Gestion du stress ?

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La difficile gestion du stress

« Le stress est l’aboutissement de l’ensemble des bouleversements hormonaux et neurobiologiques provoqués par tout élément capable de menacer l’intégrité physique ou psychique de l’individu » Hans SELYE en 1950.

Lorsque vous êtes stressé, votre corps libère une hormone appelée le cortisol. A faible dose, c’est une bonne chose car le cortisol donne l’alerte générale dans votre organisme, ce qui vous permet d’être plus attentif au danger. Mais lorsque vous sollicitez trop votre organisme – physiquement ou psychiquement – votre corps va ordonner la production de grandes quantités de cortisol.
Et là, c’est votre cerveau qui peut en faire les frais. A l’université du Texas par exemple, des chercheurs ont réuni des participants, puis leur ont injecté 10 mg de cortisol afin que leur état de stress augmente. En seulement 25 minutes, ces participants ont vu l’activité de leur cerveau diminuer de façon spectaculaire dans les régions de l’hippocampe et l’amygdale. Ce sont des zones cérébrales importantes pour la mémoire, l’apprentissage et la gestion des émotions.

 

A cette description dynamique (dans le temps) il convient d’ajouter un ensemble de fragilités organiques, que l’on peut objectiver par les BNS (niveau tissulaire) et les BNT (niveau cérébral) … Essayons de modéliser ce fonctionnement, donc les fragilités que nous pouvons observer :

1er niveau des émotions : le pôle organique FOIE et VB, “boucler des émotions” en MTC, qui peut d’ailleurs générer une réaction immédiate : la colère (émotion du Foie en MTC). Or, ce “bouclier” peut être pris à défaut par une émotion trop forte ou trop prolongée … il devra alors s’appuyer sur les pôles organiques qui l’entourent et fournissent une aide spécifique

2ème niveau de la gestion des émotions :

  1. Le pôle Poumon-Colon, qui gère l’énergie qui soutiendra l’émotionnel du Foie. D’ailleurs, on entend fréquemment les patients remarquer que “Quand ils sont fatigués, ils pleurent pour un rien !” De plus, le poumon est le dépositaire de notre identité narcissique, donc de notre sentiment d’insécurité !
  2. Le pôle Rate-Pancréas, qui apporte la réflexion logique, nécessaire à recadrer la situation. Dans la société moderne, où l’on joue sans cesse avec l’émotionnel du public, chacun sait que l’on a du mal à trouver des article “de fond” qui étudient posément les situations de contrainte qui s’imposent à nous et à nos sociétés.
  3. Le pôle Rein-Surrénales, qui gèrent la volonté, la capacité de faire avancer nos idées et de s’opposer aux autres. Dans les situations de dépression ou de Burn-out, il est épuisé et ne pourra pas “nourrir le Foie”, d’où une fragilité émotionnelle extrême !
  4. Le pôle Coeur, qui gère Shen, l’idéal social sur lequel s’appuie notre personnalité …

Q’observons-nous le plus souvent quand un(e) patient(e) vient nous voir pour un “excès de stress” : l’émotionnel du foie est fragile (tempérament “soupe au lait” ?), la fatigue est présente, la volonté chancelante (sur le long terme en particulier), les idées pas très claires (situations généralement compliquées) et l’absence d’image de soi construite (l’angoisse et les préjugés sont fréquents) …

Il faudra que le patient prenne conscience de ses fragilités, passe par des phases de (re)décisions libératrice, soutenu par les remèdes physiologique adaptés que son praticien utilisera de manière ciblée, en fonction des difficultés présentes et des progrès constatés …

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.