Traumatologie, affections articulaires et péri-articulaires

Traumatologie, affections articulaires et péri-articulaires

Remarque essentielle … Les spécialités médicales de “rhumatologie” et de “rééducation fonctionnelle” se divisent en cinq secteurs principaux :

  1. Ce qui est du domaine de la traumatologie et touche un peu toutes les sphères, avec un important impact vasculaire, sous la dépendance des fonctions Coeur-IG en MTC,
  2. Ce qui est lié aux cartilages et aux os, donc aux phénomènes de minéralisation, sous la dépendance des fonctions Rein-Vessie en MTC. Les grands axes de dysfonction seront principalement arthrite, arthrose et ostéoporose, toujours dans un contexte de sécheresse,
  3. Ce qui est du domaine tendino-musculaire, donc aux phénomènes inflammatoires et de contractures, sous la dépendance des fonctions Foie-Vésicule biliaire, par trouble de la détoxication de l’acide lactique. Le tableau clinique sera celui de rhumatismes péri-articulaires mobiles, de tendinites et jusqu’au tableau global de la fibromyalgie,
  4. Ce qui est du domaine des arthropathies métaboliques, sous la dépendance des fonctions Rate-pancréas en MTC, avec en tout premier lieu la goutte.
  5. Ce qui est du domaine de l’infectieux, de l’auto-immun (PR et SPA surtout) et du tumoral, où le SRE est défaillant, sous la dépendance des fonctions Poumon-GI en MTC.

alt

En pratique …

Le malade est porteur de signes périphériques, subjectifs et/ou objectifs, qui ont une valeur signifiée, car chacun vit “son” rhumatisme à sa façon, le comportement devant l’algie étant souvent significatif. Il faut voir et comprendre, et en particulier chercher “les douleurs rapportées” qui n’appartiennent pas à l’architecture osseuse et articulaire ou tendino-musculaire (cf. la topographie des 5 chaînes TM), mais aux organes profonds, s’exprimant en périphérie par l’intermédiaire des nerfs rachidiens et des plexus nerveux. L’enquête étio-pathogénique s’étendra aux signes associés : affections rénales (lithiase), gynécologiques (kyste, rétroversion…), aux éventuelles zones réactogènes (foyers dentaires, cicatrices …) présentes dans 50% des cas de douleurs chroniques !

 

1 – La TRAUMATOLOGIE … remèdes à choisir selon l’ordre chronologique :

Récent …

  • Arnica montana (hg) … toujours
  • Calendula (hg) … traumatisme céphalique, aggravé par le froid, le bruit.
  • Helleborus (ba) … coma, oedème cérébral post-traumatique
  • Ruta (si) … entorses récentes, plaies des tendons.
  • Natrum sulfuricum … l’oedème lésionnel, aggravé aux changements de temps. Cicatrice opératoire …
  • Bellis perennis (hg) … courbatures, ecchymoses.
  • Hypericum (hg) lésion des nerfs (ponctions, infiltrations…)

 

Plus tard …

  • Aurum … le “syndrome subjectif des traumatisés crâniens” : céphalées, vertiges, acouphènes, asthénie et dépression.
  • Ammonium mur. … sensibilité persistante des vieilles entorses.
  • Strontium carb. (ba) … vieilles entorses douloureuses (si échec Arnica et Ruta).
  • Symphytum (ca) … retard consolidation de fracture, hémarthroses des hémophiles
  • Oenanthera biennis (ac) 1 DH … l’algo-neuro-dystrophie (Sudeck).

 

Remèdes présents dans le complexe de Heel : ARNICA COMPOSITUM (Traumeel en France et Belgique) gouttes, comprimés, injectable, pommade

(Arnica D2, Belladonna D4, Bellis perenis D2, Calendula D2, Chamomilla D3, Echinacea D2, Hamamelis D2, Hepar sulf. D8, Hypericum D2, Mercurius sol. D8, Millefolium D3, Symphytum D8)

 

2/ L’ARTHRITE … la douleur articulaire est apparue brutalement !

Période inflammatoire localisée à l’articulation, avec impotence fonctionnelle : la douleur est liée aux phénomènes vaso-moteurs loco-régionaux (via l’interleukine 1).

1er stade : atteinte ischémique artériolo-capillaire = patients aggravées par le froid.

Deux remèdes-clefs de modalités opposées : le “tandem de la sénescence articulaire” =

  • Bryonia alba (ph) … l’inflammation des séreuses. Patient immobile, sec (il a soif), ankylose douloureuse aggravée par le mouvement et améliorée par la pression forte.
  • Rhus toxicodendron (hg) … raideurs : atteinte des tendons et des bourses séreuses, douleurs “mécaniques” = diurnes, aggravées par le repos prolongé. Patient agité, dérouillage le matin, retour des douleurs à la fatigue le soir.

Remèdes souvent rencontrés à la ménopause (stagnation /sécheresse) :

  • Sulfur … richesse en soufre du cartilage, congestions localisées avec sensation de brûlure // Aesculus (hémorroïdes) ou Nux vomica (hypertonie, attitudes antalgiques)
  • Causticum (am) … manifestations rhumatismales ankylosantes, mais le patient ne peut rester en place (!), douleurs aggravées par le temps sec et le froid, donc un peu mieux quand il pleut (ce qui est assez rare chez les rhumatisants !) // Guaiacum (am)

 

RHEUMA-HEEL (comprimés) : (Bryonia D4, Rhus tox. D6, Causticum D4, Arnica D4, Ferrum phos. D6)

LITHIUM COMPOSITUM (Neuralgo-Rheum-injeel)

(Causticum D10, Colchicum D10, Ferrum met. D10, Lithium benzoïcum D30, Rhus tox. D30, Spiraea ulmaria D30, Gnaphalium D6)

 

2 ème stade : vasodilatation veineuse passive = patients aggravées par la chaleur.

  • Pulsatilla (si) … douleurs erratiques ++ des petites articulations, “courbatures”.
  • Phytolacca (ka) … douleurs erratiques, raideurs, aggravées par l’humidité, + les os longs.

 

DISCUS SUIS COMPOSITUM (injectable): (Cartilago D8, Pulsatilla D6, Aesculus D6, Calcarea phos. D10, Ledum D4, Vit. B1, B2, B6 )

UBICHINON COMPOSITUM (injectable) : (Colchicum D4, Hydrastis D4, Galium D6, Ubichinon D10, ATP D10 et vit. B1, B2, B6, C)

 

3 – L’ARTHROSE … douleurs d’installation progressive

Les conceptions actuelles de l’arthrose s’opposent à la vision ancienne d’une “usure liée à l’âge” : cette affection apparaît précocement, nous n’en voyons que les symptômes tardifs : des lésions cartilagineuses chroniques dégénératives non inflammatoire (ou très peu), avec production d’ostéophytes. Le trépied symptomatique de l’arthrose comprend la douleur, la raideur et l’épanchement, auxquels viennent parfois s’ajouter : craquements, déformations, impotence. Le traitement classique comprend :

–> des anti-inflammatoires, lors des poussées évolutives : injections de corticoïdes intra-articulaires (attention aux effets généraux, si renouvelés fréquemment) et les A.I.N.S. (dont rien ne prouve l’efficacité à long terme) mais aux effets secondaires parfois dévastateurs (risque d’hospitalisation x 3 !),

–> des médicaments “chondro-protecteurs”: Piasclédine, Structum, Junctum …

 

Il faudra choisir un remède selon le terrain :

Récent …

  • Thuya occ. … la sycose humide = aggravé par l’humidité.
  • Causticum (am) … la sycose sèche = aggravé par le vent froid

 

Ancien …

Medorrhinum … stagnation, aggravé par l’humidité

Tuberculinum residuum … rhumatisme ankylosant, peu influencé par l’humidité.

 

CARTILAGO SUIS COMPOSITUM (Zeel) comprimés, injectable, pommade)

(Cartilago D4, Embryon D4, Placenta D4, Arnica D1, Rhus tox. D2, Dulcamara D2, Symphytum D8, Sulfur D6 …)

OSTEOHEEL (comprimés) … exostoses

(Hekla lava D6, Kalium iodatum D4, Asa foetida D4, Aranea diadema D6, Natrum sulf. D4, Calcarea phos. D6, Mercurius rubber D9)

 

4/ – L’OSTEOPOROSE…

L’ostéoporose est liée au déplacement de la masse calcique, de l’os vers le tissu conjonctif et l’endothélium des vaisseaux. Ce phénomène est essentiellement du ) une désadaptation endocrinienne prolongée (ovarienne et para-thyroïdienne en particulier). On observe une raréfaction de la trame protéique de l’os (agrandissement des espaces médullaires et atrophie trabéculaire), exposant au risque de fracture. Le tassement vertébral est la complication la plus fréquente : 7 000 tassements sont découverts chaque année en Suisse (50% après 85 ans), alors que tous les paramètres biologiques classiques (VS, Calcémie, Calciurie, Phosphore …) sont normaux ! Les classiques proposent :

–> le Fluor 25 mg/jour maximum, deux ans au plus… car de trop fortes doses exposent à des troubles de la minéralisation = la “fluorose”. Sans compter que 25 % des sujets sont “non-répondeurs”, c’est à dire qu’ils n’augmentent pas leur densité vertébrale sous fluor !

–> le Calcium + la vitamine D … mais risque de calcul rénal augmenté. Les prises de calcium doivent être décalées des prises de fluor –> fluorure de calcium non absorbable !

–> l’hormonothérapie :

  1. Calcitonine … // au Phosphore, indiquée dans les ostéoporoses résistantes au fluor
  2. Les anabolisants stéroïdiens … chez les sujets très âgés
  3. Les oestrogènes … chez la femme après la ménopause ??? en discussion !
  4. L’hormone somatotrope … facteur anabolisant essentiel, en cours d’essais

–> les cytokines … TGFB (transforming growth factor), FGF (fibroblast g.f.) …

Les homéopathes savent depuis longtemps que quatre minéraux sont à la base du métabolisme osseux : le Calcium, le Fluor, le Phosphore et la Silice (agent de pontage entre polysaccharides et protéines). Ce traitement de fond sera dynamisé par la prescription de sels de Baryum ou de Strontium, dont le métabolisme est proche de celui du calcium, qui en s’incorporant à la trame calcique augmentent sa résistance.

BARYUM COMPOSITUM (Barijodeel) comprimés

(Barium carb. D12, Ignatia D6, Stramonium D4, Kalium phos. D6, Arnica D4, Causticum D6, Calcium iodatum D4 …)

MOLYBDAN COMPOSITUM comprimés

(Natrum molyb. D3, Zincum D3, Magnesium D3, Cobaltum D4, Cerium D4, Manganum D4, Cuprum sulf. D6, Niccolum aceticum D8, Rubiduim D8, Sulfur D6, Phosphorus D6)

// à OVARIUM COMPOSITUM ou TESTIS COMPOSITUM

 

5/ Le TENDINO-MUSCULAIRE …..

L’examen clinique devra toujours comprendre une méticuleuse recherche de “dermalgies réflexes”, points sensibles qui signent une souffrance tendino-musculaire qu’il sera aisé de faire céder, sans manipulation, par la simple recherche de la position antalgique optimale, puis son maintien pendant 90 secondes, suivi d’un lent retour à la position neutre (cf. “Strain and counterstrain” L.H. Jones USA 1981).

A – Torticolis, névralgies cervico-brachiales (NBC) :

  • Actea racemosa (s) … contracture des para-vertébraux de C7- D6, aggravée par les règles, les courants d’air ou cause psychologique (spasmé ++)
  • Bryonia alb. (ph) … aggravé par le moindre mouvement
  • Lachnantes (hg) … raideur du cou irradiant sur les épaules, en “chape”
  • Kalmia latifolia (al) … contractures douloureuses.

Avec les remèdes qui ne supportent pas la douleur : Magnesia phosphorica, Chamomilla (na) et Nux vomica (s) …

CIMICIFUGA-HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Actea racemosa D2, Strontium carb. D8 …)

KALMIA COMPOSITUM (gouttes et injectables) : (Kalmia lat. D8, Mercurius ruber D10, Asa foetida D8)

// à HEPAR SUIS COMPOSITUM (injectable)

(Hepar D8, vit. B12 D4, China D4, Lycopodium D4, Chelidonium D4, Carduus marianus D3, Sulfur D13, Avena sat. D6, Taraxacum D4, Cynara D6 …)

 

B – Péri-arthrite scapulo-humérale (PSH) : sorte de “dépression nerveuse de l’épaule” ?

Mettre l’épaule au repos. Problème d’origine hépato-vésiculaire le plus souvent : le méridien tendino-musculaire du Foie (qui va à l’épaule) exprime un blocage émotionnel, un antécédent récent d’hépatite ou de vaccination.

FERRUM-HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Ferrum met. D8, Ferrum phos. D8, Ferrum sulf. D6, Ferrum mur. D4, Spiraea ulmaria D2)

// à HEPAR SUIS COMPOSITUM (injectable)

// à ARNICA COMPOSITUM (gouttes et injectable) … si début traumatique

 

C – Tennis elbow” : même traitement que la PSH.

D – Maladie de Dupuytren (rétraction de l’aponévrose palmaire) : Sycose (évoqué par S. Hahneman lui-même dans ” Les maladies chroniques”) NB. nécessite 12 mois de traitement au moins !

* la déformation = Calcarea fluorica ou Fluoricum acidum / Baryta carbonica (gros) ou Strontium carbonicum (maigre)

* la raideur = Radium bromatum (as), Ruta grav. (si) les tendons ou Berberis (al)

* si douleur = Formica rufa (ac) douleurs élançantes en début de nuit.

Le nosode = Tuberculinum resid. 200K tous les mois, si nécessaire.

 

ARNICA HEEL (gouttes)

(Apis D4, Arnica D3, Bryonia D4, Benzoïcum acidum D3, Colchicum D4, Eupatorium D4, Rhus tox. D6, Echinacea D3, Dulcamara D4 …)

CUTIS COMPOSITUM (injectable)

(Cutis D8, Hepar D10, Aesculus D6, Galium D6, Ledum pal. D4, Selenium D10, Thallium sulf. D13, Cortisone D28, Arctium lappa D6 …)

GRAPHITES HOMACCORD (comprimés et injectable) : (Graphites D10, Calcarea carb. D10 …)

 

E – Les dorsalgies erratiques :

1 – La névralgie intercostale :

RANUNCULUS-HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Ranunculus bulb. D2, Asclepias tuberosa D4) < par humidité et mouvement

KALMIA COMPOSITUM (gouttes et injectable) : (Kalmia laterifolia D8, Mercurius ruber D10, Asa foetida D8) fulgurante, centripète

 

2 – de croissance :

CALCOHEEL (comprimés) : (Calcarea carbonica D8, Dulcamara D6, Chamomilla D4, Carbo veg. D12)

 

F – Les lombo-sciatiques : Vérifier d’abord la présence d’une dysfonction sacro-iliaque qui peut être réduite assez facilement. Le traitement médical n’intervient qu’après :

NUX VOMICA HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Nux vomica D2, Bryonia D2, Lycopodium D3, Colocynthis D3 …)

// à ARNICA COMPOSITUM (gouttes et injectable) … si suite d’effort

// à HEPAR SUIS COMPOSITUM (injectable) … le tendino-musculaire

// à DISCUS SUIS COMPOSITUM (injectable) … la souffrance discale

 

Avec, si la névrite est invalidante : COLOCYNTHIS HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Colocynthis D2, Gnaphalium D1 …)

Avec, si forte spasticité : CUPRUM COMPOSITUM (Spascupreel) : (Colocynthis D4, Magnesia phos. D6, Passiflora D2, Chamomilla D3, Cuprum sulf. D6 …)

 

G – Genoux : Une douleur du genou est un motif fréquent de consultation. L’interrogatoire et l’examen clinique apportent généralement un faisceau d’arguments suffisamment pertinents pour faire le diagnostic. NB. beaucoup de douleurs peu systématisées du genou sont en fait une projection descendante d’un problème sacro-iliaque.

 

1 – douleur extra-articulaire : à distance de l’interligne, produite par pression, ne gène pas la mobilisation passive de l’articulation. Cas de la tendinopathie de la patte d’oie, du tendon rotulien, de l’hygroma pré-rotulienne ? Remèdes : Ruta (si), Rhus tox. (hg) …

Si rhumatisme aggravé par l’humidité = COLNADUL (gouttes) : (Colocynthis D4, Dulcamara D4, Natrum carbonicum D4)

 

2 – douleur mécanique : survient uniquement à la marche, calmée par le repos et les antalgiques. Remèdes : Benzoicum acid. (contexte goutteux), Guaïacum (am) …

Si hydarthrose récidivante = APIS PLUS (Apis homaccord) gouttes et injectable (Apis D2, Scilla D2, Antimonium tartar. D2 …)

 

3 – le blocage : lors d’un mouvement, le genou qui reste “coincé” à 30-45°, traduit une anse de seau méniscale, dont le traitement est chirurgical.

 

H – Douleurs des pieds : vérifier d’abord si des semelles orthopédiques sont nécessaires (état des voûtes plantaire ?), puis cherchez une luxation de la tête du péroné (lésion fréquemment associée) :

  • Actea spicata (s) … enflure et déformations des métatarsiens
  • Aurum … action spécifique sur le scaphoïde
  • Platina (au) … action spécifique sur le calcanéum
  • Berberis (al) … le tendon d’Achille (douleur le long du méridien de Vessie)

 

CRUROHEEL (comprimés) : (Apis D4, Mercurius ruber D8, Lycopodium D4, Silicea D6, Hamamelis D4, Carbo veg. D8, Pulsatilla D6)

avec : OSTEOHEEL (comprimés) si Hallux valgus ou épine calcanéenne.

 

H – Les ARTHROPATHIES METABOLIQUES

La goutte, la chondrocalcinose et les rhumatismes apatitiques sont les trois arthrites microcristallines les plus fréquemment rencontrées par l’omnipraticien. La présence de cristaux dans l’articulation ou dans son environnement proche est à l’origine de manifestations inflammatoires aiguës et d’atteintes chroniques.

La maladie goutteuse est liée à un trouble du métabolisme des purines. C’est une “maladie de surcharge”, donc un phénomène psorique d’auto-intoxication. Elle présente un triple aspect :

* des accès aigus = inflammations articulaires, débutant après 40 ans chez l’homme, 60 ans chez la femme, classiquement métatarso-phalangienne (gros orteil), après un facteur déclenchant : traumatisme, excès alimentaire, ingestion d’alcool …

* une atteinte fonctionnelle rénale, avec lithiase urique.

* des dépôts articulaires d’urates = les tophi, vers une arthropathie chronique,

L’hyper-uricémie n’est pas la goutte, mais la goutte est toujours hyper-uricémique (sauf aux moments des crises, où elle précipite massivement en intra/péri-articulaire). Un bilan biologique (métabolique et rénal) s’impose, d’autant plus qu’il existe des formes induites par certains médicaments (diurétiques, cyclosporine …). Une hyper-uricémie constante est un facteur de risque supplémentaire cardio-vasculaire dans le syndrome métabolique. On le retrouve également souvent associé au psoriasis. Il ne faut pas pour autant vouloir en abaisser le taux “à tout prix”, car l’acide urique est un anti-oxydant naturel qui en limitant le nombre des radicaux libres nous préserve du vieillissement.

 

1 – L’accès goutteux : le gros orteil (méridien rate-pancréas) est gonflé, rouge et douloureux :

LITHIUM COMPOSITUM (Neuralgo-Rheum-injeel) injectable

// NUX VOMICA HOMACCORD (gouttes et injectable) si abus alimentaires

En l’absence de traitement, les récidives sont la règle, les crises se modifient, deviennent plus sévères, plus prolongées, pouvant toucher plusieurs articulations :

UBICHINON COMPOSITUM (injectable) … le stress oxydatif

PSORINOHEEL … la goutte est une maladie psorique !

 

2 – La lithiase rénale précède l’arthrite dans 40% des cas !

BERBERIS-HOMACCORD (gouttes et injectable) : (Berberis D2, Colocynthis D2, Veratrum D3 …)

// CUPRUM COMPOSITUM (Spascupreel) … si hyperalgique

 

3 – La goutte chronique tophiacée est devenue rare, les articulations les plus touchées sont les mains, les pieds et les genoux. Les radiographies associent géodes, déminéralisation et ostéophytose marginale.

SOLIDAGO COMPOSITUM (amp. injectables/buvables): (Solidago D3, Berberis D4, Terebinthina D6, Pariera brava D6, Equisetum D4 …)

Instituez un régime pauvre en purines : gibiers, abats, charcuterie et viandes jeunes (veau), poissons, crustacés et coquillages ++ (NB. “la goutte est la maladie des pêcheurs et des chasseurs” !). Proposer une cure thermale et eaux de boisson :

  • en crise = Vittel ou Vichy
  • si lithiase = Capvern ou Evian

 

Il existe des “pseudo-gouttes” :

La chondrocalcinose est une arthropathie par dépôt de pyrophosphate de calcium. Elle est rare avant 50 ans, mais touche 20 % des sujets de 80 ans. Le diagnostic est radiographique : trait radio-opaque bordant l’os sous chondral, l’atteinte est bilatérale symétrique (épaules, poignets, chevilles et articulations métacarpo-phalangiennes). Une hyperparathyroïdie doit être recherchée (5 % des cas).

Le rhumatisme apatitique est une arthropathie par dépot peri-articulaire de phosphate de calcium (apatite). Elle accompagne un trouble de la minéralisation (insuffisance rénale, hyperparathyroïdie, hypervitaminose D, diabète, sclérodermie …) et s’exprime le plus souvent sous forme d’une PSH calcifiante.

 

I – Les DYSFONCTIONS DU SRE vont conduire à des manifestations infectieuses, auto-immunes (PR et SPA surtout) et tumorale au niveau de l’os et du cartilage. Nous ne les développerons pas ici, bien qu’un certain nombre de remèdes complexes anti-homotoxiques se montrent fort efficaces.

Exemple : Anti-infectieux = ECHINACEA COMPOSITUM + MYOSOTIS COMPOSITUM (Lymphomyosot) + TONSILLA COMPOSITUM

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.