Les remèdes endocriniens

Les médicaments de la thyroïde

Opothérapie : Lévothyrox (T4) ou L-Thyroxine (T3) sont largement prescrits en doses quotidiennes pour « mettre la thyroïde au repos » (goitre nodulaire – chaud ou froid, maladie de Hashimoto …) ou en traitement des hypo-thyroïdies vraies (doser la iodurie).

NB. Attention au fluor des pâtes dentifrices qui bloque la thyroïde (le fluor est un antithyroïdien, car halogène, comme l’Iode) !

Dans le Basedow, on utilise des freinateurs, anti-thyroïdiens de synthèse (comme le Néomercazol). En cas d’échec, chirurgie ou iode radioactif.

Actualités :

Victimes d’effets secondaires qu’ils attribuent à la nouvelle formule du Levothyrox, les patients réclament 30 000 euros de dommages chacun et le maintien de la formule historique !

Quarante-deux plaignants du Levothyrox ont assigné le laboratoire Merck devant le tribunal de grande instance de Toulouse, réclamant des indemnités, des expertises et le maintien de la commercialisation de l’ancienne formule. Le Levothyrox, prescrit contre l’hypothyroïdie, a changé de formule en France en mars 2017. À partir de juillet et août, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

Mais que s’est-il donc passé avec le Levothyrox ? Parmi les symptômes évoqués, beaucoup ressemblaient à de l’hypothyroïdie. Comme si ce médicament ne faisait plus effet. D’autres ont décrit des troubles digestifs importants, des douleurs musculaires, des maux de tête, des malaises allant jusqu’à la chute. Se trouvant insuffisamment écoutés, les malades se sont regroupés en association pour se défendre et chercher à comprendre. Ils ont ensuite confié à un laboratoire indépendant le soin d’analyser le contenu de ce médicament, dépensant pour cela tout l’argent récolté.

Ce qui a été découvert, si cela s’avère exact, est tout à fait alarmant. Un laboratoire indépendant a montré que « la teneur en Levothyrox, seul composant hormonalement utile du médicament, est gravement inférieur aux spécifications en vigueur ». Ceci pourrait expliquer le manque d’activité et le fait que les patients se soient retrouvés en hypothyroïdie sévère. Mais les conclusions du laboratoire sont encore plus graves : «  Nous avons constaté la présence très anormale de dextrothyroxine.  » Bien entendu, le laboratoire Merck a démenti «  de façon formelle la présence de forme dextrogyre dans les comprimés de Levothyrox, qu’il s’agisse de l’ancienne ou de la nouvelle formule  ».

Comment, alors, expliquer les troubles signalés par les patients, proches de ceux d’une intoxication ? On leur a fait croire, selon la bonne vieille méthode du contrefeu, que leurs symptômes étaient liés à un adjuvant. Or, si on en croit ces analyses récentes, ce n’est pas la réalité. La synthèse artificielle d’une molécule (hormone, vitamine, médicament) aboutit à deux formes d’action complètement différentes. Pour les différencier, on a eu recourt à la lumière polarisée, déviée à droite ou à gauche selon que la molécule est dextrogyre ou lévogyre. Louis Pasteur avait déjà montré, dans une expérience sur des levures, qu’elles n’acceptaient que la forme lévogyre et délaissaient la forme dextrogyre. Idem pour notre organisme, pour qui la forme dextrogyre peut se révéler toxique.

Autrefois, on se contentait de dire que la forme dextrogyre était sans efficacité et dénuée de toute activité. Aujourd’hui, on sait que c’est un poison. L’association des malades de la thyroïde a donc eu le mérite, si les analyses sont exactes, de dénoncer une véritable tromperie, qui sera sans doute considérée comme un empoisonnement. Parions et espérons que cela fera date et orientera le sens de la recherche vers l’utilisation de molécules naturelles, et non plus synthétiques.

Extrait d’un article du Dr Paul Dupont (Alternative Santé, juillet 2018)

 

Les hormones sexuelles

Les hormones féminines: progestérone, œstrogène… sous différentes formes.

Pour le traitement contraceptif (ex: pilules combinées, les pilules avec seulement progestérone – qu’on prend de façon continue), pilule du lendemain, pilule avorteuse (mifépristone = anti-progestérone).

Pour les troubles de la ménopause = traitement hormonal substitutif, mais qui multiplie par 10 le risque de cancer du sein ! Effets secondaires variables, de la baisse de la libido au risque thrombo-embolique.

 

Traitement pour la stérilité: les anti-œstrogènes (la gonadotrophine chorionique (LH) ou le clomiphène (clomid): favorisent la ponte ovulaire /

Le tamoxifène est utilisé pour le suivi des cancers du sein (à récepteurs hormonaux positifs).

 

La testostérone pour augmenter la masse osseuse et la masse musculaire (cf. traitements anabolisants des sportifs – interdits !).

La DHEA (pré-stéroïde utilisé contre le vieillissement) a un effet légèrement androgénique.

 

Homéo : Natrum mur., Natum sulf. et les autres sels de sodium (cf. EFFICOMPLEX n°4) couvrent les excès actuels d’une cortico-hormonothérapie tout azimut !

Sérothérapie : « Diencéphale » + « Génital F ou H » + « Neuro-endocrine » (régulation haute)

+ « Conjonctif » si fibrome débutant + « SRE » si vaginite, salpingite

 

Les anti-diabétiques (le régime reste le traitement de base dans tous les cas !)

1/ Diabète type 1 (AC anti ilots de Langerhans) = insuline (rapide, lente, mixte) selon test sanguin instantané au bout du doigt.

2/ Diabète type 2 (AC anti récepteurs à l’insuline) =

  • Les Sulphonylurées … remèdes des patients à poids normal, sans hyperglycémies sévères (car induisent des troubles gastro-intestinaux, des éruptions, des hypoglycémies chez les gens âgés). La répaglinide est un dérivé à l’action rapide à prendre au début des repas.
  • Les Biguanides (metformine)… remèdes des patients obèses (mais troubles gastro-intestinaux). Les associations traditionnelles (sulfanide + biguanide) entrainent un risque d’effets indésirables, notamment d’hypoglycémie et de prise de poids !

De nouvelles molécules sont testées pour un meilleur contrôle de la glycémie (HbA1c < 6,5). Ainsi :

  1. Les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4). Celles-ci permettraient de normaliser durablement la glycémie, avec une bonne tolérance.
  2. L’acarbose (inhibiteur de la glucosidase) retarde l’absorption du glucose après le repas (mais flatulences ++)
  3. Les glitazones améliorent la sensibilité à l’insuline, en association avec les autres ?

 

3/ La micro-angiopathie diabétique (AC anti-vaisseaux : artériopathie, néphropathie …) … dépistée et traitée avec les BNS seulement qui proposent des remèdes ciblés à l’action remarquable, ainsi des plantes, comme : Arctium lappa, Syzygium 1DH ou des sels, comme Natrum aceticum ou Natrum bromatum 6DH.

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.