Système musculaire (MARIEB ch.9 et 10)

* Myologie *

Le corps humain possède 637 muscles striés, dont 7 sont impairs et 315 pairs et symétriques. On distingue les muscles :

1/ de posture : courts, profonds et très toniques, exemple : les muscles para-vertébraux

2/ de mouvement, exemple les muscles des membres :

  • abducteurs … qui écartent les membres de l’axe du corps
  • adducteurs … qui rapprochent les membres de l’axe du corps
  • rotateurs … qui font tourner la colonne ou les membres sur leur axe, on les appelle : pronateurs / supinateurs
  • fléchisseurs / extenseurs … qui agissent sur les membres

Muscles

 

Qu’est-ce-qu’un muscle? Un ensemble de micro-fibrilles engainées les unes avec les autres (Marieb page. 288).

Les molécules de myosine se redressent quand elles sont excitées. Ces molécules sont enserrés les uns avec les autres en une unité : le sarcomère. Ces sarcomères sont liés ensemble pour donne les myofibrilles, puis les fibres, puis les faisceaux, et enfin les muscles. Les stries (page 291) sont des zones où il n’y a pas de sarcomère (Marieb p. 294-296).

L’extrémité des cellules nerveuses, l’axone, arrivent sur des terminaisons nerveuses. La contraction musculaire est un phénomène physico-chimique (libération du neuro-transmetteur : l’acétylcholine, molécule qui joue un rôle capital dans la transmission de l’influx nerveux au système musculaire).

Synapse : zone de liaison entre le système nerveux et le système musculaire.

Fente synaptique = où se passent les échanges (phénomène électrique, puis physico-chimique et de nouveau électrique au sein des sarcomères). Exemple : blocage de la recapture de l’acétylcholine avec l’arsenic (qui crée une paralysie de contracture).

Un muscle se contracte unité par unité. L’oxygène alimente le cycle de Krebs du muscle. Crampe = acidose localisée par défaut d’oxygène = excès d’acide lactique. Acide lactique est recyclé par le foie. Si problème de foie, on peut avoir des douleurs musculaires parce que trop d’acide lactique (ex: après alcool). Tétanos: contractions violentes sur fond de douleur de crampe par atteinte neurologique. Cf. Marieb p. 305: le phénomène de tétanisation

Il existe différents types de muscles : muscles longs, ronds, plats, muscles volontaires et involontaires

  1. — Les muscles striés squelettiques sont attachés à l’os. Ils sont striés et bien vascularisés
  2. — Le muscle cardiaque a la particularité d’être autonome (système sympathique)
  3. — Les muscles lisses, automatiques aussi, contraction lente et soutenue (ex: estomac). Le muscle lisse est 400 fois plus lent que le muscle strié.

Au niveau du rectum, on a un muscle strié (volontaire) et un muscle lisse (autonome).

Les « fascias » sont des membranes fibreuses qui entourent ou enveloppent un muscle, comme une gaine (d’où une méthode particulière, la fasciathérapie : traitement sur ces enveloppes tendineuses qui relient les os et entourent les muscles).

   véritables corps plastinés

CONTRACTION DU MUSCLE SQUELETTIQUE

Il existe deux types de contraction musculaire, la contraction “isométrique” et la contraction “isotonique”. Au cours de la contraction isométrique, la longueur du muscle ne varie pas. Dans ce type de contraction, le muscle produit activement une tension et exerce une force, sans toutefois se raccourcir.

Pendant une contraction isotonique, le muscle raccourcit alors qu’il est soumis à une charge constante. Dans l’organisme, la plupart des muscles squelettiques s’attachent aux os et plus d’un muscle est généralement associé au mouvement, de sorte que les contractions purement isométriques sont rares. Que la charge exercée sur un muscle soit constante ou non, avant que le muscle puisse raccourcir, il doit d’abord produire une tension suffisante pour équilibrer et vaincre la résistance offerte par la charge contre laquelle il se contracte; ce n’est qu’ensuite qu’il pourra raccourcir.

PHYSIOLOGIE DES MUSCLES

Propriétés des muscles striés :

a – Excitabilité.

Propriété que possède le muscle de réagir par sa réponse naturelle, la contraction. Normalement le muscle est soumis à l’action de son nerf moteur qui lui transmet les influx nerveux générateurs des contractions musculaires.

Mais le muscle réagit également à d’autres types d’excitation : mécanique (pincement), thermique, chimique, électrique.

b – Contractilité.

Faculté que possède le muscle de se raccourcir à toute excitation, donc de se rapprocher de ses extrémités. La contraction utilise trois processus :

  • Raccourcissement
  • Epaississement
  • Durcissement .

c – Elasticité. Faculté que possède le muscle de se laisser allonger par traction et de revenir à sa position première, lorsque cesse la traction. L’élasticité joue un rôle d’amortisseur, supprimant les chocs. Le muscle reprend toujours sa forme primitive.

d – Tonicité.

Faculté que possède le muscle vivant de ne jamais être flasque, même au repos. Le muscle est toujours en état de semi contraction, c’est le tonus musculaire. Cette propriété dépend étroitement des connections nerveuses du muscle, avec son nerf moteur et la moelle épinière. Toute altération de la moelle, du nerf ou toute inaction prolongée du muscle diminue ou supprime la tonicité et entraîne une paralysie momentanée.

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Les principaux muscles (Marieb p. 341-343) à retenir :

I. MUSCLES DE LA TETE

Ce sont les muscles annexés aux organes et viscères de la tête : oreilles, oeil, voile du palais, langue, pharynx.

a) Muscles masticateurs. Elévateurs de la mâchoire inférieure. Ex. muscle temporal, mascéter.

b) Muscles peauciers. Rôle essentiel dans la mimique. Muscles du crâne, de l’oreille, des paupières, des sourcils, du nez, des lèvres, du menton.

II. MUSCLES DE LA REGION ANTERIEURE ET LATERALE DU COU

a) Muscles prévertébraux. Ils sont situés à l’avant du cou, ce sont les fléchisseurs de la tête.

b) Muscles sus-hyoïdiens. Situés au milieu du cou, ils élèvent l’os hyoïde (abaissent la mâchoire inférieure) : rôle dans la mastication et la déglutition.

L’Os hyoïde (Marieb p. 350) sert de base à la langue (sorte de micro-mandibule). Il est tenue par un ligament qui part des « processus styloïde » et sert de relais à tous les muscles de la région et est relié lui-même au cartilage du larynx (ou cartilage thyroïdien, dont la pointe est la “pomme d’Adam”).

c) Muscles sous-hyoïdiens. Ils abaissent l’os hyoïde et permettent le mouvement du larynx, déglutition, respiration.

d) Muscles latéraux du cou

– Les Scalènes ou latéraux profonds. Ils s’étendent des vertèbres à la face externe des deux premières côtes. Leur contraction élève les côtes quand ils prennent leur point fixe sur la colonne cervicale. Ils inclinent latéralement la tête quand ils prennent leur point fixe sur le thorax (contraction unilatérale). Ils fixent la colonne cervicale en position rigide (contraction bilatérale : à palper et à traiter éventuellement)

– Le Sterno-cléido-mastoïdien

C’est un muscle long. Il s’étend de l’occipital et de l’apophyse mastoïde du temporal en haut, au sternum et à l’extrémité interne de la clavicule en bas. La contraction unilatérale entraîne un triple mouvement de la tête :

  • Inclinaison de son côté
  • Flexion
  • Rotation du côté opposé (attitude dite du torticolis)

La contraction bilatérale entraîne la flexion de la tête : Si les deux muscles prennent leur point fixe sur la tête, ils élèvent le thorax et favorisent l’inspiration.

 

III a. MUSCLES DE LA NUQUE et du DOS

De l’occiput jusqu’au sacrum, il y a une imposante masse musculaire : les “muscles para vertébraux” (très puissants), cf. Marieb p. 354, insérés sur les apophyses des vertèbres et parfois aussi sur les côtes.

a) Muscles profonds

Allongés verticalement le long de la colonne vertébrale et sur toute sa hauteur, ils prennent des insertions sur chacune des vertèbres. Ces muscles sont extenseurs du rachis et de la tête. Leur contraction unilatérale provoque l’inclinaison latérale et la rotation de la colonne et de la tête.

b) Muscles superficiels

De la profondeur à la superficie :

Petits dentelés postérieurs et rhomboïdes, partie des muscles superficiels du dos et de la nuque, ils recouvrent les muscles précédents.

– Trapèze. Etendu de l’occipital et de la colonne vertébrale sur les trois quarts supérieurs de sa hauteur à l’épine de l’omoplate et à la clavicule en dehors. Ce muscle est élévateur du moignon de l’épaule quand il prend son point fixe sur le rachis. Extenseur de la tête et élévateur du tronc, quand il prend son point fixe sur la ceinture scapulaire. Il est très sollicité par la tension nerveuse, c’est le « triangle des 100 fatigues » chez les chinois.

– Grand dorsal. Etendu de la moitié postérieure de la crête iliaque et de la moitié inférieur de la hauteur de la colonne vertébrale, à l’extrémité supérieure de l’humérus, en contournant la moitié inférieure du thorax. Elévateur du tronc quand il prend son point fixe sur l’humérus (action de grimper).

 

III b. La Ceinture scapulaire :

Ou articulation de l’épaule, se compose de 3 os (la clavicule, l’omoplate, et l’humérus). Sa fonction est de relier le membre supérieur au tronc, et de permettre un maximum de mobilité dans l’espace à ce membre supérieur, tout en assurant une certaine stabilité et puissance musculaires.

La Clavicule : os en forme de clé, court, cylindrique, posé comme un arc-boutant entre le membre supérieur et le sternum

  • Elle s’articule en dedans avec l’extrémité sup du sternum et la 1°côte. Articulation « en selle », concave dans un sens et convexe dans l’autre, elle permet les mouvements dans les 3 plans de l’espace de la clavicule, avancée et recul, élévation et abaissement, et rotation sur son axe longitudinal. C’est le seul point de contact osseux de tout le membre sup avec le tronc. Peu de ligament, la cohésion est assurée par le puissant tendon du muscle sterno-cléido-mastoïdien.
  • Elle s’articule en dehors à l’acromion, extrémité externe de la scapula ou omoplate, en un plan de glissement qui chapeaute l’articulation scapulo-humérale. 2 ligaments importants : le ligament acromio-claviculaire qui renforce la capsule localement, et le ligament conoïde allant de l’apophyse coracoïde de l’omoplate, à la face inférieure de la clavicule.

 

L’Omoplate ou scapula : os plat triangulaire, une face antérieure face au thorax, et une face postérieure pour les insertions musculaires.

  • Elle s’articule à son extrémité externe (acromion) avec l’extrémité externe de la clavicule (cf plus haut)
  • Elle repose contre la partie postérieure du gril costal de la 2° à la 7° côte, avec comme intermédiaire assurant le mouvement de glissement ainsi qu’une certaine cohésion, le muscle grand dentelé, qui s’insère sur le bord int de l’omoplate face ant, chemine entre l’omoplate et les côtes, et va s’insérer sur le bord ant des 10 premières côtes. L’omoplate est stabilisée et mobilisée par rapport à la colonne vertébrale par les muscles rhomboïde et angulaire de l’omoplate( élévateur de la scapula), et le trapèze.
  • Elle offre pour s’articuler avec l’humérus, sa cavité glénoïde à son bord post, sous l’acromion. Cette cavité glénoïde est peu creusée, permettant une mobilité maximale de l’humérus par rapport à l’omoplate. Etant peu creusée, la stabilité de l’articulation n’est pas optimale ; elle est donc renforcée par un bourrelet cartilagineux appelé bourrelet glénoïdien sur tout le pourtour de la glène, et un ensemble de ligaments coraco-huméral, et glénïodo-huméraux antérieurs. Le maintien ant, sup, et post, est assuré par l’ ensemble de tendons des muscles « de la coiffe » .

L’Humérus : os long formant le squelette du bras, s’articule en haut par sa tête avec la glène de la scapula, et en bas avec le radius et l’ulna (cubitus).

 

Les muscles de l’épaule :

En relation avec le crâne :

  • le trapèze, de l’occiput jusqu’à D10,qui va sur l’épine de l’omoplate,
  • le sterno-cléïdo-mastoîdien, de l’apophyse mastoïde du temporal, à l’articulation sterno-costo-claviculaire

En relation avec la colonne cervicale, dorsale, lombaire et bassin :

  • le trapèze,
  • l’élévateur de la scapula (angulaire de l’omoplate), de C1 à C4, jusqu’à la partie sup du bord int de la scapula
  • le rhomboïde, de C7 à D4, jusqu’au bord int de la scapula
  • le grand dorsal, de D7 à L5, les 4 dernières côtes, et la crête iliaque post, constitue une grande nappe qui se dirige avec un mouvement de torsion à la partie sup-int. de l’humerus.

En relation avec les côtes :

  • Le grand dentelé (dentelé ant),
  • Le grand dorsal
  • Le petit pectoral, des côtes 3, 4 et 5 en avant, à l’apophyse coracoïde, en profondeur,
  • Le grand pectoral, du 1/3 int du bord inf de la clavicule, des cartilages costo-sternaux des côtes 1 à 7, jusqu’au 1/3 sup. de la face ant. de l’humérus

Entre omoplate et humérus :  (les muscles de la coiffe)

  • Le supra-épineux (sus-épineux)
  • Le infra-épineux (sous-épineux)
  • Le petit rond
  • Le grand rond
  • Le deltoïde post et moyen

A partir de la clavicule :

  • Le sous-clavier (sub-clavier) vers la 1°côte : Inspirateur
  • Le sterno-cléïdo-mastoïdien, vers le temporal
  • Le deltoïde ant
  • le grand pectoral, chef sup. claviculaire.

2 groupes musculaires s’insèrent sur la scapula et chevauchent l’articulation gléno-humérale et l’articulation du coude ;

  • Les court et long biceps brachial, de la coracoïde de l’omoplate, puis en avant de l’humérus, jusqu’à la tubérosité bicipitale du radius
  • Le chef long du triceps brachial, en arrière de la glène, rejoint les chefs latéral et médian du triceps à l’arrière de l’humérus, jusqu’à l’olécrâne de l’ulma.

 

Le Coude

Articulation reliant le bras à l’avant-bras, est constituée de 3 os : l’humérus, vu plus haut, et le radius et l’ulna (cubitus), elle permet une double fonction : la flexion de l’avant-bras sur le bras, en rapprochant la main de l’épaule, et la rotation dans l’axe de l’avant bras, appelée prono-supination. En pronation, la paume de la main est tournée vers l’arrière ou le bas, radius et ulna se croisent ; en supination, la paume de la main est dirigée vers l’avant, ou vers le haut selon la flexion du coude, et les 2 os sont parallèles. Le but est de présenter la main de façon optimale en coordonnant épaule et coude, pour faciliter et stabiliser le travail de la main dans ce qu’elle a à accomplir.

L’humérus : vu plus haut, présente à son extrémité inf, 2 surfaces articulaires disposées sur un plan frontal ; à l’extérieur, le condyle, articulé avec la face sup de la tête du radius, et en position médiane, la trochlée, articulée avec l’ulna et son olécrâne.

Le radius : os long de la partie externe de l’avant-bras, s’articule avec le condyle de l’humérus sur la partie sup de la tête du radius, et s’articule avec le bord externe de l’ulna sur le pourtour de cette même tête (pour la prono-supination). A sa partie inf, l’os s’élargit pour constituer l’articulation du poignet, avec la styloïde radiale.

L’ulna (cubitus) : à l’inverse, c’est un os massif au niveau du coude, et il s’affine vers le bas, pour se terminer par le processus styloïde ulnaire, insertion du ligament triangulaire du carpe. Il s’articule donc avec la trochlée de l’humérus en haut, tout de suite en dessous, il reçoit le pourtour de la tête radiale. Il se termine par la styloîde ulnaire.

Les ligaments : sont relativement simples, ils renforcent la capsule et assurent la cohésion de l’ensemble. Peu importants, les ligaments antérieurs et postérieurs. Plus importants, les ligaments latéraux externes (de l’épicondyle, cravatent la tête du radius pour s’insérer en avant et en arrière de la cavité sigmoïde de l’ulna, et bord ext de l’olécrâne), et latéraux médian ou int, de l’épitrochlée vers le bord de l’olécrâne. Il existe un petit ligament annulaire autour du pourtour de la tête du radius, qui assure la stabilité de la tête dans la cavité sigmoïde de l’ulna.

Les muscles du coude :

  • Pour la flexion : le biceps brachial, le brachial antérieur dans le brasle brachio-radial (long supinateur), le long extenseur radial du carpe (1°radial), le court extenseur radial du carpe (2°radial), le fléchisseur commun profond des doigts, le grand et le petit palmaire, et le fléchisseur ulnaire du carpe (cubital ant) dans l’avant-bras.
  • Pour l’extension : le triceps brachial à l’arrière du bras, l’anconé, petit muscle court juste au dessus du coude, et l’extenseur ulnaire du carpe, et les extenseurs des doigts.
  • Pour la pronation : le rond pronateur, le carré pronateur, et le brachio-radial.
  • Pour la supination : le biceps radial, le (court) supinateur.

Le poignet , ou carpe

Il fait suite à l’avant-bras, est composé de 8 petits os répartis en 2 rangées.

La 1°, de dehors en dedans : scaphoïde, lunarium (semi-lunaire), triquetrum (pyramidal), et pisiforme,

La 2°, de dehors en dedans : Le trapèze, le trapèzoïde, le capitatum (grand os), l’hamatum (os crochu).

Tous ces petits os sont recouverts de cartilage, ils s’articulent entre eux, et sont maintenus, face ant et post, par tout un réseau de ligaments . Les fonctions de ce poignet sont d’affiner et de stabiliser la position de la main dans l’espace en flexion extension, et en flexion latérale interne et externe, tout en prolongeant la prono-supination. Les tendons des muscles qui y passent sont à destinations des doigts . Une formation ligamentaire est importante face ant du poignet : il s’agit du ligament annulaire du carpe, constituant un canal par lequel passent les tendons des muscles fléchisseurs du carpe et des doigts  et le nerf médian.

 

La Main

Constituée du métacarpe, la paume et le dos de la main, et des doigts.

Le métacarpe : formé par les 5 os métacarpiens, qui vont se prolonger par les 5 doigts. Le 2° fait suite au trapézoïde, le 3° au capitatum, le 4° et 5° à l’amathum. On porte une attention particulière au 1° méta, articulé avec le trapèze au moyen d’une articulation en « selle », concave dans un sens et convexe dans l’autre, assurant ainsi une grande stabilité et une mobilité dans les 3  plans de l’espace ( articulation trapézo-métacarpienne) et permettant l’activité du pouce en opposition au reste de la main. C’est une articulation souvent traumatisée dans les chutes sur la main et les sports, et souvent arthrosique avec l’âge (rhyzarthrose).

Les doigts : formés de 3 phalanges, 2 seulement pour le pouce. Chaque articulation a ses ligaments latéraux, stabilisant les mouvements de flexion, extension, et très légères flexions latérales.

Les muscles :

  • Fléchisseurs du poignet :le fléchisseur ulnaire du carpe (cubital ant), le long palmaire, et le fléchisseur radial du carpe (grand palmaire), et les fléchisseurs des doigts ;
  • Extenseurs du poignet : les radiaux (long extenseur radial du carpe, et court extenseur radial du carpe), l’extenseur ulnaire du carpe, et les extenseurs des doigts.
  • Fléchisseurs des doigts : fléchisseur commun profond et fléchisseur commun superficiel des doigts, les lombricaux, le fléchisseur propre du 2°, le fléchisseur propre du 5°, le long flechisseur du 1°, le long abducteur du 1°,
  • Extenseurs des doigts : l’extenseur commun des doigts, l’extenseur propre du 2°, l’extenseur propre du 5°, le long et le court extenseur du 1°
  • Les muscles de l’éminence thénar, à la base du pouce, et intrinsèques du pouce : l’adducteur du pouce, l’opposant du pouce, le court flechisseur, et le court abducteur du pouce ;
  • Les muscles de l’éminence hypoténar, à la base de l’auriculaire, et intrinsèques du 5° : l’opposant du 5°, le court fléchisseur du 5°, et l’adducteur du 5°.
  • Les muscles intrinsèques de la main : Les muscles interosseux, s’insèrent sur les os métacarpiens à direction des 1°phalanges, écartent ou rapprochent les doigts ; et les muscles lombricaux, s’insérant sur les tendons de l’extenseur commun des doigts vers les phalanges, font la flexion des articulations métacarpo-phalangiennes et l’extension des interphalangiennes.

On pourra dire, pour schématiser, que globalement les extenseurs poignet et doigts s’insèrent quasiment tous sur l’épicondyle, et les fléchisseurs sur l’épitrochlée. Les fléchisseurs des doigts ont besoin de la synergie des extenseurs du poignet, et les extenseurs des doigts ont besoin de la synergie des fléchisseurs du poignet.

 

IV. MUSCLES DU TRONC :

a) Muscles du thorax

– Grand pectoral. Etendu de la face antérieure de la paroi thoracique en dedans, à l’extrémité supérieure de l’humérus en dehors. Adducteur de l’humérus.

– Petit pectoral. Sous-jacent au précédent. Etendu de l’apophyse coracoïde de l’omoplate à la face externe des 3°, 4° et 5° côtes. Abaisseur du mignon de l’épaule et inspirateur. Aide à l’inspiration profonde.

– Grand dentelé. Etendu du bord interne de l’omoplate sur toute sa hauteur aux 10 premiers arcs costaux. S’enroule sur la paroi latérale du thorax. Quand il prend son point fixe sur le thorax, il détermine l’antépulsion du moignon de l’épaule. Quand son point fixe est scapulaire, il devient inspirateur.

– Muscles intercostaux, surcostaux, sous-costaux. Insérés sur les côtes. Ils ferment les espaces compris entre celles-ci. Ils sont inspirateurs et expirateurs.

 

b) Muscles de la paroi abdominale.

5 muscles de chaque côté de la « Ligne blanche abdominale » (ligament, fragilisé chez les obèses ou après un accouchement) s’incèrent les « obliques » et les muscles « grands droits » pour l’abdomen :

– Grand droit. Muscle vertical. Il s’étend de la partie antérieure et inférieure de la cage thoracique en haut au pubis en bas. Il est à l’intérieur d’une gaine aponévrotique formée par les autres muscles larges de l’abdomen. Les deux muscles grands droits sont séparés l’un de l’autre sur toute leur hauteur par une ligne fibreuse épaisse, appelée “ligne blanche”.

– Pyramidal – Grand oblique – Petit oblique – Transverse

 

c) Muscles intérieurs du tronc

– Diaphragme. C’est le muscle plat qui sépare le thorax de l’abdomen. Il s’insère sur les vertèbres lombaires, les côtes, les cartilages costaux et le sternum. Il a la forme d’un dôme à convexité supérieure. cf. Marieb p. 356

L’empreinte du coeur, située un peu à gauche de la ligne médiane le divise en deux coupoles, droite et gauche. Le diaphragme est en contact en haut avec le coeur, entouré par le péricarde, et avec les poumons entourés par les plèvres. En bas, il est entouré du foie, de l’estomac, de la rate. Il est perforé par un grand nombre d’orifices que traversent des organes allant du thorax à l’abdomen et inversement (aorte, veine cave inférieure, oesophage, nerfs pneumogastriques, etc…). Innervé par le nerf phrénique, c’est le muscle essentiel de la respiration. Outre son rôle respiratoire, sa contraction repousse en bas les viscères abdominaux et joue ainsi un rôle au cours de la défécation, de la miction, etc…

NB. Hernie hiatale : un (petit) bout de l’estomac est monté à travers du hiatus diaphragmatique. On a recours à un médicament (inhibiteur de la pompe à proton) contre les remontées acides, mais à vrai dire, c’est le diaphragme qui descend plutôt que l’estomac qui remonte !

MusclesVentre

 

– Psoas iliaque. Muscle très profond qui couvre la face interne et latérale de la colonne lombaire. Il s’attache aux lombaires, à l’os iliaque et au fémur. Il est fléchisseur de la cuisse sur le bassin. Fléchisseur du bassin et de la hanche (fait monter la jambe à l’interne).

– Carré des lombes. Appliqué contre la paroi postérieure du tronc. Il incline de son côté la colonne vertébrale.

Les muscles du périnée (Marieb p. 360). Très important, le  muscle « releveur de l’anus » qui tapisse tout le périnée et qui est le moteur du périnée. Après une grossesse ou après la ménopause : incontinence dû à la fragilité de ce releveur qu’il faut faire travailler par une kinésithérapie orientée (on obtient de bons résultats).

 

V. MUSCLES DU MEMBRE SUPERIEUR

Chaque membre comporte 3 ou 4 loges tendino-musculaires :

  1. – loges de muscles qui permettent l’adduction (muscles qui sont à l’interne et qui ramène dans l’axe du corps) / l’adduction
  2. – loge de muscles qui font la flexion antérieure (antéfléxion: ex. le pectoral)
  3. – loge de muscles qui font la flexion postérieure (flexion postérieure. Ex: le dorsal)

Il peut y avoir plusieurs muscles au sein de chaque loge, mais il n’y a jamais que 3 ou 4 systèmes synergiques.

a) Muscles de l’épaule

– Deltoïde. Sa saillie donne au moignon de l’épaule sa forme arrondie. Il s’insère en haut sur la clavicule, l’épine de l’omoplate, en bas sur la face externe de l’humérus. Il est abducteur du bras.

– Sus- épineux. S’étend de la face postérieure de l’omoplate, au dessus de l’épine, à la tubérosité de l’humérus. Il est également abducteur du bras.

– Sous-épineux et petit rond. De la face postérieure de l’omoplate, au dessous de l’épine, à la tubérosité de l’humérus. Rotateur externe des bras.

– Grand rond. De l’omoplate à la coulisse bicipitale. Adducteur et rotateur interne du bras

– Sous-scapulaire. De la face antérieure de l’omoplate à la petite tubérosité de l’humérus.

b) Muscles du bras

Muscles de la loge antérieure =

– Biceps brachial – Coraco-brachial – Brachial antérieur. Tous trois permettent la flexion du coude.

– Biceps : s’insère en haut par deux tendons sur l’omoplate et en bas par un seul tendon sur la tubérosité bicipitale du radius.

Muscles de la loge postérieure =

– Triceps brachial. Un seul muscle, unique et volumineux. Il s’insère en haut par trois tendons : L’un sur l’omoplate, Les deux autres sur la face postérieure de l’humérus (vaste interne et vaste externe).

Ces trois parties fusionnent en un seul corps charnu qui s’insère en bas par un tendon sur le cubitus. Le triceps est un extenseur de l’avant-bras sur le bras.

 

c) Muscles de l’avant-bras. Au niveau des avant-bras, les muscles et tendons servent à bouger la main et les doigts.

Muscles de la loge antérieure =

Grand palmaire, petit palmaire, cubital antérieur, sont fléchisseurs du poignet et de la main sur l’avant-bras.

– Rond pronateur. C’est le pronateur de l’avant-bras

Fléchisseur commun superficiel des doigts. Un seul muscle qui se divise en bas en quatre tendons destinés aux quatre derniers doigts.

Fléchisseur commun profond des doigts. Deux muscles qui se divisent également en bas en quatre tendons.

– Fléchisseur propre du pouce

– Carré pronateur. Muscle profond. Situé entre les extrémités du cubitus et du radius. Il est le pronateur de la main. Les tendons de tous les muscles fléchisseurs des doigts sont enveloppés dans leur traversée du poignet, de la paume de la main et des doigts par des gaines synoviales qui facilitent leur glissement.

 

Muscles de la loge externe =

– Supinateur. Tendu de l’humérus et du cubitus au radius dont il contourne le col. Il a un rôle supinateur, comme son nom l’indique.

– Muscle brachio-radial. Tendu de l’humérus au radius. Contrairement à ce qu’indique son nom, il n’est pas supinateur, mais fléchisseur de l’avant-bras sur le bras. Il est fléchisseur du coude.

– Long et court extenseurs radial du carpe. Tendus de l’humérus aux 2° et 3° métacarpiens. Extenseurs de la main sur l’avant-bras.

 

Muscles de la loge postérieure =

– Anconé. Tendu de l’humérus au cubitus. Extenseur de l’avant-bras (et du coude).

– Cubital postérieur. Tendu de l’épicondyle au 5° métacarpien. Extenseur de la main.

– Extenseur propre du 5° doigt et Extenseur commun des doigts

– Long abducteur, court extenseur, long extenseur du pouce

 

d) Muscles de la main. Trois groupes :

Groupe externe (muscles du pouce) : Court abducteur, court fléchisseur, opposant et adducteur

Groupe interne (muscles du 5°doigt, auriculaire) : Palmaire cutané (muscle peaucier), Court fléchisseur, adducteur, opposant (muscles moteurs)

Groupe moyen (les doigts) – Muscles interosseux dorsaux et palmaires, tendus des métacarpiens aux phalanges – Muscles lombricaux, annexés aux tendons fléchisseurs des doigts.

exercices   comment faire travailler sa musculature (groupes de muscles)

 

VI. MUSCLES DU MEMBRE INFERIEUR

a) Muscles du bassin

Muscles fessiers : Grand moyen (dessus) – Moyen fessier (au milieu) – Petit fessier (en dessous) Ils sont extenseurs et abducteurs de la hanche.

Muscles pelvi-trochantériens : Pyramidal du bassin, obturateur interne, jumeaux supérieur et inférieur, obturateur externe et carré crural. Ils sont rotateurs externes de la cuisse.

b) Muscles de la cuisse

 

Muscles de la loge antérieure =

– Couturier / Sartorius. Muscle long. Il est étendu de l’os iliaque à l’extrémité de la face interne du tibia. Il croise la face antérieure de la cuisse. Fléchisseur et rotateur externe de la cuisse.

– Quadriceps crural. Il est formé de quatre parties à son extrémité supérieure

  1. Droit antérieur (inséré sur l’os iliaque)
  2. Vaste intermédiaire
  3. Vaste externe
  4. Vaste interne (les trois insérés sur le fémur)

 

Ces quatre parties se réunissent et forment un tendon unique, volumineux : Le tendon du quadriceps (flexion de la hanche, extension du genou). Il s’insère sur le bord supérieur de la rotule. La rotule est fixée par sa pointe au tibia par d’autres fibres tendineuses, qui forment le ligament rotulien. Marieb. p. 377

– Tenseur du fascia lata. Tendu de l’os iliaque à l’aponévrose d’enveloppe de la cuisse. Il est légèrement fléchisseur de la cuisse.

Muscles de la loge interne ou « muscles cavaliers » (car ils servent à serrer le cheval): ce sont des muscles adducteurs =

– Pectiné – Long adducteur – Petit adducteur – Grand adducteur. Ils sont tendus du pubis à la ligne âpre du fémur.

– Gracile. Il est tendu du pubis à l’extrémité supérieure du tibia. Adducteur de la hanche et également fléchisseur du genou.

Muscles de la loge postérieure =

– Muscles ischio-jambiers

– Demi-membraneux, demi-tendineux, biceps crural. S’insèrent sur la tubérosité ischiatique et en bas sur l’extrémité supérieure des deux os de la jambe. A la fois extenseurs de la hanche sur le bassin et fléchisseurs du genou.

c) Muscles de la jambe

Muscle de la loge antérieure =

– Jambier antérieur. Du tibia au tarse antérieur. Il fléchit le pied sur la jambe.

– Extenseur commun des orteils et extenseur propre du gros orteil. Tendus du péroné au squelette des cinq orteils. Extenseurs des orteils.

– Péronier antérieur. Tendu du péroné au 5° métatarsien. Il fléchit le pied sur la jambe.

Muscles de la loge postérieure =

Couche superficielle :

Triceps sural (trois chefs) Formé à son extrémité par trois parties :

  1. Jumeaux interne et externe (insérés sur le fémur)
  2. Soléaire (inséré sur le tibia). Ces trois parties se réunissent en un tendon commun volumineux :
  3. Le tendon d’Achille. Il se fixe en bas sur le Calcanéum.

Le triceps est extenseur du pied sur la jambe. (fléchisseur et tenseur de la cheville).

Couche profonde :

– Poplité. Tendu du fémur au tibia. Fléchisseur du genou.

– Jambier postérieur. Tendu du tibia au tarse antérieur. Extenseur du pied sur la jambe. Fléchisseur plantaire de la cheville.

– Fléchisseur commun des orteils – Fléchisseur propre du gros orteil. Tendus de la face postérieure des deux os de la jambe aux phalanges des cinq orteils. Ils sont fléchisseurs des orteils.

Muscles de la loge externe =

– Long péronier latéral. Il s’insère en haut sur le péroné. En bas, il croise le bort externe du pied, puis toute la plante du pied, et se termine sur le premier métatarsien. Il maintient, par son tonus, la concavité de la voûte plantaire.

– Court péronier latéral. Il est tendu du péroné en haut au 5° métatarsien en bas.

La cheville a tout un système ligamentaire qui renvoie les efforts des muscles de la jambe (un peu comme les poignets).

d) Muscles du pied.

– Muscle de la face dorsale du pied. Il s’insère en arrière sur la Calcanéum. Il est extenseur des quatre tendons destinés aux quatre premiers orteils.

– Muscles de la face plantaire du pied. Comme au niveau de la main, ils se définissent en trois groupes :

Interne – muscles moteurs (du gros orteil) :

– Adducteur, court fléchisseur, abducteur du gros orteil

Externe- muscles moteurs du 5° orteil :

– adducteur, court fléchisseur, opposant du 5° orteil

Moyen :

– Interosseux dorsaux et plantaires (généraux) – Chair carrée de Sylvius – Court fléchisseur plantaire.

Pathologies des muscles :

CRAMPES

Les crampes sont des contractions musculaires douloureuses et lentes à relâcher. De telles contractions peuvent se produire pendant l’exercice ou au repos. Les conditions dans le muscle d’approvisionnement en oxygène ou les stimulations du système nerveux sont deux causes possibles. Des teneurs faibles du sang en ions sodium et chlore, résultant de leur perte par sudation sont sans doute responsables des crampes lors d’un exercice violent. On parle également de déplétion en magnésium ou d’acidose locale.

DYSTROPHIE MUSCULAIRE

Il s’agit d’un groupe de maladies caractérisées par un affaiblissement musculaire progressif. Cet affaiblissement est le résultat d’une dégénérescence des fibres musculaires, de l’augmentation du tissu conjonctif dans les muscles et, dans certains cas, du remplacement des fibres musculaires par des cellules adipeuses. Les dystrophies musculaires sont toutes transmises génétiquement.

MYASTHENIE GRAVE

C’est une maladie chronique caractérisée par une grande fatigue musculaire. La cause n’en est pas connue, mais il semble que le trouble se situe au niveau de la transmission des influx nerveux à la jonction neuro musculaire. Il s’agit sans doute d’une insuffisance d’acétylcholine.

FIBROMYALGIE

Cette maladie à l’étiologie mal connue semble toucher différents groupes de muscles de manière non spécifique. Sa caractéristique est son aspect douloureux et invalidant au plan de la vie sociale des personnes atteintes.

EFFETS DU VIEILLISSEMENT

A partir de 25 ans, hors entraînement sportif spécifique, l’humain subit une diminution progressive et continue de sa masse musculaire squelettique. Le remplacement du tissu musculaire par du tissu adipeux est une des causes de cette diminution de la masse musculaire squelettique. Puisque le gras pèse moins lourd que le muscle, la masse normale de l’organisme est moindre à 50 ans qu’à 20 ans. L a quantité de masse musculaire perdue avec l’âge dépend bien évidemment de l’activité physique.

 

Types de question d’examen :

– Quel est le neurotransmetteur interface entre le nerf et le muscle et le nom de cette zone d’échanges physico-chimiques ?

Acétylcholine (ACh) la zone : jonction neuromusculaire ou plaques motrice.

– Quels sont les trois différents types (fonctionnels) de muscles ?

Muscles striés : sont de muscles squelettiques, sous la dépendance du SN central. Contraction rapide et volontaire.

Lisses : son dépendent du système sympathique végétatif la contraction involontaire et lent.

Cardiaque : Syncytium myocardique destiné aux contractions permanentes qui a son propre Sys. Nerveux

– Citez les trois principaux muscles de l’épaule ?

Grand pectoral, deltoïde et trapèze.

– Citez quelques muscles ?

Adducteurs : rapproche le membre de l’axe sagittal. Grand dorsal, grand et long adducteur, muscle cavalier

Abducteurs : éloigne. Deltoïde, fessier, grand et long abducteur

Rotateurs : tourne. Intra-épineux, psoas, obturateur externe, petit rond

Fléchisseurs et extenseurs : flexion-extension. Biceps, triceps, quadriceps, psoas (+rotation), tous les fléchisseurs des doigts.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.