En catamaran, rencontres pour un monde meilleur (2)

En catamaran, rencontres pour un monde meilleur (2) = première étape, été 2018 : Marseille –> Gibraltar

Au printemps (début mai), nous nous retrouvons à Port Saint Louis du Rhône pour une mise à niveau (nouveaux trampolines, voiles réparées, second panneau solaire, housses de cabine, téléphone satellite, désaliniseur, etc …),

   et même un drone, pour vous faire profiter de belles vidéos !

L’ambitieux programme initial !

Après quelques retouches de peinture et une bonne couche d’antifouling, Peter Pan quitte Port Saint Louis du Rhône en juillet. Le temps n’est pas idéal, mais nous marchons à 6 nœuds dans une assez forte tramontane (15 à 20 nœuds de vent), à 45 degrés du vent, ce qui est bien pour un multicoque. Pauvre Valéryia, notre passagère ukrainienne, qui va passer 36 heures recroquevillée au fond de sa cabine à prier dieu que celui-ci lui enlève la vie pour que la torture s’arrête ! Après 48 heures de progression, un front de vent du sud s’oppose alors à notre progression : nous partons nous réfugier – toujours au près – vers la Costa brava. Nous finissons par arriver à Sant Feliu de Guixol, un soir d’éclipse de lune ! C’est un petit port accueillant, mais en pleine fête foraine, avec concerts nocturnes et feux d’artifices : sympathique certes, mais difficile de dormir avant 3 heures du matin !

Le vent tourne après quelques jours et nous repartons pour les Baléares. Ibiza est atteinte deux jours plus tard, juste à temps pour le changement d’équipage. Le vent nous est enfin favorable : nous filons vers le sud-ouest en longeant la côte, pour atteindre 14 nœuds au portant durant une nuit ! C’est notre record – en sachant que Pilgrim, un Tiki 38 aussi, a posté l’an dernier sur U-Tube une vidéo où il dépassait 18 nœuds au large de la Corse !

Ingénieux système de douche solaire (que l’on hisse le soir – quand l’eau est chaude – pour l’usage de l’équipage) …

A même le pont, massage chinois (Tui Na) à l’escale, grâce à Valeryia …

Où l’on découvre un cocktail “détox” d’Ibiza : citron + gingembre + menthe +++

et l’on fait de belles ballades sur les parties de la côte encore sauvage …

et parfois nous sommes accompagné de familles de dauphins  …

Notre but consistait à rejoindre Gibraltar. Tout se passe bien jusqu’à ce que le vent tombe, remplacé par une houle qui rend les mouillages forains inconfortables. Nous atteignons au moteur Estepona, une des marinas de la côte espagnole, non loin de Gibraltar, qui veut bien nous accueillir pour les 3 prochains mois.

A l’escale, nous arborons fièrement le drapeau de Saint Malo (la ville de mes ancêtres), qui a été aussi celui de Surcouf (célèbre corsaire de Napoléon1er) !

Et au large de Marbella, nous sommes gratifié d’un mythique et rare “rayon vert” !

ça y est, Peter Pan est prêt pour nous attendre jusqu’à l’automne !

 

En novembre, le programme initial va changer … lisez la suite !

Travel   n’est-ce pas ?

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.