Scutellaria

Scutellaria galericulata

Le genre botanique Scutellaria comprend plus de 300 espèces de labiées qui poussent sous les climats tempérés et tropicaux du sud-est de l’Asie, et en Amérique du Nord en passant par l’Europe. Scutellaria galericulata est une herbacée dont la hauteur peut atteindre 50 cm, à feuilles lancéolées opposées et à fleurs bleues. Elle est fréquente sur les berges des cours d’eau et dans les zones humides.

NOM FRANCAIS : Scutellaire casquée, encore appelée Grande toque (Ang.: Skull cap)

PRINCIPES ACTIFS : HE et flavonoïdes qui inhibent l’enzyme prolyl oligopeptidase qui intervient dans diverses fonctions du système nerveux central.

INDICATIONS : tonique jusqu’à être psychostimulante, antispasmodique et astringeante (herpès). Utilisation ancienne pour lutter contre les accès palustres. La scutellaire fait partie de nombreuses préparations pharmaceutiques destinées à favoriser le sommeil, à calmer les crises d’hystérie et les convulsions épileptiques ou divers autres troubles neurologiques. On reconnaissait à la plante des vertus thérapeutiques tant pour le traitement des douleurs névralgiques que pour les troubles fonctionnels du système nerveux, y compris chez les enfants.

  • Infusion. Verser 250 ml d’eau bouillante sur 1 g à 2 g de scutellaire séchée. Laisser infuser pendant 3 à 5 minutes. Prendre 3 tasses par jour.
  • Capsules Prendre de 1 g à 2 g de scutellaire séchée, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 éthanol à 25 %). Prendre de 2 ml à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:2 éthanol à 35 %). Prendre de 2 ml à 5 ml, 3 fois par jour.

HOMEOPATHIE diathésique : remède du groupe de l’Iode (Kollitsch p. 70): Dépression nerveuse avec peur morbide. Migraines frontales et instabilité cardiaque.

PSYCHE (B.Vial) : « les dilemmes insolubles, situations sans issue » ?

Ref.:  T. Ersoz, D. Tasdemir, I. Calis, C. M. Ireland. “Phenylethanoid glycosides from Scutellaria galericulata”. Turkish Journal of Chemistry, 2002, 26, 465–471

Proche :

Scutellaria laterifolia, labiée des USA, est utilisée dans les rites de purification lorsque les tabous sexuels avaient été enfreints, et actuellement comme sédatif nerveux.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.