La maladie de Basedow

La “maladie de Basedow” est une hyperthyroïdie d’origine immune (présence d’AC anti récepteur à la TSH, qui induisent une stimulation intense de la glande entière, un oedème prétibial et une exophtalmie). C’est une affection fréquente (1 à 2 % population), plurifocale : thyroïde + oeil (exophtalmie) + téguments (myxœdème pré tibial : méridien du Rein), à nette prédominance féminine (8/1) et à début pré ou per-ménopausique (surtout chez les sujets HLA B8 et DR3).

Son premier symptôme en est souvent le divorce (l’excitation entraînant rapidement un conflit conjugal !). Puis se développent les symptômes de l’hyperthyroïdie : tachycardie, tremblements, agitation, hypersensibilité à la chaleur, insomnie, asthénie par faiblesse musculaire, amaigrissement avec augmentation de l’appétit …

ExophT   deux cas rares : exophtalmies débutantes unilatérales

Sa complication la plus grave est la cardiothyréose (tachycardie paroxystique, fibrillation, jusqu’à l’asystolie …). Mais l’exophtalmie et le cortège de signes oculaires qui l’accompagne sont souvent rebelles au traitement. Il est intéressant de savoir que, chez trois femmes de notre série, l’exophtalmie, qui résistait aux méthodes classiques, a été remarquablement réduite par le traitement homéopathique. 

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Traitement classique :

  1. Les antithyroïdiens de synthèse (Néomercazole) constituent le traitement de première intention de la femme âgée de moins de 40 ans (prescrits sous couvert d’une contraception, d’un traitement de substitution et d’un contrôle biologique. Une à deux années de traitement.
  2. La thyroïdectomie radicale (quasi totale) : on doit prendre des hormones thyroïdiennes de remplacement (levothyroxine) pour le reste de sa vie.
  3.  L’iode radioactif. On l’utilise pour traiter les nodules qui produisent des hormones (les nodules « tièdes » ou « chauds ») et qui entraînent des symptômes d’hyperthyroïdie. Un traitement de deux à trois mois suffit normalement pour que les nodules se résorbent et que les symptômes de l’hyperthyroïdie disparaissent.

Or, faire disparaitre les troubles en agissant sur la thyroïde, c’est bien, mais la cause est ailleurs : c’est une auto-immunité qui peut à tout moment se redéployer vers un autre tissu ! Un BNS est en fait indispensable si l’on veut réguler l’inflammation froide, qui est la cause profonde de cette affection grave.

Les remèdes homéopathiques de base de ces troubles sont le plus souvent :

IODUM (haute dilution) … néglige sa santé, pressé d’agir (différent d’Argentum nitricum, qui est hypochondriaque)

ou Natrum muriaticum … si les symptômes correspondent.

 — BASEDOW SOMATIQUE

  • Arsenicum album … l’agitation nerveuse et l’amaigrissement progressif
  • Cactus (zn) … troubles du rythme cardiaque
  • Calcarea iodata ou Spongia (io) … hyperplasie ou goitre nodulaire
  • Crataegus oxyacantha (ge) … l’exophtalmie
  • Digitalis (as) … la cardiothyréose, avec cœur lent (9 à 30 CH)
  • Jaborandi (mn) … goitre exophtalmique
  • Lycopus virginicus (io) … la tachycardie (remède fidèle) et l’exophtalmie
  • Paris quadrifolia (ge) … exophtalmie avec sensation que les yeux sont tirés en arrière, comme par un fil
  • Spigelia (cu) … le pouls irrégulier, les extrasystoles.

— BASEDOW EMOTIF

  • Lachesis (ge) … hyperthyroïdie de la ménopause
  • Aurum … sclérose tissulaire et vasculaire, sur goitre (parfois énorme)

— BASEDOW de la SPHERE GENITALE

  • Palladium (au) … douleurs dans les seins et les ovaires
  • Calcarea fluorica … indurations de la thyroïde et des seins, varicosités.

Anthroposophie : Cuprum D4 + Nicotiana D10 aa (lab. Weleda)

 

Remèdes homéopathiques complexes:

  • GLONOÏN-Homaccord (lab. Heel) (Glonoïnum D3/D10/D30 + Lycopus virginicus D4/D10/D30 + Crataegus D4)
  • Vespa Complexe (lab. Lehning) n° 46

Phytothérapie :

  • Crataegus oxyacantha 1 DH 30 gouttes par jour
  • Lycopus virginicus 1 DH 30 gouttes par jour (si tachyarythmie)

Conseils diététiques :

  • Arrêt des dentifrices au FLUOR (halogène – comme l’iode – qui prend sa place dans la thyroïde)
  • Régime Seignalet : sans laitages ni gluten, cause d’inflammation digestive qui entretient l’auto-immunité !
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.