1ème année d’homéopathie : 7ème séminaire = l’adaptation

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1ème année d’homéopathie : 7ème séminaire = l’adaptation

Matière Médicale : les remèdes de l’ADAPTATION = l’aigu purulent, douloureux ou hémorragique !

 

5.1 – LES REMÈDES DU PÔLE RATE – ADAPTATION

Les remèdes du pôle RATE-PANCREAS (clef de l’ADAPTATION) renvoient aux pathologies aiguës, aux décompensations, aux blocages adaptatifs (et donc aux adaptations pathologiques : toute maladie peut-être considérée comme une « adaptation ratée » à de nouvelles conditions… physiopathologiques), aux troubles immunitaires, aux troubles bariatriques (par exemple : obésité = blocage de RATE-pancréas en MTC, avec désir de sucres).

PÔLE RATE – PANCREAS / ESTOMAC  = “TERRE” en MTC (pôle lymphoïde), pathologies du BLOCAGE de l’ADAPTATION

Rappel de mise en place de la subjectivité :   TUB.   >>ž PSORE   >>ž LUÈSE   >>ž ADAPTATION  (phase oedipienne) >>ž SYCOSE

VieuxMédocs  flacons d’homéopathie du 19ème siècle

En situation de blocage chronique (maladie “grave, longue et que rien n’améliore), il faudra commencer par un nosode :

Il y a en effet de nombreux “Stock-nosodes” du pôle rate (+ de 150 dans certains laboratoires (exemple : Schmidt-Nager en Suisse) : Plusieurs nosodes (contrairement aux aux pôles), car chacun correspond à un blocage partiel, contrairement aux quatre autres pôles organiques, la situation de “vide” complet de la Rate-pancréas est incompatible avec la vie.

  • Anthracinum …extrait de la rate d’un mouton malade du charbon (Hering 1830).
  • Botulinum  … toxine du bacillus botulinus, qui se développe dans la charcuterie avariée ou les conserves mal préparées.
  • Cariesinum ou Pyorrhein … fragment de carie dentaire.
  • Colibacilinum … agent des cystalgies sur fond de dépression
  • EBV … agent de la Mono-Nucléose Infectieuse
  • Herpès virus … en prévention des réactivations (jamais en aigu !)
  • Lapis renalis … mélange de calculs urinaires ammoniaco-magnésiens, phosphatiques, uriques et de cholestérine.
  • Leprominum … bacille de Hansen, a été utilisé pour le Vitiligo
  • Malandrinum …  sécrétion caséeuse à odeur fétide du sabot postérieur du cheval, favorisée par l’humidité et le purin (H.C. Allen 1900).
  • Melitagrinum … lymphe de vésicules d’eczéma du cuir chevelu (Skinner).
  • Melitococcinum … Brucella melitensis, la fièvre de Malte.
  • Monilia albicans ou “Candida albicans” … agent des mycoses
  • Morbillinum …  sang de rougeoleux (Gross), toux chroniques qui ont suivi un état éruptif, conjonctivites qui ne guérissent pas….
  • Oscillococcinum …  diplocoque à grains inégaux, très mutagène : il devient pneumo, strepto … il “oscille” selon le  pH du terrain (J. Roy).
  • Penicilinum …
  • Pertussinum …  salive et sang d’enfant mort de la coqueluche (Clarke).
  • Pyrogenium … viande décomposée par autolysat (Kent), pour toutes les affections focales (dentaires, sinusales, utérines,…).
  • Serum equi  … remède des urticaires ou chocs suite de sérothérapie.
  • Streptococcinum … germe connu depuis longue date pour ses complications immunes, il est porté par environ 10%  de la population. Germe aussi impliqué dans la Scarlatine et dans de nombreuses albuminuries (séquelles de glomérulonéphrites)
  • Varicellinum (VZVirus) … pour les cas de Varicelle ou de Zona (fréquent chez les immuno-déprimés).

Certains sont peu connus et employés sous nos latitudes, par exemple :

Bothriocephalus

C’est un vers responsable d’une infestation chronique !

Parmi ceux-ci nous faisons une place particulière aux isothérapiques de vaccins (ex.: Influenzinum … vaccin grippal (mélange de virus de type A et B) et aux iso de médicaments toxiques (ex.: Penicilinum),

De nombreuses pathogénésies des tranquillisants, antidépresseurs et neuroleptiques ont été établies, citons :

  • la Chlorpromazine (Paï en Inde en 1964, puis Julian en 1968) = Largactil,
  • l’Halopéridol (Julian en 1975) = Haldol,
  • la Lévopromazine = Nozinan, Majeptil (Julian en 1968) …

 

Le plus important de ces stock-nosodes nous semble être :

CARCINOSINUM … (tissu de cancer du sein) : “l’aptitude au malheur

Psyché : une insécurité chronique (hypochondrie, pressentiments pessimistes), un sens du devoir exagéré : toute émotion est ressentie péniblement

Soma : tics des paupières, myoclonies, grains de beauté, engorgement ganglionnaire …

 

 

 

Les remèdes du groupe du MERCURE [Hg]

Métal lourd toxique qui se fixe sur le système nerveux et le foie = réactions violentes de détoxication sur muqueuses, peau et reins.
Remède polydirectionnel : quand les phénomènes inflammatoires font place à la suppuration, à l’ulcération, à la sclérose et la gangrène !

Ce sont tous des remèdes de désadaptation brutale (suite d’intoxication, d’infection ou de soucis), vécue dans le mal-être et l’engorgement lymphoïde (jusqu’à son expression purulente). Toxiques, il faudra donc les utiliser en hautes dilutions uniquement ++.

 

Remèdes des contraintes externes         (A: angine G: Ganglions)

  • Froid (et traumatismes) =  Arnica montana / Hypericum
  • Chaleur (sur stagnation) = Mezereum (sinusite, démangeaisons erratiques)
  • Sécheresse = Calendula (remède clef de la SEP)
  • Humidité (oedèmes) = Apis mel. / Asclepias
  • Vent (soucis/poison) = Lachnanthes (Névralgie Cervico Brachiale)
  • Feu (destructeur) = Ailanthus (AG)

Remèdes des fragilités internes :

  • L’eau = Mercurius corrosivus (G) /
  • Le sang =  Mercurius proto ou bi-iodatus (AG)
  • L’énergie/chaleur = Mercurius cyanatus (AG) / Euphorbium
  • Le Yin/Yang = Cinnabaris / Rhus toxicodendron
  • La Lymphe =  Mercurius solubilis (AG)

 

MERCURIUS SOLUBILIS

Mots-clefs : « Le pirate »

C’est un métal lourd, liquide à la température ordinaire, très réagissant avec les protéines organiques –> radicaux cyanuriques très toxiques = prototype des anti-métabolites (immunosuppresseurs, anti-mitotiques et anti-inflammatoires non-stéroïdiens)… n’utilisez que des dilutions supérieures à 9 CH !

Problématique : la réponse agressive au malheur … Il est mécontent de tout, de tous et de lui-même pendant une “traversée du désert” nécessaire avant tout changement. Mercurius, c’est une révolution (dispersée) pour briser l’enfermement, tenter de sortir de l’impasse.

Key-note : L’instabilité (c’est un métal liquide !) par défaut chronique d’adaptation. Sans cesse, il “monte des coups” pour avoir le sentiment de faire bouger les choses ! C’est à dire qu’il s’éparpille , comme la goutte de Mercure que l’on fait tomber.

Psyché : révolution = tout et n’importe quoi (pour oublier son “mal être” !) : instable, impulsif, paresseux et méfiant –> dégoutté de tout … Impulsif (agitation et mauvaise humeur), paresseux et méfiant (fatigabilité physique et cérébrale). Insensible aux malheurs des autres, il n’hésite pas à leur faire payer les conséquences de ses propres folies. Double aspect :

  • –> en aigu réactionnel = la nouvelle donne , après une situation d’échec,
  • –> en chronique = le tricheur, méchanceté gratuite, pas de réflexion (rate)

C’est un grand inquiet (craintes et obsessions), qui dégoutté de tout, devient las et prostré, dépressif et tremblant.

Soma : inflammation aiguë avec tendance à la suppuration :

* des muqueuses = pus jaune-verdâtre, irritant + +

    • haleine fétide et hyper salivation, déchaussement des dents (parodontopathies)
    • angine, blépharo-conjonctivite, bronchite, entérocolite dysentériforme, cystite hématurique, urétrite, métrite …

* de la peau = transpiration nocturne grasse qui ne soulage pas, impétigo, eczéma infecté, herpès, ulcères vénériens avec adénite.

* des organes nobles : hépatite virale ++, néphrite hématurique, périostite, tremblements et agitation nocturne.

Modalités : Tout aggrave Mercurius ! … la nuit, la transpiration, le chaud et le froid, les courants d’air …

N.B. Il existe plus de dix sels différents de Mercure qui ont chacun une polarité organique bien spécifique:

Mercurius vivus … le Mercure de l’enfant, car il existe un élément Magnésium au niveau de ses symptômes. Crampes et tremblements.

Mercurius solubilis  … le Mercure de la femme, très proche de Mercurius vivus

Un des trois remèdes alchimique de la matière médicale (avec Hepar sulf. et Causticum),

C’est celui qui a bénéficié de la plus riche expérimentation pathogénésique.

Mercurius corrosivus … le Mercure de l’homme, le plus puissant (Bichlorate de Hg), très spasmodique, à polarité digestive (ténesme) et urinaire (brûlures muqueuses, hématurie ++), qui évolue vers les acides dans son aggravation.

Mercurius cyanatus … Hg(CN)2

Psyché : tremblements, aréflexie

Soma : le Mercure de l’angine diphtériforme, à fausses membranes (pré-septicémique ?), stomatite, sueurs visqueuses

Modalités : < tous changements de temps, la nuit

Mercurius proto-iodatus  … le Mercure de l’angine à latéralité droite, puis gauche (= Lycopodium).

Mercurius bi-iodatus … le Mercure de l’angine à latéralité gauche, puis droite (= Lachesis), l’adénite lymphomésentérique (pseudo-appendicite).

Mercurius aceticus … le Mercure de l’œil, blépharo-conjonctivite.

Mercurius auratus … le Mercure du nez, ozène, ostéite des os du nez, gomme syphilitique ?

Mercurius dulcis … le Mercure de l’oreille, otite moyenne catarrhale, (Calomel) mais aussi pb. prostatiques avec tenesme rectal.

Mercurius sulfuricus … le Mercure du tube digestif, diarrhée fétide (selles verdâtres), rectite.

 

CINNABARIS [Hg] : sulfate de mercure, voir fiche clinique sur ce site

 

APIS MELLIFICA [Hg]

 

ARNICA MONTANA [Hg]

Mots-clefs : « Le meurtri »

Problématique : vulnérabilité aux chocs

Psyché : peurs la nuit, épuisement et désespoir

Soma : les effets des traumatismes, du surmenage : le lit semble trop dur

ArnicaS

Modalités : < par les blessures, le mouvement

 

Deux astéracées proches d’Arnica ont aussi une pathogénésie de traumatisme :

1/ Bellis perennis (hg), polarité sein et oeil

2/ CALENDULA OFFICINALIS [Hg], polarité ectodermique

Phyto : Soucis des jardins – bactéricide / antalgique / hémostatique

Psyché : psychasthénie

Soma : les plaies infectées, lombalgies chroniques, traumatismes cervicaux et crânien (avec Natrum sulf.)

Contient : Manganèse, stérols, saponosides

 

HYPERICUM PERFOLATUM [Hg]

Mots-clefs : « Le traumatisme du nerf »

Soma : douleurs des terminaisons nerveuses, odontalgies, névrites post-zostériennes, ponctions lombaires …

Modalités : < le temps froid humide, le brouillard

Contient : tanins, flavones, HE (photosensibilisante !)

Phyto (voir Herbier): Millepertuis – dépuratif / psychotonique ++

 

MEZEREUM [Hg] … Bois gentil

Soma : névralgies (engourdissement + hyperesthésie), douleurs malaires (sinusite). Vésicules pruriantes, pustules et croutes (zona)

Modalités : < la nuit

Contient : coumarines

 

RHUS TOXIDODENDRON [Hg]

Mots-clefs : « Le rhumatisant agité »

Problématique : YIN RATE bas -> insuffisance de YANG de REIN et FOIE = vide de YANG => amélioré par le mouvement ++

Psyché : douleurs et agitation

Soma : péri-arthralgies avec dérouillage nécessaire, éruption vésiculeuse (herpès …) avec soif (différent d’Apis)

RhusT

Modalités : < au froid et humidité, la nuit

Contient (voir Herbier): HE, tanins, flavones, phénols (irritants)

 

Remèdes du groupe du BARYUM [Ba]

Le BARYUM est un alcalino-terreux, sorte de Calcium lourd, donc aggravé. Son groupe rassemble des remèdes de désadaptation :

  1. intellectuelle (déficit mental ou Alzheimer),
  2. hormonale (retard de croissance, fatigabilité ou déminéralisation)
  3. et lymphoïde (tendance à la prise de poids, HTA).

Sur le pentagramme des régulations, il fait face à l’Iode (thyroïde), qui est aussi accéléré que Baryta (parathyroïdes) est ralenti. Il s’aggrave avec tendance aux néo-formations ou à la sclérose ++

Contraintes externes de type :

  • Froid (et traumatismes) = Tribulus (impuissance) / Sumbul
  • Chaleur (sur stagnation) =  Opium
  • Sécheresse (acidité)  =  Nux moschata
  • Humidité (oedèmes) =  Helleborus
  • Vent (soucis/poison) = Coca / Lactuca
  • Feu (destructeur) = Strontium carbonicum (HTA)
Fragilités internes :
  • L’eau = Strontium nitricum
  • Le sang = Baryta iod. (HTA) / Strontium iodatum (HTA)
  • L’énergie/chaleur = Strontium muriaticum
  • Le Yin/Yang =  Baryta muriatica (HTA)
  • La Lymphe =  Baryta carbonica (HTA)

NB. Les sels de Strontium (intermédiaire entre le Calcium et le Baryum dans la table des éléments) représentent l’aspect maigre de Baryta.

BARYTA CARBONICA [Ba]

Mots-clefs : « Le ralenti ou le retardé »

Problématique : mécanisme de repli (régression)

Psyché : retard mental des jeunes débiles ou des sénilités précoces, lent, peureux, inattentif, oublieux

Soma : indurations glandulaires, ganglionnaires, artérielles (HTA) et nerveuses (paralysie progressive), dysharmonique

Modalités : < par le froid et l’humidité

 

COCA [Ba]

Mots-clefs : « Le mal des montagnes »

Problématique : anesthésie périphérique (différent d’Opium)

Psyché : euphorie mégalomaniaque et paresthésies

Soma : mydriase, céphalées, vertiges, insomnie d’altitude

 

LONICERA PERICLYMENUM [Ba]

Psyché : vivent dans le passé / les souvenirs (Fleur de Bach)

Soma : congestion cérébrale, tendance comateuse, albuminurie

Contient : amers, sucres, alcaloïdes

Phyto (voir Herbier): Chèvrefeuille des bois – diurétique / fébrifuge / hypolipémiante

 

NUX MOSCHATA [Ba]

Mots-clefs : intoxication avec sécheresse (tableau du botulisme)

Psyché : hallucinations et somnolence

Soma : sécheresse des muqueuses, ballonnement gastrique

Modalités : < par les émotions, la grossesse, le froid humide

Contient : HE (condiment) à cétones

Phyto (voir Herbier): apéritive / digestive / spasmolytique / analgésique

 

OPIUM [Ba]

Mots-clefs : « Anesthésié »

Psyché : hyper idéation euphorique puis obnubilation / torpeur, absence de désirs et de douleurs

Soma : asthénie, insensibilité et constipation, faciès rouge, a soif, se découvre –> délirium tremens

Modalités : < par la chaleur, après le sommeil

Contient (voir Herbier): 25 alcaloïdes, substances de base des neurosciences !

Proche : Helleborus (ba) renonculacée

 

Remèdes du groupe du PLOMB

Le groupe du PLOMB est également un ensemble de remèdes d’états bloqués, dans un contexte de névrite, de paralysies et de spasmes (c’est le groupe du Cuivre qui lui fait face sur le Foie) avec vaso-constriction intense. La cause en est toxique (ex.: plombier-zingueurs) ou neuro-dégénérative (ex.: Parkinson sénile).

Contraintes externes de type :

  • Froid (et traumatismes) = Oleander (céphalées-vertiges)
  • Chaleur (sur stagnation) = Ustilago (méno-métrorragies)
  • Sécheresse (acidité) = Boletus satanas (diarrhée)
  • Humidité (oedèmes) = Lathyrus (le pois chiche !)
  • Vent (soucis/poison) = Agaricus (le LSD)
  • Feu (destructeur) = Secale cornutum (gangraine)/ Thallium (décalvante)

Fragilités internes :

  • L’eau = Plumbum tetra ethylicum (dépression)
  • Le sang = Viscum album (HTA)
  • L’énergie/chaleur =  Plumbum chromicum (coliques)
  • Le Yin/Yang =  Plumbum (atrophie musculaire)
  • La Lymphe =  Plumbum iodatum (induration mammaire)

 

PLUMBUM METALLICUM

Mots-clefs : « Si vous m’aviez connu avant ! »

Problématique : remède de toutes les rigidités

Psyché : stimulé par le risque et le scandale !

Soma : tremblements et paralysie, constipation et coliques, néphrite et HTA, artérite

Modalités : < par la compagnie, le mouvement

 

AGARICUS MUSCARIUS [Pb]

Mots-clefs : « Cerveau au ralenti » « Le hippie ?»

Problématique : désorientation temporo-spatiale

Psyché : refuse tout effort, lent mais loquace

Soma : douleur et parésie + sensation de froid de glace

Modalités : < le grand air, le froid, l’alcool

Contient (voir Herbier): LSD (drogue des vikings !)

 

SECALE CORNUTUM [Pb]

Mots-clefs : « L’ischémie »

Soma : artériopathie cérébrale et périphérique, hémorragies, syndrome dysentérique avec algidité

Modalités : < par la chaleur (malgré le froid objectif)

Contient (DHE) : alcaloïde (ergot de seigle), phosphate de Ca, Mg et K

 

VISCUM Album [Pb]

Psyché : dépressif hypersensible et révolté

Soma : céphalées, vertiges, bourdonnements d’oreilles, angor, HTA, tachycardie paroxystique (ou bradycardie)

Modalités : < aux mouvements, à la chaleur, la nuit

Phyto (voir Herbier): Gui – immunomodulant (pso. / cancer = Iskador : il existe beaucoup d’autres guis, différenciés par l’arbre qu’ils parasitent] / hypotenseur / sédatif.

 

Les remèdes du groupe de l’ETAIN

L’étain est proche de Silicium, mais son action est surtout toxique : réactions spasmodiques sur fond d’épuisement, puis dégénérescence des tissus.

Le groupe de l’ÉTAIN est caractérisé par des remèdes asthéniques (groupe ambassadeur du Poumon dans la Rate-pancréas) et immunodéprimés (les glaires jaunes et les sueurs nocturnes en sont une caractéristique). Remèdes clefs des insuffisances cardio-respiratoires (bronchite chronique, DDB, emphysème, Tuberculose pulmonaire…).

Contraintes externes de type :

  • Froid (et traumatismes) =  Balsamum peru
  • Chaleur (sur stagnation) = Oleum caryophylli (Clou de Girofle)
  • Sécheresse (acidité) = Myosotis
  • Humidité (oedèmes) =  Eriodictyon (Yerba santa)
  • Vent (soucis/poison) =  Hyssopus (convulsif)
  • Feu (destructeur) = Silphium (émaciation)

Fragilités internes (polycrests et satellites) :

  • L’eau =  Cetraria islandica (dépressif)
  • Le sang =  Aspidosperma (= Quebracho)
  • L’énergie/chaleur = Stannum iodatum (bronchorrhée)
  • Le Yin/Yang = Stannum (douleurs et crampes)
  • La Lymphe = Marrubium (l’asthme)

 

STANNUM METALLICUM

Mots-clefs : « Le paradoxe »

Problématique : épuisement et surcompensation

Psyché : extrême faiblesse avec crampes, douleurs ondulantes, inadaptation et orgueil –> dépression

Soma : catarrhe irritatif chronique, état hémorragique, tuberculose ou autre infection chronique (DDB, HIV…)

Modalités : < tout effort ou émotion

 

CETRARIA ISLANDICA [Sn]

Psyché : désespoir caché -> pulsions suicidaires

Soma : dyspnée, expectoration (sang, pus), diarrhée chronique

Contient : mucilages, acides antibiotiques

Phyto (voir Herbier): Lichen d’Islande – tonique / antiseptique pulmonaire

 

MARRUBIUM VULGARE [Sn]

Soma : toux grasse (asthme, emphysème, insuff. respiratoire)

Contient : HE, tanins, amers, fer, potassium

Phyto (voir Herbier): Marrube blanc – asthme / emphysème / mastose / diabète

 

Les remèdes du groupe des ACIDES

Les acides constituent des remèdes particuliers, car c’est le moment où tout bascule : le blocage de l’adaptation évolue vers une somatisation en aigu (Rate vers Rein) sur fond de sécheresse. Il faut alors éviter les simplifications abusives : doser l’acidité dans les urines et tenter de compenser celle-ci par la prescription de sels alcalins ne sert à rien, car l’acidité est locale (le corps fonctionne sur un modèle compartimental).

Le groupe des ACIDES rassemble les remèdes de l’insuffisance du pôle lymphoïde, que se manifeste sur l’axe Rate –> Rein, par la sécheresse, une atteinte des structures (ulcérations) et des manifestations inflammatoires et douloureuses de surface (Yang apparent).

Comment repérer un état acide ? : LE MALADE A MAL, car il est dans une situation de FEU qui dévore ses structures… Les acides ont une série de

symptômes en commun :

1/ la causticité : inflammation et ulcérations  de la peau et des muqueuses (comme Mercurius, sauf Phosphoricum acid.). MTC : manifestions de type Yang non-contrôlé à l’avers, par vide de Yin (lésions des structures par sécheresse) :

  • digestives = gingivite, vomissements et diarrhée putride, fissure buccale ou anale
  • respiratoires = oppression et toux / vaginales = leucorrhée acide irritante,
  • peau et poils = chute des cheveux, sueurs généralisées.

2/ l’intoxication neuro-musculaire : précipitation , irritabilité et épuisement (= acidose / surtout Lacticum acidum, comme les Natrum et les Kalium).

3/ une tendance hémorragique sur terrain anémique (= Venins)

4/ des modalités particulières d’aggravation : nocturne (ou matinale), par le froid (sauf Fluoricum acidum), par le café (qui contient de l’acide cholégénique).

Contraintes externes de type :

  • Froid (et traumatismes) = Oenothera biennis (NAD)
  • Chaleur (sur stagnation) = Formica rufa (cystite)
  • Sécheresse (acidité) =  Benzoïcum acidum (goutte)
  • Humidité (oedèmes) =  Citricum acidum / Citrus aurantium
  • Vent (soucis/poison) =  Hydrocyanicum acid. (évanouissements/convulsions)
  • Feu (destructeur) = Carbolicum acidum

Fragilités internes :

 

NITRICUM ACIDUM [Ac]

Mots-clefs : « Le vrai râleur »

Problématique : faiblesse irritable, douleurs « en écharde »

Psyché : aigri, têtu, rancunier -> déprimé et ruminant

Soma : douleurs et irritation (peau / muqueuses / orifices), verrues, ulcérations et fissures

Modalités : < la nuit, les changements de temps

 

ACETICUM ACIDUM  [Ac]

Mots-clefs : « L’acido-cétose du diabète »

Psyché : tristesse et confusion

Soma : épuisement avec œdème des jambes, soif avec salivation abondante, dyspepsie acide, diarrhée liquide –> l’anémie

 

BENZOICUM ACIDUM

Soma : inflam. muqueuses (stomatite, leucorrhée, diarrhée blanchâtre, cystite…), colique néphrétique, arthralgies goutteuses (tophi)

Modalités : > par la diurèse

 

PHOSPHORICUM ACIDUM [Ac]

Mots-clefs : « Le désintérêt »

Problématique : adolescent désadapté ou adulte en “burn-out”

Psyché : indifférence, dépression nerveuse, insomnie

Soma : impuissance des jeunes, diarrhée chronique indolore, chute des cheveux et des poils, diabète maigre

Modalités : < chagrins, contrariétés, les excès

 

SULFURICUM ACIDUM [Ac]

Problématique : l’éthylisme

Soma : aphtes, pyrosis, gastrite chronique, pancréatite, hémorragies de sang noir, faiblesse et tremblements

Modalités : < le froid

 

FLUORICUM ACIDUM  [Ac]

Mots-clefs : « L’irresponsable » (cf. Michel Blanc dans le film : “Viens chez moi, j’habite chez une copine“)

Problématique : anormalement optimiste

Psyché : hyperactif, infatigable et volage ++

Soma : suppuration chronique –> la fistulisation

Modalités : prurit violent < par la chaleur

 

Et il y a plein d’autres acides …

Et bien sûr l’aspirine :

 

OXALICUM ACIDUM (ac)

Kreosotum (ac) … Ecoulements corrosifs avec tendance hémorragique

Samarskite (ac)

A propos de l'auteur
Jean-Pierre Duboc
le dr. Jean-Pierre Duboc est le rédacteur-coordinateur de cet enseignement d'homéopathie. Mathématicien de formation, il exerce depuis 1994 la médecine intégrative avec l’approche systémique de l’homéopathie (couplage de la Matière Médicale homéopathique avec la biologie et la Médecine Traditionnelle Chinoise) développée par Jean-Yves Henry.