Les psychotropes …

Les anesthésiques, psychotropes, anti-épileptiques, remèdes de la jonction neuro-musculaire …

Les neurotransmetteurs du SNC

Ce sont les molécules qui favorisent ou ralentissent l’influx nerveux au niveau du SNC :

  1. Les alcaloïdes: les plantes se défendent des animaux grâce à ces alcaloïdes toxiques: opium, coca, cola, chocolat, café (caféine), tabac (nicotine) …
  2. Les acides aminés précurseurs de la Dopamine, de la sérotonine et du GABA (glutamate, aspartame, glycine): effets anti-dépresseur et sédatif
  3. Certaines mono-amines (endorphines) en particulier la dopamine (ou L-dopa, traitement de la maladie de Parkinson), et les neuroleptiques (antagonistes des récepteurs dopaminergiques) pour le traitement des psychoses : phénothiazépines, halopéridol, clozapine …

Les anesthésiques 

  1. La prémédication qui soulagent l’anxiété (ex: benzodiazépines) et réduit la vigilance
  2. Les inducteurs : médications qui endorment par voie intraveineuse: classe des barbituriques et à présent : propofol, kétamine …
  3. Le maintien de l’anesthésie par inhalation: protoxyde d’azote (gaz hilarant), l’halotane …

 

La plupart de ces produits sont dérivés du pavot. Son suc qui contient 25 alcaloïdes. Ils ont les mêmes effets secondaires: sécheresse de la peau et des muqueuses, ralentissement du transit intestinal, trouble de la vigilance, trouble de la mémoire, ralentissement des réflexes.

Prescrire Opium 30 ch 1 seule dose, le matin suivant au réveil : sur la présence de ses symptômes (troubles de la mémoire et constipation) après une anesthésie générale.

 

Les stimulants généraux

Les antidépresseurs se répartissent en 3 classes:

  1. les tricycliques, facile à manier (ex. Laroxyl), antidépresseur plutôt sédatif (agit sur la Dopamine)
  2. les sérotoninergiques (ex. Prozac): empêche la recapture de la Sérotonine
  3. les inhibiteurs de la mono-aminoxydase (IMAO), la classe la plus puissante. On l’appelait « la pilule du bonheur ». Mais a de nombreuses interférences avec d’autres médicaments et aussi avec le fromage (risque de choc vasculaire !)

Homéo complexiste (lab. Heel) : Neuro-Injeel (CHU = Acidum phoshoricum comp.)

Sérocytols : « Diencéphale » et « Cortex cérébral » (mémoire) avec « Neuro-endocrine » si nécessaire (dépression d’involution).

 

Les anti-épileptiques

L’épilepsie est un symptôme qui peut apparaitre dans plus de 200 affections différentes. Dans 70% des cas on ne connaît pas la cause. Médicaments anticonvulsivants :

  • Grand mal : phenobarbital, carbamazepine ou phénytoïne, gabapentine …
  • Petit mal (absences) : benzodiazepines, valproate

Beaucoup d’effets secondaires sur la concentration, la mémoire et sur la conduite en automobile (par mesure de sécurité, on ne conduit pas pendant les 3 mois qui suivent une crise !)

 

Les médicaments anti-parkinsonniens

Le parkinson se traite essentiellement avec la L-dopa ou avec des médicaments dopaminergiques: Amantadine, Bromocryptine… Ils ont des effets généraux : peuvent perturber l’humeur, cauchemars, confusions, hallucinations … et un échappement progressif (5 ans environ ?).

De nouveaux médicaments intéressants (moins d’effets secondaires) sont en cours de développement : Sélégiline (inhibiteur MAOB) et Entacopone (inhibiteur COMT).

Sérocytols : « Nerveux central » + « Diencéphale » + « Neuro-vasculaire »

 

Les anesthésiques locaux sont des molécules dérivées de la cocaïne. Ces « … caïnes » sont des alcaloïdes qui ont la propriété de fermer les canaux-sodium des nerfs, donc de diminuer l’excitabilité/sensibilité. On les utilise :

  • En injections : les anesthésies dentaires et des interventions dermatologiques, et pour la neuralthérapie = chasse des « foyers perturbateurs » à distance.
  • Les non-médecins peuvent les utiliser sous forme de gel (ex: Emla), traitement classique de l’éjaculation précoce – sur le gland, ou pour revitaliser une cicatrice.

Ceux-ci se distinguent par leur puissance, leur durée d’action et leur toxicité (par diminution de l’activité des synapses inhibitrices. Mais ils peuvent induire des troubles de la vision, un état d’anxiété ou d’agitation, des convulsions, de plus des réactions d’hypersensibilité peuvent se produire ! Les “…caïnes”: Lidocaïne (le plus utilisé), Bupivacaïne (d’action plus lente : utilisée pour les péridurales), Benzocaïne (utilisé pour les anesthésies cutanées, ORL et dentaires).

Aussi dérivés de la cocaïne = les amphétamines, comprimés qui enlèvent la fatigue (mais la fatigue qui est gommée revient après) et la Ritaline (traitement du THADA).

 

Homéo … Coca (ba) : remède du mal des montagnes (et des douleurs suite d’anesthésies locales). Pensez aussi à Chamomilla (na) … algies dentaires et CHU « Verbascum comp. » … le trijumeau

Sérothérapie … « Neuro-vasculaire » (clef des affections algiques)

 

2Médicaments du système nerveux sympathique:

Le SN Central règle le système musculo-squelettique, alors que le SNS le viscéral (automatique)

L’ortho et le parasympathique ont des médiateurs chimiques spécifiques :

–> ortho = l’adrénaline (noradrénaline / épinéphrine): hormone de la mise en activité, de lutte. 2 utilisations en urgence: le choc anaphylactique ou l’arrêt du cœur, aussi vasoconstricteur dentaire.

  • « récepteurs alpha 1 » … mydriatiques (antagonistes : Prozosine, Pradif)
  • « récepteurs alpha 2 » … hypotenseurs
  • « récepteurs bêta 1 » … hypertenseurs et tonicardiaques
  • (antagonistes : les « Bêta bloquants » = benzothiazépines)
  • « récepteurs bêta 2 » … bronchodilatateurs et relaxant utérin

 

–> para = l’acétylcholine : favorise la détente et la digestion, sauf l’érection (ex.: le Viagra) et le bronchospasme (ex: Ventoline) … avec deux polarités :

  • « récepteurs muscariniques » vont jouer un rôle dans la contraction bronchique, dans la salivation, sécrétions gastro-intestinales, la transpiration
  • « récepteurs nicotiques » (stimulés par exemple, quand on fume une cigarette) stimulent faiblement les ganglions nerveux autonomes: ça détend.

Ces récepteurs parasympathiques (reliés par le nerf vague, modulants l’ortho) ont des remèdes spécifiques :

  • Stimulés par la Pilocarpine (glaucome), le Carbachol (rétention urinaire), la Néostigmine (myasthénie), insecticides organophosphorés (irréversibles !)
  • Inhibés par l’Atropine (asthme, parkinson), la Scopolamine (plus sédative).

 

Homéo : Atropinum (ca) … les symptômes vagotoniques de Belladonna (mydriase, crampes, vomissements), Pilocarpinum (Mn) … proche de Jaborandi, troubles de l’accommodation avec vertiges et transpiration profuse.

Phyto : Rhodiola rosea

Sérothérapie : « Sympathique total »

 

Les anti-émétiques

Agissent sur le réflexe nauséeux et les vertiges. Antagoniste de la dopamine ou du 5HT3.

  • Vomissements induits par des médicaments (chimio) : Primpéran, Motilium …
  • Mal des voyages : Phénothiazine (seul utilisable durant la grossesse), Bétahistidine (Serc)…

 

Médicaments de la jonction neuro-musculaire :

Les potentiels d’action des nerfs déclenchent à leurs extrémités une libération d’acétylcholine qui se lie aux récepteurs membranaires des fibres musculaires et induit l’ouverture des canaux sodiques. L’acétylcholine est rapidement hydrolysée. Ces phénomènes sont renforcés par les anti-cholinesthérases (néostigmine) et bloqués par l’atropine ou la toxine botulique.

Homéo … Botulinum : sécheresse et paraisies (suite d’injections de botox ?).

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.