BNS24 à Tahiti !

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Les BNS24 à Tahiti !

Nous avons reçu, il y a quelques mois, une cinquantaine de sérums prélevés par un de nos confrères, sur des malades de Tahiti, lors d’un séjour à “l’institut de recherches médicales Louis Malard”, à Papeete. Malheureusement nous n’avons pu avoir que peu de renseignements cliniques : six malades étaient signalés comme hanséniens (terminologie moderne pour dire “lépreux”), deux autres souffrant de filariose.

La lecture de ces BNS s’avère surprenante : il existe une réelle similitude de ces BNS, … tel point qu’il est possible de réaliser un véritable “portrait robot” biologique de ces patients, puis d’étudier les différentes variantes qui se présentent parfois :

Aspect des protidogrammes = hyper Gamma / hypo Albumines + Alpha 1

Aspect des Eu-globulines = hyper Eu-gamma / hypo Eu-alpha

Tests de remèdes :

  • hyper-floculants : Kalium (Kalium bichromicum) + Iodum (Kalium iodatum) + Aurum
  • hypo-floculant : Calcarea

Un tel aspect (hyper-floculant en hyper-gamma), avec grande similitude des profils entre eux se rencontre également dans les populations noires des iles des Antilles dont nous avons l’habitude. Ces sérums tahitiens ayant été comparées, lors de l’analyse, à des normes européennes, nous pouvons proposer une explication à ce phénomène :

Le « gradient parasitaire » était une donnée méconnue des études médicales en Europe. Or, lors de mes deux années aux Antilles, j’ai été frappé par l’aspect dissemblable des profils biologiques des patients d’origine européenne (les “métros”) et des patients d’origine africaine. Ces derniers avaient des profils hyperfloculants hyper Gamma, l’aspect inverse s’observant chez les patients d’origine européenne. Je cru d’abord que ce phénomène était lié à une adaptation à l’ensoleillement (le soleil étant immuno-suppresseur). Puis rapidement, je me suis rendu compte que ce phénomène se retrouvait dans les populations du globe qui vivent proches de l’équateur : indous, polynésiens, etc … Les pathologies observées avec une grande prévalence dans ces pays (diabète, rhumatismes, HTA …) sont d’ailleurs sous-tendues par cet aspect sérologique auto-immun.

C’est la MTC qui m’a fourni la clef du problème : les climats « humidité + chaleur » sont favorables à une infestation parasitaire. Les populations qui vivent depuis des millénaires sous cette pression parasitaire ont sélectionné les sujets les plus résistants (les hyper-immuns), les autres disparaissant rapidement de maladies endémiques. Ce phénomène provoque un épaississement chronique du réseau de Jerne (= hyper Gamma + Eu-gamma), qui favorise l’engorgement lymphoïde (“tan”= glaires), la fréquence du diabète (l’obésité = pancréas) et de l’HTA (le lit capillaire s’encrasse) qui est 4 à 5 fois supérieure aux normes européennes…

Nos actuels amis d’origine équatoriale sont porteurs dans leur génome de cette sélection, et donc particulièrement aptes à supporter une éventuelle infestation. Cette défense à un coût : une tendance accrue à la hyalinose, donc au développement précoce de maladies dégénératives.

 

Ce “profil moyen” peut être subdivisé en deux sous-groupes d’égale importance, en fonction du comportement du paramètre Ammonium, qui est tantôt bas (-1e) tantôt très élevé (+2e)… confirmant le risque diabétique de cette population.

En étudiant les cas des six malades hanséniens, nous observons une baisse significative des paramètres Carbo. et Sulfur. Nous avons constaté un comportement analogue de ces marqueurs, en métropole, dans les cas de tuberculose … ce qui est logique, ces deux affections graves sont de mécanisme immun, déclanchée par le même type de bacille acido-alcoolo-résistant.

Si nous nous penchons à présent sur les deux cas de filariose, tous deux se singularisent par un effondrement du paramètre Iodum (paramètre normalement élevé dans le reste de la population). Les filaires induisant des réactions allergiques chroniques (hyper éosinophilie ++): un tel effondrement est tout à fait significatif.

En ce qui concerne les thérapeutiques choisies par l’informatique, nous trouvons avec une belle constance les plantes capables de régulariser les profils hyper-floculant en hyper-gamma :

Equisetum arvense / Mentha arvense / Arctium lappa / Vanilla planifolia / Stachys sylvatica …

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.