une faible résistance aux sucs gastriques. Ils contribuent cependant à la synthèse des vitamines B dans l’intestin.

3/ Les Bifidobactéries : Bifidobacterium lactis et Bifidobacterium bifidum. Elles appartiennent à la flore normale, mais possèdent une faible résistance aux sucs gastriques. Elles contribuent à la synthèse des vitamines B.

4/ Les levures : de type Saccharomyces, elles sont principalement utilisées par l’industrie alimentaire (vin, bière, pain …)

Mode d’action :

Leur mode d’action n’est encore que partiellement élucidé. Malgré tout, plusieurs mécanismes pourraient expliquer leurs effets bénéfiques :

-       Par la dégradation de certains sucres (lactose et polysaccharides), les lactobacilles génèrent des acides organiques (les acides acétique et lactique) qui, en abaissant le pH intestinal, limitent la flore de putréfaction dont le développement est favorisé en milieu alcalin et qui génère des amines toxiques (putrécine, cadavérine), des ammoniac et indoles.

-       Certaines substances élaborées par les lactobacilles (bactériocines) sont susceptibles de neutraliser in situ les toxines microbiennes et le développement de germes pathogènes comme les colibacilles ou les salmonelles.  

-       Elles augmentent l’effet de barrière (répartition des mucines de l’épitélium intestinal), inhibant fortement l’adhérence des bactéries pathogènes (expérience sur Eschericia coli et Salmonella) 

-       Ils renforcent les défenses immunitaires naturelle et spécifique, favorisant la production d’IgA sécrétoire dans la lumière intestinale et stimulent l’activation des macrophages et des structures lymphoïdes (expérience de souris, préalablement traitées avec L. Acidophilus, qui survivent à une infestation par Salmonella typhimurium).

Applications chez l’homme :

-       Traitement des diarrhées infectieuses et motrices (colopathies, diarrhée du voyageur, suite d’antibiothérapie), inflammatoires (rectocolite, iléite de Crohn)

-       Prévention chez l’enfant des phénomènes allergiques et réduction des eczémas atopiques (étude du dr. Kalliomaki Lancet 2001). Amélioration des  troubles ORL chroniques et des diarrhées des nourrissons.

-       Amélioration de l’intolérance au lactose. Lactobacilles rhamosus transforme la caséine du lait en une molécule moins allergisante.

-       Normalisation du transit intestinal, réduction de la constipation (effet obtenu uniquement avec les bactéries vivantes).

-       Effet anticancérigène. Goldin et Gorbach en 1993, on induit des cancers chez des rats par la DMH, activée dans le colon en composé cancérigène par le Bêta-glucuronidase. A la 20 ème semaine, 77% des rats témoins présentaient une tumeur, contre 40% des rats nourris avec une souche de probiotiques.

-       Effet métabolique : diminution du taux de cholestérol sanguin, encore plus net si l’on y associe des fibres qui augmentent l’excrétion des sels biliaires et diminuent l’absorption du cholestérol alimentaire.

Diverses associations sont disponibles, avec divers germes et prébiotiques, citons par exemple : ERGYPHILUS du lab. Nutergia, qui associe Lactobacillus acidophilus, caséi et rhamnosus, avec des bifidobactéries et des fibres prébiotiques. Ce produit sera adjuvé par ERGYPROTECT ensemble de fibres prébiotiques et de nutriments protecteurs comme la Glutamine (aliment des entérocytes) et les polyphénols (anti-oxydants végétaux).

Le laboratoire EFFITHERA (Nutramex en Suisse) propose sa spécialité : « PROBIOTIQUES »  – 6 milliards de lactobacilles par gélules / 4 souches différentes) qui sont à conserver au frais. Le traitement idéal dure deux mois

  • 2 gélules par jour si constipation (demandez des bons de commande au laboratoire)
  • 6 gélules par jour si diarrhée (fonctionne bien dans la maladie de Crohn par exemple).

Autres associations synergiques :

Synergie possible pour obtenir une action anti-rhumatismale = prébiotiques + collagène marin + vitamines ACE (anti-oxydantes) + Oméga 3 (anti-inflammatoires), ex. : « Thalassa » du lab. Acepsa.

Synergie possible pour obtenir une action psychotonique optimale (fibromyalgie, THADA, troubles de mémoire) = prébiotiques + cacao (5,6%) + vitamines ACE (anti-oxydantes), ex. : « Euréka » du lab. Acepsa.

Signalons pour mémoire deux autres méthodes utilisées pour normaliser l’écosystème digestif et la perméabilité intestinale :

- L’isothérapique de cultures de selles (souche isolée), méthode du lab. Berthet, voir "L'écosystème microbien digestif" dans le cours de Naturopathie (Cyber-campus), sur ce site.

- L’élimination des aliments et additifs alimentaires allergisants, après dosage des IgG4. La réintroduction des aliments à éviter n’intervenant que petit à petit en observant attentivement toute évolution des symptômes, voir "Autres bilans biologiques", sur ce site.

Que s’est-il passé durant ce dernier siècle dans notre alimentation ? L’augmentation massive des sucres (quantité x par 6), la réduction des fibres (farineux raffinés), l’introduction de graisses hydrogénées (AG trans), d’additifs alimentaires, la consommation de médicaments irritant le tube digestif (Aspirine, AINS, antibiotiques …)…

Encore mal connu du grand public, le déséquilibre de l’écosystème intestinal (aussi appelée « dysbiose ») atteint pourtant une proportion importante de la population et s’observe par des manifestations variées : constipation chroniques ou alternance de constipation/diarrhée, fermentations intestinales importantes …

Cette dysbiose induit en outre des manifestations plus graves de malabsorption, induisant des carences micro-nutritionnelles et d’hyperperméabilité intestinale (avec ses villosités, le tube digestif représente une surface filtrante d’environ 200 m²), point de départ de nombreux désordres :

  1. métaboliques : fatigue chronique – car les intestins abritent plus de 300 000 neurones, infections récidivantes ou/et allergies de toutes sortes,
  2. de maladies chroniques (acné, syndrome d’hyperactivité :THADA ...)
  3. et dégénératives, par activation constante et anormale du système immunitaire (psoriasis, rhumatismes ...).

Attachement joint : les recherches en cours ... (Le Point, Mars 2010)

Lire aussi : "Nous avons tous besoin de probiotiques et de prébiotiques " Daniele Festy (ed. Leduc.S, 2009).

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Anti, Pré et Probiotiques Wed, 11 Mar 2009 07:25:59 +0000
Vaccins contre la choléra http://prod.medecine-integree.virtua.ch/pharmacopee/115-les-vaccins/993-vaccins-contre-la-cholera Les vaccins contre le choléra

Depuis 1817, l'humanité a connu sept pandémies de choléra, toutes partant du continent asiatique. La dernière, la plus longue, dure depuis 1961. Venue d'Indonésie, elle ne semble pas prête à s'éteindre, comme en témoigne les recrudescence au Nigéria, en Angola, au Pakistan, au Vietnam, au Zimbabwe (4300 morts) et maintenant en Haïti.

Chaque année, 3 à 5 millions de personnes sont infectées par le vibrions cholérique, 100 000 en meurent, malgré l'administration rapide de solutés de réhydratation, l'amélioration des conditions d'hygiène et d'accès à l'eau potable. La souche actuelle "El Tor" semble en outre mieux adaptée au portage a symptomatique, ce qui favorise la diffusion de l'endémie. 

   soluté de réhydratation

Les premiers vaccins contre le choléra ont été assez décevants : six mois d' une protection imparfaite après deux injections. A tel point que l'OMS ne le conseillait depuis 2001 que pour les populations à risque, vivant en zone d'endémie.

Deux nouveaux vaccins oraux semblent plus performants et approuvé par l'OMS : DUKORAL et ORCVAX (vaccin bivalent) produit au Vietnam. C'est ce dernier qui a été utilisé dans deux études de cas-témoins en Haïti publiées dans "PLoS Neglected Tropical Diseases" (janvier 2011). Le vaccin a été utilisé au cours de l'épidémie.

Une couverture vaccinale de 50 à70% (une à deux doses) permet d'éviter un grand nombre de cas de choléra et de décès, car le vaccin s'est révélé efficace à 76%.

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Les vaccins Mon, 28 Feb 2011 20:50:36 +0000