Desmodium

 

alt   DESMODIUM ADSCENDENS

le Desmodium adscendens, de la famille des Fabacées est commune à lAfrique équatoriale et en Amérique latine. C’est une herbacée avec de longues tiges rampantes qui pousse spontanément près des palmiers, des cacaoyers ou dans les potagers.

Traditionnellement utilisé par les Camerounais et les Ivoiriens pour lutter contre l’hépatite, le Desmodium est également employé dans d’autres pays d’Afrique pour soigner l’asthme, et au Venezuela contre l’épilepsie. A l’appui de ces indications, dont les Docteurs Pierre et Anne-Marie Tubéry ont pu observer l’efficacité sur les Africains comme sur leur patients, ils ont rédigé une précieuse étude pharmacologique détaillée.

Par ailleurs, que ce soit au Ghana avec le Pr. Addy, dans le laboratoire ethno-botanique de l’Université de Metz, ou encore avec la thèse d’Olivier Heard, de la Faculté de Pharmacie de Tours, les études réalisées montrent très clairement l’effet hépato-protecteur et anti-allergique du Desmodium.

NOM FRANÇAIS : Desmodium

PRINCIPES ACTIFS (feuilles) : Alcaloïdes indoliques, acides gras insaturés (3%), saponosides, flavonoïdes.

INDICATIONS traditionnelles des parties aériennes : traitement de la « jaunisse » et de l’asthme (flore du Sénégal 1976). Contre l’eczéma et le psoriasis, mais cette fois en utilisant de la poudre de racines.

PRINCIPALES ETUDES :

  1. Effet protecteur du foie dans l’hépatite toxique, par inhibition des prostaglandines pro-inflammatoires (Heard, 1994). En cas de chimiothérapies il a d’ailleurs été constaté que la prise de Desmodium apporte une diminution, voire une suppression totale des nausées et vomissements, ainsi que le retour à un appétit normal.
  2. Spasmolytique et bronchodilatateur, par augmentation des prostaglandines myorelaxantes (Addy, 1984, 1988 et 1992)
  3. Depuis les travaux de Pierre Tubery (1989 en Afrique), le Desmodium est largement utilisé comme protecteur hépatique (pathologies virales chroniques, alcoolique ou médicamenteuse). Cette plante tend à normaliser les transaminases (dose = 5 à 10 gr. /jour).
  4. Sans oublier une action neuro-protectrice suspectée par l’INSERM et le CNRS de Montpellier, lors de leur étude très prometteuse réalisée en 2009 s’étant basée sur son utilisation traditionnelle contre l’épilepsie..

 

Pour en savoir plus … http://tubery.pierre.free.fr/

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.