La bioélectronique de Vincent (BEV)

La bioélectronique de Vincent
Les médecines naturelles, elles aussi, font appel aux prises de sang, et d’ailleurs également d’urine ou de salive… mais généralement plus pour connaître le terrain et les tendances globales du malade que pour mesurer quantitativement des données précises.
C’est un ingénieur hydrologue, Louis Claude Vincent, qui mit au point, en 1952, la technique de la “bioélectronique” (BEV).
https://www.youtube.com/watch?v=Y7782mV4QbI
Son principe repose sur l’idée que le terrain biologique peut être mesuré sur la base de trois paramètres fondamentaux, correspondant aux trois états organiques :
  1.   magnétique,
  2.   électrique,
  3.   et diélectrique.
Ces trois états se manifestent respectivement par :
  •   → le pH : alcalinité ou acidité,
  •   → le rH2 : concentration en électrons,
  •   → la résistivité : capacité d’un liquide à résister au courant électrique.
Ces mesures s’établissent sur des échantillons de sang, d’urine et de salive. Elles permettent ainsi d’évaluer :
  → sur le sang : l’état du terrain,
  → sur l’urine : l’élimination,

  → sur la salive : les capacités de la digestion.

Etudions plus précisément chacun de ces paramètres…

Le pH

C’est le taux d’acidité ou d’alcalinité. Le pH sanguin normal, selon Louis-Claude Vincent, doit être de 7,1. Or, la médecine allopathique le situe à 7,4, c’est-à-dire dans ce que le créateur de la bioélectronique considère déjà comme un début d’alcalose.
C’est cette même alcalose qui, par sa déficience en protons H+, entraîne une diminution du champ biomagnétique favorisant notamment l’évolution du cancer.
Rien d’étonnant, donc pour lui, que le cancer soit si répandu en une époque où la médecine officielle considère comme normal ce pH sanguin alcalin lié à un état précancéreux.

Le pH urinaire, quant à lui, donne des indications évidemment inverses, dans la mesure où une urine trop acide correspond à une alcalose sanguine. C’est donc essentiellement avec ces deux paramètres des pH sanguin et urinaire, éventuellement enrichis du pH salivaire, que la bioélectronique définit l’état d’acidité ou d’alcalinité du « terrain ».

Ceci permet d’obtenir une toute première indication puisqu’on sait, par exemple, qu’un pH alcalin au-dessus de 7,1 présente un risque de cancer, alors qu’un pH acide, en dessous du même taux, peut être favorable à des pathologies comme la tuberculose. Ainsi ce bilan autorise-t-il la mise en route d’une diététique personnalisé puisqu’il suffit, dans ce système, de ramener par l’alimentation le pH du terrain à la normale :

  → s’il est trop alcalin : en consommant des aliments et des boissons “acides”, comme le vinaigre, les carottes, tomates, poireaux, oignons, épinards, ail, citron vert, pamplemousse, orange, raisin, pomme, pèche, pain complet, farine de seigle, germe de blé, bœuf, yaourt, moutarde, sucre non raffiné, etc. …

  → s’il est trop acide : en optant pour les eaux minérales alcalines, le sucre raffiné, les pommes de terre cuites à l’eau, le sel, etc. …

Le rH²

Au pH vient s’ajouter le second paramètre, le rH2, ou état électrique, s’exprimant en termes d’oxydation ou de réduction :
  → en dessous de 21, on dit que le sang est réduit et va entraîner fatigue, diabète, voire coma !

  → au-dessus de 21, on dit qu’il est oxydé et mène alors à l’insomnie, aux névroses, au nervosisme, aux thromboses ou au cancer.

Le rH2 augmente, c’est-à-dire va en direction d’une oxydation, à la suite de manque de sommeil, de fatigue, de constipation, d’énervement, de vieillissement et de dégénérescences. C’est pourquoi le sommeil, le calme, la conservation d’un péristaltisme efficace et une complémentation en antioxydants s’avèrent essentiels pour rester le plus près possible d’un taux de rH2 équivalent à 21, c’est-à-dire équilibré.
Présentés sur un graphique (ou « Bioélectronigramme »), dès 1956, ces valeurs, lorsqu’elles divergent, signeraient le risque vasculaire ou tumoral.

pH + rH²

Le croisement des deux paramètres, pH et rH2, a permis à Louis-Claude Vincent d’établir les quatre terrains bioélectroniques que l’on peut considérer comme autant de diathèses, avec :

  → Le terrain alcalin oxydé générateur de cancers, de virus, néphrites terminales, thromboses, artérites, leucémies, diabète simple, constipation, phlébite, névrose, épilepsie ou spasmophilie

  → Le terrain alcalin réduit, avec ses microbes, typhoïde ou choléra

  → Le terrain acide oxydé avec la polio, les maladies infantiles, la tuberculose, le psoriasis ou les mycoses

  → Le terrain acide réduit avec ses cirrhoses, ascites, diabète, tétanos ou néphrites aiguës.

Le rô

Le troisième paramètre, le rô, ou résistivité, mesure la concentration en électrolytes, autrement dit le degré d’intoxination du sang.

En dessous de 220 ohms, le rô sanguin indique une trop grande réceptivité aux inductions électromagnétiques de l’environnement, accompagnée d’une augmentation du rH2. Il convient alors de drainer l’organisme de manière drastique, à l’aide de phytothérapie et d’homéopathie, de monodiètes et la consommation d’une eau extrêmement pure comme la Mont Roucous.

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Quelques rares laboratoires français propose ces tests à leur clientèle. Malheureusement, ces valeurs varient beaucoup dans le temps et en fonction de l’alimentation, l’hydratation et la fatigue des patients. De plus, le corps humain étant un modèle polycompartimental, ces quelques mesures ne donnent qu’une image partielle de la situation interne réelle.
Certaines écoles de naturopathie enseignent encore ces données, à présent historiques ! Certains praticiens l’utilisent toujours, comme notre ami Angelo LUCAS, de Lisbonne, qui bénéficie d’une importante base de données (45 000 patients) et d’une informatique intégrant la dynamique de variation de ces 9 paramètres autorisant le calcul théorique d’un « âge biologique » (?).
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.