Les anti-inflammatoires, antalgiques, antipyrétiques

Les anti-inflammatoires, antalgiques, antipyrétiques

Ils bloquent l’inflammation au niveau des prostaglandines inhibant les COX

  1. Aspirine et Indométhacine (dérivé de l’aspirine = Indocid), gastrotoxiques
  2. Paracétamol (attention au risque d’hypothermie chez l’enfant – jamais plus de 4 gr./jour)
  3. Les Stéroïdes (ex: cortisone), si inflammation chronique (MAI par exemple) … voir ci-dessous
  4. Les Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), efficaces seulement en phase aiguë :
  • dérivés de l’acide propionique qui bloque la phase primaire de l’inflammation au niveau des tissus: ibuprofène, naproxène
  • autres : dicloflénac, phénylbutazone … risque d’aplasie médullaire !
  • inhibiteurs COX-2 (ex.: célécoxib, VIOOX) … suspendus, car danger vasculaire !

Inconvénient majeur : ça bloque la rate = phénomène de prise de poids (!), ulcère d’estomac, colites, troubles vasculaires (notamment les cox-ides !), rénaux et effet immunosuppresseur.

 

Plusieurs études ont montré que les antidouleurs contre l’arthrose aggravent la situation. Ils accélèrent la dégradation du cartilage ! Le phénomène est d’autant plus vicieux que, dans un premier temps, le patient est convaincu d’aller mieux. Mais dans les profondeurs de son cartilage, ses os, ses tendons, une catastrophe se prépare :

  • Des médecins d’Oslo, en Norvège, ont suivi 186 patients souffrant d’arthrose de la hanche. 58 d’entre eux prenaient un médicament contre l’inflammation et la douleur, de l’Indocin, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Aux rayons X, ils se sont aperçus que les personnes prenant de l’Indocin souffraient d’une détérioration bien plus rapide de leur hanche que les autres.
  • Au Portugal, le Dr Antonio Lopez Vaz, de l’hôpital d’Oporto, a étudié un groupe de 48 patients souffrant d’arthrose du genou. Il a divisé le groupe en deux, donnant chaque jour, pendant 8 semaines, 1,5 g de glucosamine (un produit naturel dont je vais reparler) au premier groupe, et 1,2 g d’ibuprofène (un AINS) à l’autre groupe.

Au départ, les personnes qui prenaient de l’ibuprofène ont vu leurs douleurs diminuer plus vite que les autres. L’impression a persisté durant les deux premières semaines. Mais au bout de huit semaines, non seulement leurs douleurs avaient recommencé à s’aggraver, mais elles étaient maintenant « significativement plus fortes » que celles du groupe « glucosamine » (le produit naturel) !!

 

— Les anti-inflammatoires de la goutte: la colchicine, les corticoïdes et l’Indométacine (mais le mieux, c’est de changer ses habitudes alimentaires – régime de la goutte – et de soigner les reins, si le problème est au niveau de l’élimination !).

Les stéroïdes

Deux classes de molécules hormonales sont sécrétées par le cortex surrénalien :

– Les glucocorticoïdes: utilisés en tant qu’anti-inflammatoires pour les maladies allergiques et immunitaires. À haute dose : insomnie, excitation, psychose et à petite dose (chronique) déminéralisation, diabète, acné … (ex: hydrocortisone, prednisone, bétamétosone …). Ils sont aussi utilisés largement en dermatologie (attention à l’effet systémique à la longue) !

– Les minéralocorticoïdes: Aldostérone ou fludrocortisone, essentiellement pour supplémenter la maladie d’Addison.

Lire aussi :

https://www.medecine-integree.com/hopital-virtuel/60-medecine-interne-et-toxicologie/225-la-douleur

https://www.medecine-integree.com/hopital-virtuel/36-business-general/351-fievre-et-inflammations

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.