Vaccin grippal

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La grippe saisonnière

Pandémie hivernale prévisible : le réservoir de virus est chinois (infection chronique du porc et du canard) et l’épidémie se développait en quelques mois, toujours d’ouest en est, c’est à dire de Hong-Kong à San Francisco, puis New-York, Londres, enfin Moscou. L’intensité ces pandémies hivernales dépend de l’existence d’une mutation virale importante.

Affection la plupart du temps bénigne, provoquant frissons, forte fièvre et courbatures, la grippe saisonnière risque de vous immobiliser au lit durant plusieurs jours. Huit millions de français sont vaccinés chaque année, surtout parmi les sujets considérés comme “à risques”, c’est à dire les personnes âgées (plus de 70 ans) ou atteinte de maladies chroniques (le vaccin est alors remboursé par la SS).

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Une méta-analyse de 20 études cliniques a montré que le vaccin contre la grippe diminue de plus de 50% les problèmes respiratoires, les hospitalisations et la mortalité des personnes âgées. Cette vaccination est par contre reconnue inutile chez les sujets adultes en bonne santé, où seule la réduction de l’absentéisme dû à la grippe a pu être mis en évidence.  

Grippe : vaccination en pharmacie et par les infirmier(e)s (en France)
Le calendrier vaccinal fait le point sur les professionnels de santé nouvellement autorisés à vacciner contre la grippe saisonnière en France :
  • à partir de la saison 2019-2020, la vaccination contre la grippe à l’officine, par un(e) pharmacien(ne) formé(e), est étendue à l’ensemble du territoire, après 2 années d’expérimentation concluantes (dans 2 puis 4 régions) ;
  • en 2018, les compétences vaccinales des infirmier(e)s ont été élargies à la vaccination antigrippale.
Les pharmacien(ne)s volontaires et les infirmier(e)s peuvent désormais vacciner les femmes enceintes et les primo-vaccinés.
Tableau présentant les schémas d’utilisation des différents vaccins grippaux, en fonction de l’âge du patient :
  • les vaccins FLUARIXTETRA et VAXIGRIPTETRA disposent d’une AMM dès l’âge de 6 mois,
  • le vaccin INFLUVACTETRA dispose d’une AMM dès l’âge de 3 ans.
  • Pour la vaccination des sujets dès l’âge de 6 mois, le laboratoire Mylan a maintenu la commercialisation du vaccin trivalent INFLUVAC.
  • Les vaccins trivalents contre la grippe saisonnière : VAXIGRIP et FLUARIX ont été arrêtés.

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Vous avez bien compris : il faut vous vacciner contre la grippe ! Les bienfaiteurs qui nous gouvernent font tout pour ça.

Alors que le moindre geste médical est interdit aux non-médecins, que les infirmières scolaires ne peuvent plus donner d’aspirine, que les ostéopathes sont sous la loupe des Autorités, et que les thérapeutes sont pourchassés, ils ont décidé d’autoriser les pharmaciens, les aides-soignantes, et à vrai dire quasiment le premier venu à vacciner contre la grippe. Et pourtant, ça ne marche pas. Les Français, ce peuple ingérable, continue à refuser en masse la vaccination. A peine 50 % des personnes dites à risque, pour qui la vaccination est totalement gratuite, acceptent de le faire. Et quant aux professionnels de santé, qui sont les plus exposés à la contagion, à peine 1 sur 3 se vaccinent !

Les professionnels de santé connaissent, mieux que le reste de la population, comment marche le vaccin contre la grippe. D’abord, il savent que la grippe est un terme général qui désigne des symptômes (fièvre, mal de tête, courbature, fatigue) pouvant être causés par une multitude de virus différents. Les virus de la grippe mutent constamment, et peuvent devenir si différents de la souche d’origine que l’immunité acquise par le vaccin ne fonctionne plus contre eux.

Or, pour que les stocks de vaccins soient prêts à temps, il faut lancer leur fabrication au moins six mois avant le début de l’épidémie. Les virus qui circulent dans la population ont tout le loisir de muter entre temps. Il existe deux types de virus de la grippe saisonnière : le virus A et le B. Pour chaque type, il y a plusieurs sous-types.

Et ce n’est pas tout : les virus grippaux évoluent et mutent en permanence pour s’adapter aux défenses immunitaires de leurs hôtes. C’est donc un véritable casse-tête pour les scientifiques, qui doivent ne retenir que quatre virus pour le vaccin quadrivalent (deux A et deux B).

  • Pour la saison 2011-2012, l’OMS a recommandé que la souche H1N1 pandémique soit encore incluse dans la composition des vaccins contre la grippe : A H1N1 California 2009 + A H3N2 Perth 2009 + B Brisbane 2008
  • Durant l’hiver 2014-2015, la souche virale (qui était une AH3N2, pour les spécialistes) avait tellement muté que le vaccin a perdu de son efficacité. De nombreuses personnes vaccinées sont donc malgré tout tombées malades.
  • Même scénario en 2015-2016 où le vaccin n’a protégé que 20 à 30 % des personnes vaccinées.
  • En 2016-2017, le vaccin a été considéré comme ayant une efficacité « modérée » à « élevée » car le vaccin a été efficace pour 44 à 60 % des personnes vaccinées.
  • Nouvelle baisse en 2017-2018 où le taux d’efficacité a été évalué à environ 38 % sur l’ensemble la population.
  • En 2018-2019, patatras : le vaccin n’aurait atteint que 20 % d’efficacité. La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait été obligée d’avouer piteusement, que le vaccin contre la grippe utilisé l’hiver 2018-2019 ne correspondait pas, dans la plupart des cas, aux virus en circulation ! C’était le 7 février 2019, au micro d’Europe 1.
  • Année 2019/2020 : cette année, le choix s’est porté sur un assemblage subtil de quatre « cépages » de virus :
    • Un virus de type A (H1N1) prélevé en 2018 à Brisbane (Australie)
    • Un virus de type A (H3N2) prélevé en 2017 dans le Kansas (États-Unis)
    • Un virus de type B prélevé en 2017 au Colorado (États-Unis)
    • Un virus de type B prélevé en 2013 à Phuket (Thaïlande)[2]

    Cela signifie que si vous vous faites vacciner cette année, vous serez (en théorie) protégé contre ces quatre virus. En revanche, si vous êtes contaminé par un autre virus de la grippe, le vaccin pourrait être totalement inutile. Vous l’avez compris, c’est un gros pari sur l’avenir. La composition de 2018/2019 n’a montré que peu d’efficacité ! Cela signifie que dans plus de la moitié des cas, le vaccin était inutile. On peut donc se demander si le millésime 2019/2020 sera meilleur que celui de 2018/2019 …

 

De nombreux patients peu soucieux de se faire injecter ce vaccin préfèrent utiliser la méthode d’homéoprophylaxie (il n’y a pas de symptômes, nous ne sommes donc pas là dans l’homéopathie). Il s’agit de prendre en automne quelques doses d’INFLUENZINUM (dilution du vaccin grippal de l’année).

  1. 1er et 2ème dimanche . . . . . ½ dose 5 CH
  2. 3ème et 4ème dimanche . . . ½ dose 7 CH
  3. 5ème et 6ème        ”               ½ dose 9 CH

Les statistiques effectuées sur cette méthode semblent démontrer une protection égale au vaccin injecté, mais de durée plus courte (3 mois environ).

 

En ce qui concerne l’historique de la pandémie de Grippe AH1N1 (hiver 2009), reportez-vous au chapitre correspondant dans ce site …

Les officiels (BMJ) admettent à présent les conséquences d’un de ces vaccins créant de nombreux cas de narcolepsie :

http://www.bmj.com/content/346/bmj.f794

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.