La sarcoïdose

La sarcoïdose ou « maladie de Besnier- Boëck-Schaumann » (BBS) 

Affection définie par la présence de granulomes épidermoïdes au sein de divers organes ou tissus, dont les symptômes dépendent de la localisation et du degré de diffusion. 

Les signes cliniques de la sarcoïdose médiastino‐pulmonaires sont rares et discrets. Lorsqu’ils existent, ils sont dominés par une dyspnée d’effort et une toux sèche. L’examen clinique est le plus souvent normal. Il n’y a pas d’hippocratisme digital. C’est pourquoi dans 1/3 des cas, la découverte de la maladie est fortuite, à l’occasion d’une radiographie pulmonaire, parfois impressionnante au vu du bon état général de l’individu. Dans 20 % des cas, elle est découverte devant une anomalie fonctionnelle respiratoire. La sarcoïdose peut aussi être mise en évidence et diagnostiquée à l’occasion de manifestations cliniques extrathoraciques, notamment cutanées (érythème noueux) dans 10 à 35 % des cas. Le gonflement anormal de noeuds lymphatiques au niveau des hiles pulmonaires est également un signe clinique important.

La sarcoïdose est une maladie mystérieuse, tant par :

1/ la méconnaissance de son agent causal (certains ont un instant invoqué le rôle du virus herpès ?). Elle apparait généralement entre 20 et 40 ans (60% des cas). Dans les pays développés, son incidence dépasse à présent celle de la tuberculose. 

La sarcoïdose est plus fréquente dans le sexe féminin en raison d’un deuxième pic d’incidence périménopausique. Elle est plus fréquente et plus sévère chez les Noirs.

2/ Le mode de début peut comporter de la fièvre et des arthralgies, son évolution capricieuse, tant par le grand choix des organes atteints (médiastin, poumon, foie, peau, yeux – 25% des cas, rate, os, articulations, cœur et SNC), que par les rémissions qui s’observent parfois ou de l’éventuelle évolution fibreuse des granulomes.

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Les granulomes constituent la lésion de base de la sarcoïdose. Ces granulomes tuberculoïdes, sans nécrose, sont caractéristiques d’une réponse immunitaire de type cellulaire. Ils sont composés d’une couronne lymphocytaire entourant un follicule central constituée essentiellement de cellules épithéliales associées à des cellules géantes et quelques lymphocytes. 

Les atteintes neurologiques sont en général une atteinte des nerfs crâniens. Il peut s’agir également d’une atteinte du nerf optique ou de la 8ème paire crânienne ou d’autres nerfs périphériques. Les manifestations liées à l’atteinte de ces nerfs sont multiples (ex : paralysie, inflammations, picotements, faiblesses, perte de motricité) et décelables à l’examen clinique. Les atteintes du SNC peuvent être détectées par un examen clinique et biologique mais nécessite bien souvent l’utilisation du scanner ou de l’IRM pour valider la présence de granulomes. En effet, les atteintes du SNC peuvent prendre l’aspect de méningite avec hyperprotéinorachie et réaction lymphocytaire dans le liquide céphalo‐rachidien (par infiltration des méninges par des granulomes). Un syndrome neuroendocrinien a été décrit par infiltration granulomateuse hypothalamique se compliquant d’un diabète insipide ou d’un pan‐hypopituitarisme !

Les perturbations biologiques observées dans le cas de la sarcoïdose sont à la fois immunologiques (anergie tuberculinique, hypergammaglobulinémie, lymphopénie) et biochimiques (augmentation de l’activité de l’enzyme de conversion de l’angiotensine – élevé dans 60% des cas – liée à la présence de granulomes, hypercalciurie dans 15‐50 % des cas, parfois hypercalcémie).

3/ enfin, par les thérapeutiques employées, qui ne servent pas à grand-chose la plupart du temps … La corticothérapie peut soulager certains symptômes, mais n’est pas efficace sur l’évolution du syndrome au bout de 5 ans. 

On en vient à présent à évoquer la sarcoïdose pour le moindre syndrome un peu bizarre … Ainsi, on observe parfois une hypercalcémie avec hypercalciurie qui peut entrainer des calculs rénaux. Le diagnostic positif est difficile (hors biopsie) et repose actuellement surtout sur le lavage bronchique et la scintigraphie du corps entier au gallium. 

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Le BNS, en corrigeant spécifiquement les désordres sérologiques observés permet presque toujours une régression des symptômes et une évolution favorable de l’affection.

On observe, dans le cas ci-dessus l’augmentation des Gammaglobulines dans un contexte de sécheresse et de dissociation des régulations du pôle pulmonaire (en gris). La plante (Alnus glutinosa 1 DH – remède du groupe du magnésium) et le sel (Kalium bromatum 6D) ont eu rapidement un effet notable.

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Nos confrères indiens présentent une grille de fréquence des remèdes homéopathiques les plus souvent indiqués :

Sarcoïdose

On y observe que Pulsatilla et Tuberculinum tiennent la tête !

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.