Les traumatismes / fractures

Les Traumatismes :

On nous demande souvent conseil en ce qui concerne le traitement homéopathique des lésions sportives ou accidentelles de nos enfants et clients. Voici un petit aide-mémoire qui vous dépannera sans doute :

  1. Arnica montana (hg) … le choc, avec hématome
  2. Bellis perennis (hg) …courbatures, ecchymoses (proche d’Arnica), blessure du sein.
  3. Calcarea phosphorica (ca) …  faiblesse des genoux (ex. : maladie de Osgood-Schlatter)
  4. Calendula (hg) … les plaies, le traumatisme céphalique, aggravé par le froid, le bruit.
  5. Cuprum … les crampes des mollets
  6. Coccus cacti (ca) … insecte dans l’œil (nb. : massez l’œil controlatéral !)
  7. Hypericum (hg) … écrasement nerveux (bout des doigts, chute sur le coccyx), piqûres punctiformes
  8. Ledum pal. (al) … l’œil au beurre noir, exemple : boxe ! (amélioré par le froid)
  9. Natrum sulfuricum … l’œdème lésionnel (et la contusion cérébrale : désorientation), les symptômes sont aggravés aux changements de temps.
  10. Rhus tox. (hg) … foulure, synovite, épicondylite (aggravé par l’humidité et le froid)
  11. Ruta grav. (si) … entorses récentes, plaies des tendons ou du périoste. Au bout de quelques semaines, il faudra penser à : Ammonium mur. ou Strontium carb.  … sensibilité persistante des vieilles entorses.
  12. Symphytum (ca) … fracture (et retard de consolidation), hémarthroses des hémophiles.
  13. Aurum … le syndrome subjectif des traumatisés du rachis cervical : céphalées ou/et NCB, vertiges, acouphènes, asthénie et dépression.

Nos formules complexes (CHU en granules) sont alors particulièrement efficaces et simples d’utilisation :

  • « Arnica comp. » le “contre-coup” = Arnica + hypericum + Symphytum + Ruta + Natrum sulfuricum
  • « Magnesia comp. » “spasmes et douleurs” = sept sels de Magnésium, à associer avec un complexe spécifique de la localisation, exemples :
  • « Actea comp. » “douleurs de la région cervicale”  (torticolis, NBC) = Actea Racemosa + Bryonia alba + Lachnantes,
  • « Kalmia comp. »  pour les irradiations douloureuses (sciatiques, etc …) = Magnesia phosphorica + Kalmia latifolia + Phytolacca.

Fractures d’un membre :

Pour soulager la douleur, immobilisez la région fracturée en bloquant les articulations sus et sous-jacente  :

  1. Pour le bras ou une partie du bras, utilisez une écharpe
  2. Pour la jambe ou le pied, faites une attelle
  3. Pour un doigt, mettez une attelle, puis à l’aide d’un adhésif, fixez-la au doigt voisin
  4. En cas de fracture du col du fémur, appelez les secours directement
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Pour les fractures ouvertes, mettez un pansement stérile sur la plaie, puis fixez l’ensemble avec un bandage peu serré.

 

Traumatisme du rachis cervical ou dorsal :

Douleur spontanée ou au toucher de la colonne vertébrale ?, déformation ?, perte de contrôle des mouvements des membres ?, ainsi que disparition des sensations ?, voire difficulté à respirer. Appelez les secours. Immobilisez et soutenez la tête de la victime en lui demandant de ne pas bouger. Ne déplacez le blessé que s’il est en danger. Dans ce cas, prenez d’extrêmes précautions en maintenant toujours sa tête et son cou dans l’axe de la colonne vertébrale. 

Les lésions de la moelle épinière se produisent par un impact physique direct qui abîme les vertèbres, les ligaments ou les disques de la colonne vertébrale, entraînant ecchymoses, écrasement ou déchirement du tissu de la moelle épinière.

  1. Les fractures peuvent toucher le corps vertébral, la lame, les pédicules, et les processus transverses et épineux.
  2. Les luxations touchent généralement les facettes latérales.
  3. Une subluxation comprend une rupture des ligaments sans lésion osseuse.

Au niveau du cou, les fractures des éléments postérieurs et les luxations peuvent léser les artères vertébrales, entraînant un syndrome simulant un accident vasculaire. Elles peuvent aussi sectionner la moelle épinière ! Effets possibles selon le niveau de l’atteinte : 

  • Au dessus de C3 : paralysie respiratoire et souvent décès. Pupilles myotiques.
  • Au niveau ou au-dessus de C4-C5 : Quadriplégie complète.
  • Entre C5 et C6 : Paralysie des membres inférieurs, mais abduction et flexion du bras possible.
  • Entre C6 et  C7 : Paralysie des membres inférieurs, des poignets et des mains, mais mouvement de l’épaule et flexion du coude habituellement possible.
Si l’atteinte est dorsale ou lombaire, on observera :
  • Entre T11 et T12 : Paralysie des muscles et des membres inférieurs au dessus et en dessous du genou.
  • De T11-L1 : Paralysie au-dessus du genou.
  • Queue de cheval : Para-parésie avec hypo ou aréflexie et, habituellement, douleur et hyperesthésie dans le territoire des dernières racines rachidiennes.
  • De S3-S5 ou cône médullaire en L1: Perte complète du contrôle du rectum et de la vessie.

La maladie d’Osgood-Schlatter est un état dans lequel le jeune patient sportif éprouve des douleurs au genou suite à des poussées de croissance qui modifient rapidement la composition du genou. Elle affecte les plaques de croissance du genou, qui sont des zones de cartilage à l’extrémité des os. Certaines de ces plaques de croissance sont des sites de fixation des tendons. Lorsque les enfants sont actifs, le mouvement du genou fait que les tendons tirent sur le cartilage de conjugaison tibial, ce qui peut l’enflammer et la rendre plus visible.

Voici les symptômes de la maladie d’Osgood-Schlatter que vous devez surveiller :

  • Douleur et sensibilité du genou à la tuberculose tibiale.
  • Gonflement au niveau de la tuberculose tibiale
  • Muscles tendus à l’avant ou à l’arrière de la cuisse.

Le principal symptôme est la douleur, qui sera pire lorsque vous bougez, et qui s’améliorera avec le repos. Vous développerez une petite bosse osseuse juste sous votre rotule. Dans la plupart des cas l’Osgood-Schlatter disparaîtra d’elle-même, une fois que vous aurez terminé de grandir. Cela vous laissera le plus souvent une petite bosse osseuse sous la rotule, mais elle deviendra indolore.

Si le patient veut minimiser les problèmes, il peut utiliser des blocs de glace pour réduire le gonflement autour de l’articulation après l’exercice (qui devra rester modéré). Le repos, la glace, et la compression, peuvent tous aider à réduire les symptômes lorsque vous avez une poussée.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.