Les Ammonium

 

Les Ammonium 

 

Laurel et Hardy


Ammonium carbonicum

A la lourdeur et l’hypoxémie du radical carbone (CO2), s’ajoute à l’irritabilité et la faiblesse du radical ammonium : c’est un remède d’altération de l’état général.

Psyché : Ruminations et lassitude générale

Obèses dyspnéiques et somnolents, cyanosés, inactifs, femmes grasses, frileuses, asthéniques, s’évanouissant facilement” (Guermonprez). Hypersomnie et obnubilation diurne (Baryta carb.). Esprit lent et étroit (remède d’enfant débile ou de sénescence). Malpropre, énurésique, ne peut se moucher (craint l’épistaxis) et déteste être lavé !

Soma : Syndrome de Picwick (insuffisance respiratoire et cardio-rénale)

— Nez bouché et toujours plein, dort la bouche ouverte (toux pire de 3 à 5 h du matin), bronchite chronique ou emphysème : râles sibilants et expectoration difficile (Antimonium tart.), dyspnée au moindre effort (Kalium carb.)

— Anémie avec tendance hémorragique (sang noir) : aspect livide, gencives gonflées et saignantes, épistaxis, taches purpuriques (Arnica, Lachesis), hémorroïdes chroniques, règles abondantes et irritantes.

— Atteinte rénale : oligurie, hématurie, albuminurie, urémie = pâleur et bouf-fissure de la face, puis cyanose et collapsus (Carbo veg.).

Ammonium muriaticum

Psyché : “Amertume, rancoeur, ressentiments envers sa mère” (Scholten)

Dépressif (Ammonium carb., Causticum), mais avec plus d’irritabilité (à cause de l’ion chlore) et aggravation le matin.

Soma : 1 – congestion des muqueuses avec catarrhe abondant (chlore)

— Nez bouché avec perte de l’odorat, conjonctivite, pharyngite et laryngite (enrouement) inflammatoire avec toux sèche et suffocante (Iodum),

— Eructations, nausées, constipation avec gaz et évacuations diarrhéiques (Magnesia mur.), hémorroïdes saignantes, constipation (Lycopodium)…


— Hyperménorrhée avec leucorrhée irritante, aggravée à chaque miction.


2 – raideurs et douleurs tendineuses (comme Causticum, Rhus tox. et Rhododendron)

— Lombo-sciatique améliorée couché (200K), talalgie chronique avec aggravation nocturne (Allium cepa, Manganum …),

— Douleurs de moignons d’amputation (Hypericum), sensibilité persistante des vieilles entorses (Rhus tox., Symphytum), < par le froid et l’humidité

— Le rhumatisme psoriasique, couvert d’après A. Rouy par ces trois remèdes : Ammonium mur., Castor equi (ch1) et Sarsaparilla (am).

 

Le dr. Schmidt disait qu’il agit surtout sur les glandes sous-maxillaires et il a le fameux symptôme du talon = “C’est le malade qui use son drap à force de frotter son talon parce qu’il a des démangeaisons au talon toute la nuit”.

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.