Un questionnaire homéopathique arborisé

L’homéopathie diathésique ou l’approche systémique du symptôme …

L’ambition d’une vraie recherche est d’ouvrir la voie à des questions nouvelles” H. Corbin.

Principe de classement par ordre de valeur décroissante préconisé par Kent lui-même :

  1. symptôme étiologique (un seul)
  2. symptômes psychoaffectifs : moral, anxiété, peurs, caractère, relations avec l’entourage …
  3. symptômes mentaux : sensibilité, attention, mémoire, travail, religion …
  4. symptômes sexuels : désirs et attirances,
  5. symptômes fonctionnels : périodes d’aggravation, température, climat, sommeil et rêves …
  6. symptômes somatiques : peau, ongles, mains, pieds, ORL, ophtalmologie, cardiologie …

Plus un symptôme est élevé dans cette classification, plus il a de chance d’être significatif. Il est conseillé de ne garder que trois (le « trépied » de HERING) à dix symptômes, pris dans trois rubriques différentes (au moins). En se rappelant qu’un symptôme a d’autant plus de valeur qu’il est : net, intense, en augmentation ou en réapparition, ancien, habituel ou persistant, anormal, inusité, curieux (l’anomalie peut résider dans l’absence d’un signe, ex. : absence de soif dans la fièvre, absence de douleur dans un traumatisme), caractérisé par une modalité particulière : circonstance d’aggravation ou d’amélioration (moment, température, attitudes …).

En bref, “un minimum de symptômes de valeur maximum“. Un raccourci élégant consiste à rechercher en priorité les “key-notes” (symptômes-clefs, qui par leur rareté et leur bizarrerie ne correspondant qu’a un seul remède), mais ces cas constituent l’exception. Un symptôme a d’autant moins de valeur qu’il est normal, explicable (ex. : la fatigue du matin après une nuit sans sommeil), vague, imprécis (ex. : mal de tête sans modalité particulière).

Parmi les reproches que l’on peut faire à ce répertoire, on trouve bien sûr :

  1. des remèdes oubliés (par exemple dans le Kent, à la rubrique « pressé pour tout ce que vous faites », il n’y a pas Argentum nitricum !),
  2. ou au contraire des remèdes qui visiblement ne correspondent pas à ce symptôme : tous les utilisateurs de répertoires les annotent d’ailleurs sans cesse pour les optimiser !

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est dans la liste des remèdes proposés pour beaucoup de symptômes, le mélange systématique de « remèdes d’états aigus » (ex.: Aconit) et de « remèdes de situations chroniques » (ex. : Kalium carb.). Si la répertorisation représentait ce qui se faisait de mieux en homéopathie au 19ème siècle, la méthode doit évoluer, si elle veut être encore performante au 21ème !

 

Autre méthode : les symptômes de chaque remède peuvent être compris comme l’expression à différents niveaux du même type de dysfonction. C’est la pensée de Boenninghausen, confrère botaniste, contemporain et ami d’Hahnemann, qui met ainsi en valeur le « génie des remèdes« . Cette philosophie de la pratique de l’homéopathie est originale, car il considère qu’il est possible qu’un remède ayant 6000 symptômes pathogénétiques par exemple, puisse se réduire à cinq ou six mots-clefs traduisant son génie thérapeutique propre (exemple : Sulfur = stagnation / chaleur localisée).

Ce point de vue synthétique, fut repris et développée par C.M. Boger. Son répertoire, publié en 1931 aux USA, comprend 224 remèdes caractérisés par environ 2 700 mots-clefs cliniques et une classification de l’action organique de chaque remède. Cette approche originale va conduire à modifier considérablement le premier temps de la consultation. Inutile de remonter loin dans le temps, le praticien peut résumer son interrogatoire en cinq questions :

Depuis quand ? …  Circonstances d’apparition : après un bain froid, une chute, un stress …

Comment ? …  Sensations (brûlures, enflures, sécrétions, etc ..), ce que la personne ressent

? …  Localisation objective (point d’impact du trouble, faire préciser le lieu et la profondeur) et subjective (irradiations des douleurs)

Quand ? …  Modalités : toutes les conditions modifiant, augmentant ou diminuant les sensations ressenties par le sujet (exp.: influences météorologiques, le mouvement, la chaleur, positions, le rythme sur les 24 heures, etc ..)

– Avec quoi ? …  Signes concomitants : alternances (irritabilité, peur, tristesse, etc..), symptômes curieux, bizarres, que la physiologie ne permet pas d’expliquer, ils sont à rechercher avec soins car ils caractérisent le malade. Exemple : sciatique améliorée en urinant, crampe abdominale après vexation …

Cette technique, encore utilisée par P. Schmidt (pourtant grand kentiste !), s’avère rapide (pas de symptômes compliqués à retenir), simple (l’étude d’un cas sur dossier est même parfois possible) et néanmoins performante, dès qu’il s’agit d’un état aigu ou d’une lésion organique. Cette approche, peu connue dans les pays francophones, car seul R. Séror en fait la promotion via le logiciel “Vortex”.

 

* Niveau de l’analyse systémique : notre répertoire diathésique

Dès le début, le praticien qui utilise un répertoire enrage du temps perdu et des errances de la méthode. Choisir parmi les 64 000 symptômes du Kent est désespérant pour le débutant. L’expérience prouve que, livrés à eux-mêmes, la majorité des confrères baisse les bras. Une rencontre fut pour moi déterminante : un confrère travaillant pour la sécurité sociale mettait au point un logiciel auto-questionnaire destiné au dépistage de certaines affections (tabagisme, alcoolisme, diabète …). Le patient, placé devant un ordinateur, voyait défiler les questions. Il avait devant lui trois boutons pour « oui – non – je ne sais pas ». Par le biais d’une arborescence logique, la machine éliminait toutes les rubriques ne convenant pas et développait au contraire celles qui concernait ce patient. Le médecin récupérait alors les conclusions et n’avait plus qu’à faire la synthèse du cas : c’était génial !

J’adaptais aussitôt cette méthode à un auto-questionnaire papier des 500 symptômes qui me paraissaient les plus intéressants (une douzaine de pages). En effet, j’avais appris, en m’informant sur la pratique des anciens dans ce domaine, qu’ils n’utilisaient couramment, pour débrouiller un cas, que 500 questions environ (sur les 64 000 symptômes du répertoire de Kent). Pour qu’un symptôme soit utile dans cette optique, il faut :

1/ qu’il ne soit pas trop rare : « insiste pour se mettre à genoux derrière la queue de son cheval pour prier » est un symptôme que Kent à relevé et classé au chapitre « insanity » (maladies mentales). Je doute qu’un quelconque confrère de ce siècle puisse l’observer à nouveau,

2/ qu’il soit suffisamment précis : le chapitre « douleurs » contient des pages entières de descriptions qui font irrésistiblement penser au personnage du docteur Knock : « Est ce que ça vous chatouille ou ça vous gratouille ? ? ». De telles subtilités symptomatiques ont été développées par les confrères des siècles passés, car ils n’avaient que ça comme élément objectif (le tensiomètre et le stéthoscope ont été inventé bien après).

3/ qu’il soit suffisamment discriminant : certains symptômes (par exemple « rhumatismes aggravés par l’humidité » comportent tellement de remèdes qu’ils ne font pas avancer le choix.

Après quelques mois de rodage, et devant le gain de temps considérable que procurait la méthode (le médecin n’avait plus qu’à contrôler avec le patient les symptômes retenus lors du travail effectué en salle d’attente), un de mes amis et élève fit de ce travail sa thèse de doctorat. La façon dont le patient rempli seul l’auto-questionnaire est déjà un symptôme en soit : angoissé et perfectionniste, brouillon, hésitant ou confus …

De plus, dès les années 1950, les concepts de la MTC firent largement leur apparition en occident. Nous avons donc organisé ces symptômes logiquement autour des cinq grandes fonctions organiques, des notions « d’insuffisance, de vide et de plénitude », de l’interpénétration des structures et des fonctions. Toutes ces notions ont permis d’optimiser le questionnaire et de codifier la hiérarchie des remèdes (cf. les 25 familles thérapeutiques de P. Kollitsch). C’est donc avec un œil nouveau que le processus de la répertorisation fut remis en question, de la valorisation des symptômes au choix des remèdes lors de la prescription, en insistant sur les points particuliers à l’approche diathésique :

A/ un axe organique … quel est l’organe en cause ? (cf. les cinq éléments et leurs régulations),

B/ un axe évolutif … stade de la dysfonction ?

  1. de stagnation-chaleur … stade 1 et 2 de Reckeweg
  2. lymphoïde … stade 3 et 4 de Reckeweg
  3. de sécheresse-feu … stade 5 et 6 de Reckeweg

C/ un axe diathésique … symptôme aigu ou chronique (lié au niveau de l’atteinte : structure – fonction, sang – énergie), expression d’une plénitude, d’une insuffisance ou d’un vide du pôle organique en cause.

D/ une logique thérapeutique … le choix des remèdes :

  1. Nosode en cas de vide d’un des pôles organique,
  2. Polycrest et satellite(s), association de remèdes (haute et basse dilutions) dans les autres cas, remède de contrainte externe ou de fragilité interne ?
  3. Complexes (Heel-Reckeweg) dans les situations aiguës ou de lésion tissulaire.

Les 500 symptômes utilisés sont donc regroupées autour d’une soixantaine de “mots-clefs cliniques” à polarité organique, ce qui suffit la plupart du temps à préciser le type et le niveau du problème, donc les remèdes utilisables, hiérarchisés selon leur type d’action et leur complémentarité. L’informatique vous propose une triple répertorisation ainsi que des orientations complémentaires (synergie de remèdes et questions clefs de matière médicale) pour préciser votre recherche. Ainsi fonctionne le programme “Synergie 2000”.

 

Le logiciel SYNERGIE 2000 est destiné aux praticiens qui veulent utiliser une méthode moderne de répertorisation homéopathique. Cependant, cette approche logique peut être utilisée avec n’importe quel répertoire :

A/ L’autoquestionnaire arborisé :

Les 500 symptômes utilisés sont regroupées autour d’une soixantaine de “mots-clefs cliniques” ce qui permet d’être systématique avec un gain de temps considérable : le praticien n’a plus qu’à contrôler avec son patient les symptômes retenus. La façon dont le patient rempli seul l’autoquestionnaire est déjà un symptôme en soi : angoissé et perfectionniste, brouillon, hésitant ou confus …

B/ L’approche diathésique

Les concepts de la MTC permettent l’organisation logique des symptômes autour des cinq grandes fonctions organiques, des notions « d’insuffisance, de vide et de plénitude », de la complémentarité des structures et des fonctions.

C/ Hiérarchie et synergie des remèdes

Les remèdes utilisables sont hiérarchisés selon leur type d’action et leur complémentarité (cf. les 25 familles thérapeutiques de P. Kollitsch). L’informatique vous propose alors une quadruple répertorisation, ainsi que des orientations complémentaires (synergie de remèdes et questions clefs de matière médicale) pour préciser votre recherche.

  • Nosodes, en cas de vide d’un des pôles organiques,
  • Polycrests et satellites, association de remèdes (haute et basse dilutions),
  • Complexes (lab. Heel) dans les situations aiguës ou de lésions tissulaires.

Les données du monde médical ont changé. Les patients réclament des investigations cliniques et para-cliniques précises, au meilleur coût. Les pressions sociologique, économique et fiscale ont par ailleurs considérablement réduit le temps dont dispose le praticien. La mise en œuvre d’un outil informatique puissant, simple et rapide à utiliser pour un prix raisonnable, permettra aux homéopathes de ce début de 21eme siècle de s’adapter parfaitement aux demandes de la société et de ses malades.

Liste des mots-clefs et symptômes du répertoire Synergie :

L’utilisation de ce questionnaire est simple, mais ATTENTION : recherchez uniquement les réactions qui vous caractérisent profondément, or celles-ci sont les phrases qui, lorsque vous les lirez, lui feront dire : “Çà, c’est tout moi !”. Autant dire que si une phrase vous fait hésiter, réfléchir, qu’elle vous pose des problèmes pour répondre, vous devez l’éliminer sans hésiter. Vous n’avez donc pas besoin de vous creuser la tête devant chaque phrase pour savoir si vous allez la retenir : s’il hésite, vous éliminez.

Mot-clef clinique                   Symptôme personnalisé

Sexe

001      Un homme

002      Une femme

003      … en cours de grossesse

 

Poids / taille / âge

004      Vous êtes trop gros

005      Votre poids a diminué (malgré un appétit normal)

006      Un enfant, un bébé

007      Un teen-ager (puberté, jeunesse)

008      Vieillesse, sénilité

 

Frilosité / fatigue

009      Frileux (et aggravé par le froid)

010               … et aggravé tête nue (= préfère porter un chapeau)

011      Asthénie (fatigue non améliorée par le repos)

219      Aversion pour le travail, l’effort physique aggrave

220                 … pour le travail intellectuel, l’effort mental aggrave

012      Les faiblesses surviennent sans raison apparente (lipothymies ?)

013                        … surviennent le jour (hypo TA ?)

014                       … après exercice mental

015                       … surviennent la nuit

016                       … dans une chambre chaude

017      Le grand air améliore ces faiblesses

018      Anémié, pâle

019                       … après hémorragies

020      Congestif (congestion veineuse chronique = tempérament sanguin)

021      Cyanose (symptôme intéressant surtout les lèvres et extrémités)

 

Stagnation

022      Varices (ou stripping récent ?)

023      Œdèmes

024      Cellulite

391      Acrocyanose (syndrome de Raynaud / engelures)

397      Phlébite et périphlébite

398      Ulcères variqueux

399      Paresthésies (fourmillements)

 

Chaleur : il a de la fièvre

025      Le malade a soif et il est agité

026      … et il a des courbatures

027      … et il est abattu, sa peau est moite (vide à l’externe)

028      … et il est abattu, sa peau est sèche (plénitude à l’externe)

029      Le malade n’a pas soif

 

Il a mal : où se situent les douleurs ?

030      Douleurs localisées en de petites places, à des endroits précis

031      Douleurs qui passent d’un endroit à l’autre, elles ne sont pas fixes

032      Douleurs brûlantes améliorées par la chaleur

033                           … améliorées par les applications froides

034      Absence de douleurs (dans des maux habituellement douloureux)

 

Dynamique de ces douleurs ?

035      Elles arrivent petit à petit et disparaissent de même

036      Elles arrivent petit à petit et disparaissent brusquement

037      C’est l’inverse : elles arrivent brusquement et disparaissent petit à petit

038      Elles arrivent d’un coup et disparaissent aussi brusquement

 

Mouvements, positions et latéralités

039      Le fait de bouger la partie malade aggrave

040      C’est au début des mouvements (problème de dérouillage) … après mieux

041      … au contraire, après le mouvement, cela va plus mal

 

Quand vous avez mal quelque part :

042      Appuyer sur l’endroit douloureux, aggrave

043                                                         … cela soulage

 

D’ordinaire, les troubles siègent plutôt de quel coté ?

044      Du côté droit

045      Du côté gauche

046      Ils passent d’un côté à l’autre

 

047      Céphalée occipitale

048             … au sommet du crâne (vertex)

049             … au-dessus de l’œil droit

050             … au-dessus de l’œil gauche

051      avec battements, pulsations

052      Névralgie faciale, douleur au visage

 

Réflexes 

510      Hyper-réflectif

512      Hypotonie musculaire (faiblesse parétique)

513      Maladresse des mains

506      Paralysie faciale

 

Symptômes rattachés au « pôle métabolique » :

Emotions

053      Hypersensible aux émotions

054      Malade suite d’une émotion, une MAUVAISE NOUVELLE

055           … d’une déception, quelque ou quelqu’un vous a déçu

056           … d’un deuil, d’un chagrin

331           … suite d’un chagrin d’amour ?

057      Malade suite d’une CONTRARIETE, on vous a fait des reproches           (vexation)

058      Vos troubles sont apparus à la suite d’une COLERE

059         … que vous n’avez pas pu exprimer, une colère rentrée

 

060      Timide (a facilement le trac)

061      Emotif, sursaute facilement, pour des riens

 

Coléreux ?

062      Vous êtes facilement en colère si on vous contredit

063      Quand vous êtes en colère, vous devenez violent, grossier

064      Si l’on cherche à vous calmer, cela vous irrite encore plus

 

Hémorroïdes

065      Vous souffrez d’hémorroïdes externes

066      Vous avez une fissure anale

388      Fistule anale (chronique)

 

Tendino-musculaire

067      Crampes musculaires

068      Entorses fréquentes, foulures

382      Périarthrite scapulo-humérale (PSH)

383      Tennis elbow

Œil /vision   

069      Conjonctivite (= œil rouge)

070      Orgelets fréquents (= chalazions)

071      Larmoiement constant

072      Œil sec

073      Photophobie (aversion pour la lumière)

074      Paupières collées (agglutinées, suppuration)

075      Paupières tombantes, ne peut ouvrir ou fermer l’œil

076      Paupières supérieures enflées

077      Paupières inférieures enflées, poches fréquentes sous les yeux

078      Glaucome (hypertension oculaire, même traitée)

079     Myosis

080      Mydriase

081      Nystagmus

504      Anisocorie (inégalité pupillaire)

500      Vue faible

501      Hémianopsie

502      Strabisme

503      Diplopie (nerfs oculomoteurs)

505      Fatigue oculaire

 

Symptômes rattachés au « pôle vasculaire » :

Angoisses

082      Sans cesse tracassé par des pensées désagréables

083             … des pensées de maladies (hypochondrie)

084             … des pensées de mort (pense au suicide)

 

Mauvais moral

085      Vous êtes mécontent de vous

086      Vous vous êtes fixé sur les événements désagréables du passé

087      Vous vous plaignez par avance (mécontent de tout)

088      Vous êtes soupçonneux, méfiant

089      Vous manquer d’audace, vous craignez les épreuves

090      Très critique, vous aimer critiquer (esprit de contradiction ?)

091      Vous êtes tatillon, maniaque de l’ordre

092      … au contraire plutôt désordonné

440      Egoïsme (pense d’abord à lui)

442      Avarice (près de ses sous)

 

093      Pressé pour tout ce que vous faites

094      … au contraire lent à comprendre, réfléchir, agir

 

095      Ferveur religieuse, foi importante

096      Vous êtes anxieux pour le salut de votre âme

 

Au contraire excellent moral ?

097      Vous êtes vif, enjoué, facilement enthousiaste

098                                 … joyeux, gai, hilare (sans raison objective)

099      Vous êtes actif, laborieux, vous restez rarement sans rien faire

444      Orgueil (avec raison objective ?)

 

Insomnie

100      Vous avez un sommeil agité, troublé

101      Insomnie avant minuit

102                 … après minuit

103                 … après trois heures du matin

104      Vous êtes somnambule

105      Vous faites souvent des cauchemars

 

Cœur

106      Hypertension artérielle (traitée ou non)

107      Pouls irrégulier (arythmie, palpitations)

393      Pouls rapide (tachycardie)

394      Pouls lent (bradycardie)

395      Péricardite (actuelle ou récente)

396      Insuffisance cardiaque

108      Angine de poitrine

109      Artériosclérose (artérite distale, ictus, apoplexie)

 

Problème thyroïdien ?

110      Goitre thyroïdien

111      Exophtalmie (Basedow)

 

Sueurs

112      Bouffées de chaleur (avec transpiration)

113      Transpire très facilement

114      … au cours du sommeil

384      Transpiration excessive des mains

385      Transpiration excessive des pieds

446      Sueurs froides

 

Symptômes rattachés au « pôle digestif »

 

Boulimie / anorexie

115      Appétit augmenté : boulimie (exp. : après le repas a encore faim)

116      Mange vite

117      Fringales (exp.: estomac vide à 11 heures le matin)

118      Malaises quand il a faim (accès hypoglycémique ?)

119      Se lève la nuit pour manger

120      Vous êtes rassasié dès les premières bouchées (petit appétit)

121      Vous n’avez pas faim du tout (anorexie ?)

 

Troubles digestifs

122      A des nausées

123         … quand vous êtes en voiture, en bateau … (mal des transports)

124      Hoquets fréquents

125      Pyrosis (brûlure derrière le sternum, remontée acide)

126      A des douleurs d’estomac

127                                   … améliorées après manger

128      Aggravé par tous les aliments gras

129      Ulcère d’estomac (confirmé par la fibroscopie)

130      A des ballonnements digestifs hauts (dilatation, tympanisme, rots ?)

131             … des flatulences (gargouillis, fermentations, pets ?)

 

Langue, bouche et dents

132      Mauvaise haleine

133      Bruxisme (grince des dents)

134      Douleurs dentaires

135      Caries précoces et/ou nombreuses

136      Gingivite (importante ou chronique)

137      Parodontopathie horizontale (importante rétraction des gencives)

138      Parodontopathie verticale (poches, pyorrhée)

139      Saignement gingival

140      Lèvres enflées

141      …         crevassées, coins fissurés

142      …         avec éruptions (vésicules …)

143      Aphtes (fréquents/nombreux)

144      Bouche sèche (peu ou pas de salive)

145      hyper-salivation

 

146      Langue chargée blanche (enduit blanc)

147      …         chargée jaune (enduit jaune)

148      … avec crevasses, fissures

149      … en carte de géographie

150      … enflée

151      Bout de la langue rouge

 

Derme

152      Ecchymoses faciles, pétéchies, purpura

153      Verrues nombreuses

154      Lipomes

449      Adénopathies (palpables/multiples)

 

Neurologie

155      Troubles de mémoire en général

156      Oublie facilement ce qu’il allait dire, ce qu’il venait de faire (mémoire récente)

157      Mémoire faible pour les événements anciens

158      Vous remuez constamment vos mains

159                                               … vos pieds

160      Tics, myoclonies (secousses musculaires)

161      Bégaiement

162      Epilepsie / convulsions

163      Tremblements / maladie de Parkinson

448      Hallucinations

509      Fausses routes alimentaires (par trouble neurologique = hydrophobie)

 

Symptômes rattachés au « pôle cutanéo-muqueux »

Tristesse

164      Vous êtes morose, mélancolique

165      Triste quand vous êtes seul

441      Au contraire : aversion pour le compagnie, désir de solitude

166      Pleurer améliore votre état, cela vous fait du bien

167                   … au contraire, cela vous aggrave

168      Vos pleurs alternent avec vos rires, vous passez souvent du rire aux larmes

169      Vous pleurez sans raison, la moindre émotion vous fait pleurer

170      Vous pleurez dès que l’on vous fait des critiques, des observations

443      Aggravé(e) par la consolation

445      Nostalgie, mal du pays

 

Sensibilité

171      Vous êtes curieux de tout

172      Désir de voyages, envie de vous échapper

173      Loquacité, tendance au bavardage

174      Susceptible (s’offense facilement)

175      Vous ne supportez pas que les vêtements vous serrent

176      N’aime pas qu’on le touche

000      Hystérie (somatisée)

 

ORL et problèmes respiratoires 

177     Nez bouché

178      … sec

179      … qui coule

180      Coryza fréquents, rhumes de cerveau

181      Végétations adénoïdes (enfant)

182      Perte de l’odorat (= anosmie)

183      Saignements de nez fréquents (= épistaxis)

379      Sinusite purulente

184      Hypertrophie des amygdales

185      Inflammation de la gorge, angine

186      Vous êtes souvent enroué, voix voilée

 

187      Toux le jour

188                   … plutôt la nuit

189      Toux sèche

190                   … spasmodique, coquelucheuse

191                   … grasse, avec expectoration

192                   … douloureuse

193      Bronchite, pneumonie

194      Pleurésie

 

Dermatologie

195     Prurit

196      … sans éruption

197      … amélioré par le grattage (n.b. chaleur par stagnation)

198      Acné vulgaire (pas rosacée)

199     Fissures, crevasses, gerçures

200      Furoncles, anthrax

201      Herpès

202      Impétigo (croûtes)

203      Intertrigo (n.b. chaleur sur le méridien du foie)

204      Psoriasis (n.b. chaleur sur vide de sang du foie)

205      Ulcérations, escarres

206      Zona / éruptions bulleuses

 

Intestins

207      Constipation, sans envie (inactivité rectale ?)

208                    … avec efforts inefficaces

209                     … en voyage, loin de chez soi

210                     … avec selles sèches (en “crottes de mouton”)

211                     … alternant avec des épisodes de diarrhée

212      Diarrhée (fréquente / chronique)

213      Réveil matinal avec besoin pressant

392      Selles sanglantes (ex.: Rectocolite ulcéro-hémorragique)

 

Symptômes rattachés au « pôle conjonctif »

 

Dépression

447      Dépression nerveuse / aboulie

214      Vous manquez de confiance en vous

215      Vous manquez de volonté, peu persévérant

216      Vous êtes inconstant, vous manquez de suite dans vos idées

217      Vous ne savez pas prendre une décision rapide (indécis, irrésolu)

218      Vous avez très souvent des échecs

439      Entêtement, obstination

 

Peurs incontrôlables, paniques ?

221      Peur lorsque vous êtes seul

222      Peur des hommes (pour une femme)

223      Peur des chiens

224      Peur de l’obscurité

225      Peur des orages, du tonnerre, de la foudre

226      Peur des endroits fermés (= claustrophobie)

227      Peur des grands espaces, des grandes étendues (= agoraphobie)

228      Peur du vide (vertige de hauteur, peur de tomber)

 

Oreilles

229      Crevasses (eczéma) derrière l’oreille, otite externe

230      Otite moyenne suppurée (récidivante)

231      Sensation d’oreille bouchée (en dehors de la présence de cérumen)

232      Vertiges (vrais, rotatoires), syndrome de Ménière

233      Bourdonnements (sifflements) d’oreilles

234      Hypoacousies, mauvaise ouïe

507      Sensibilité au moindre bruit

 

Arthrite / arthrose

514      Maladie suite de traumatisme physique

235      Cervicalgies, torticolis fréquent

236      Lumbago

237      Sciatique (L5 – S1)

238      Hydarthrose (eau dans les articulations)

239      Exostoses (becs de perroquet) / maladie de Paget

240      Ostéomyélite (suppuration des os)

380      Rhumatismes des petites articulations

381      Maladie de Dupuytren

390      Ostéoporose

 

Pathologie urinaire

241      Albuminurie

242      Cystites (mictions douloureuses)

243      Coliques néphrétiques (lithiase en cours ou récente)

244      Incontinence urinaire (urine parfois involontairement)

245      Hypertrophie prostatique (jet faible, polakyurie nocturne)

246      Soif fréquente, amélioration en buvant (= vide d’eau)

247             … au contraire, n’a jamais soif (= vide de feu du cœur)

248      Vous perdez rapidement vos cheveux (-> calvitie)

249      Vous avez beaucoup de pellicules

250      Ongles cassants

 

Antécédents personnels :

Saveurs recherchées

251      acide (citron, vinaigre, pickles …)

252     amer   (café …)

253      de sucreries, de douceurs, friandises

254      piquant, très assaisonnés (condiments, épices)

255      de sel, d’aliments salés

508      Absence de saveur des aliments

 

Allergies

256      Rhume des foins (pollinose)

257      Migraine (céphalée unilatérale périodique)

258      Urticaire (ou œdème de Quincke)

259      Asthme

260      Eczéma

 

Intoxications

261      Abuse du tabac

262             … d’alcool (vin, bière …)

263             … de médicaments allopathiques (somnifères, tranquillisants… )

264     Corticoïdes récents

265      Immunosuppresseurs / chimiothérapie récente

266      Radiothérapie récente

267      Vaccinations récentes (BCG / TAB / hépatite A ou B / fièvre jaune …)

268      Parasitose (taenia, amibes, oxyures …), verminose

 

Familiaux

269      Diabète (avec ou sans glycosurie)

270      Goutte (hyperuricémie)

271      Hyperlipémie (triglycérides / cholestérol)

 

Interventions chirurgicales

272      Lithiase biliaire (ou cholescystectomie)

273      Polype nasal

274      …     des cordes vocales

275      …     rectal

  • …     de la vessie

 

Cancer

277      Cancer (en général, si pas ci-dessous)

278      Cancer de la peau, épithélioma

279                                 …. mélanome (tumeur noire)

280      Cancer du sein

281      Cancer de l’utérus

282      Leucémie

 

Symptômes enfantins (mais valables aussi pour un adulte)

283      Capricieux

284      Désobéissant

285      Insolent

286      Boudeur

287      Imprudent, touche à tout

288      Poltron, peureux

289      Pleurnicheur, geignard

290      Pousse des cris perçants, stridents, hurle

291      Frappe du pied, trépigne, donne des coups de pieds

292      Fugueur (inclinaison à fuir)

293      Menteur (tromperie, mauvaise foi …)

294      Querelleur, vindicatif, rancunier

295      Paresseux, nonchalant

296      Retard scolaire, apprend avec difficulté

297      Enurésie (fait pipi au lit)

298      Spasmophilie, tétanie

 

Génital féminin (n.b. pour les femmes en période d’activité génitale, sans contraception orale ou implant) :

En général, au cours du cycle, vous vous sentez moins bien ?

299      Avant les règles

300      Pendant les règles

301      Après les règles

302      Vous vous sentez soulagée par l’arrivée de l’écoulement

 

Les règles sont anormales ?

303      Règles sont peu abondantes

304                   … sont brèves (écoulement inférieur à 2 jours)

305                   … sont trop abondantes

306      Règles espacées (= cycles longs)

307                   … sont rapprochées (= cycles courts)

308      Les cycles sont irréguliers

309      Les règles durent longtemps (= ménorragies – hors d’un stérilet)

310      Hémorragies au cours du cycle (= métrorragies )

311      Elles sont douloureuses (= dysménorrhée)

 

N’a pas ses règles

312      Premières règles retardées (= aménorrhée primaire)

313      Aménorrhée (secondaire = les règles se sont arrêtées)

314      Tendance aux avortements (répétés)

315      Ménopause en cours

 

Seins

316      Nodule du sein (mastodynie)

317      Rétraction des mamelons

318      Montée de lait, en dehors de la grossesse (= galactorrhée)

 

Pertes blanches (= leucorrhées) ?

319      leucorrhées des jeunes filles

320                   … abondantes

321                   … douces (= non irritantes)

322                 … irritantes (avec brûlures vaginales)

323      Démangeaisons des organes génitaux

324      Sécheresse vaginale

385      Bartholinite / vulvite

 

Sensation d’une pesanteur pelvienne ?

“Bearing-down” = impression de sentir ses organes génitaux peser sur le périnée

325      Bearing-down avant les règles

326                        … pendant les règles

 

Pathologie génitale ?

327      Douleurs de l’ovaire droit

328                 … de l’ovaire gauche

329      Kystes ovariens

330      Fibromes utérins

351      gonorrhées (gonocoques, chlamydiae …)

352      Condylomes vénériens

353      Syphilis

 

Le comportement sexuel

332      Jalousie

333      Abstinence sexuelle mal supportée

Féminin

334      Votre désir sexuel a baissé

335      Les rapports sexuels sont douloureux

336      Frigidité

337      Désir présent, mais aversion pour le coït

338      Votre désir sexuel a augmenté

339                               … vous pousse à la masturbation

340                               … est violent (accès de nymphomanie ?)

341      Homosexualité féminine

 

Masculin

342      Votre désir sexuel a baissé

343                               … a augmenté

344                               … vous pousse à la masturbation

345      Votre érection est trop brève

346                               … douloureuse

347                               … faible, incomplète

348                               … absente (= impuissance)

349      Ejaculation précoce

350      Homosexualité masculine

 

Modalités particulières

(ne la retenir que si elle est se vérifie sur l’ensemble des symptômes du patient)

 

Moment de la journée où vous sentez-vous le moins bien ?

354       La nuit

355           … après minuit

356           … vers trois heures du matin

357       Le jour

358           … le matin

359           … en fin de matinée

360           … à midi

361           … l’après-midi

362           … au crépuscule, lorsque le soleil se couche

363           … dans la soirée

 

Saison où vous vous sentez toujours beaucoup moins bien ?

364      Printemps

365      Eté

366      Automne

367      Hiver

Supportez-vous difficilement ?

368      Le temps sec

369      Le temps humide (en se mouillant)

370      Le temps lourd, chaud et humide (ex: climat tropical)

371      L’orage (avant)

372      Le vent, les courants d’air

373      Le soleil

374      Le brouillard

375      La neige

376      Les changements de temps

377      Un séjour en montagne vous améliore

378                       … au bord de la mer vous améliore

 

Suite de :

400      stomato : émotion

401      stomato : colère, vexation

402      stomato : courant d’air

403      stomato : refroidissement, coup de froid

404      stomato : séjour dans endroits humides

405      suite de trauma (extraction, obstruction …)

 

Comportement :

406      stomato : nervosité, anxiété (extrême)

 

Modalités :

407      aggravé par le froid en bouche (aliments, boissons)

408      amélioré par le froid (eau de boisson)

409      aggravé par le chaud en bouche (aliments, boissons)

410      amélioré par le chaud (eau de boisson)

 

411      aggravé par la mastication

412      aggravé en serrant les dents

413      aggravé par la pression (large)

414      amélioré par la pression (large)

415      amélioré par la friction de la joue

 

416      aggravé en aspirant de l’air

417      amélioré en aspirant de l’air

418      aggravé en se brossant les dents

419      aggravé par le toucher (local)

420      aggravé par le contact de la langue

421      aggravé par la succion

422      amélioré par la succion

423      aggravé par la chaleur externe

424      amélioré par la chaleur externe

425      amélioré par un enveloppement chaud de la tête

 

426      aggravé allongé, couché

427      amélioré couché sur le côté douloureux

428      aggravé par la chaleur du lit

429      amélioré par la chaleur du lit

430      aggravé dans une pièce chaude

431      amélioré dans une pièce chaude

432      stomato : aggravé par l’humidité, le temps humide

 

Horaires :

433      stomato : le matin

434      stomato : le soir

435      stomato : la nuit

 

Symptômes associés :

436      fluxion de la joue ou de la face

437      stomato : adénopathie

438      trismus

 

******                     Répertoire dentaire (très utile pour les cas aigus) :

 

Suite de :

400      stomato : émotion

401      stomato : colère, vexation

402      stomato : courant d’air

403      stomato : refroidissement, coup de froid

404      stomato : séjour dans endroits humides

405      suite de trauma (extraction, obstruction …)

 

Comportement :

406      stomato : nervosité, anxiété (extrême)

 

Modalités :

407      aggravé par le froid en bouche (aliments, boissons)

408      amélioré par le froid (eau de boisson)

409      aggravé par le chaud en bouche (aliments, boissons)

410      amélioré par le chaud (eau de boisson)

 

411      aggravé par la mastication

412      aggravé en serrant les dents

413      aggravé par la pression (large)

414      amélioré par la pression (large)

415      amélioré par la friction de la joue

 

416      aggravé en aspirant de l’air

417      amélioré en aspirant de l’air

418      aggravé en se brossant les dents

419      aggravé par le toucher (local)

420      aggravé par le contact de la langue

421      aggravé par la succion

422      amélioré par la succion

423      aggravé par la chaleur externe

424      amélioré par la chaleur externe

425      amélioré par un enveloppement chaud de la tête

 

426      aggravé allongé, couché

427      amélioré couché sur le côté douloureux

428      aggravé par la chaleur du lit

429      amélioré par la chaleur du lit

430      aggravé dans une pièce chaude

431      amélioré dans une pièce chaude

432      stomato : aggravé par l’humidité, le temps humide

 

Horaires :

433      stomato : le matin

434      stomato : le soir

435      stomato : la nuit

 

Symptômes associés :

436      fluxion de la joue ou de la face

437      stomato : adénopathie

438      trismus

 

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.